La route qui change tout
Il y a une frontière invisible sur Koh Samui. Elle se situe quelque part après Nathon, quand la route côtière bifurque vers le sud-ouest et que les enseignes de massage thaï, les minimarts 7-Eleven et les vendeurs de tours organisés s’effacent progressivement. Les palmiers reprennent leurs droits. La jungle descend jusqu’à la route. Les plages, qu’on aperçoit par intermittence entre les cocotiers, sont vides. On roule depuis trente minutes depuis Chaweng ou Bophut, et on a l’impression d’avoir changé d’île.
C’est précisément ce dépaysement dans le dépaysement qui fait tout le charme de Taling Ngam, et c’est sur cette côte préservée que se cache l’une des tables les plus singulières de Koh Samui : le Five Islands Restaurant. Singulière, parce qu’on ne vient pas ici principalement pour la cuisine. On vient pour un spectacle que la nature offre chaque soir, gratuitement, et qu’un certain Colin Burgess a eu le génie de transformer en expérience gastronomique il y a plus de vingt ans.
On va être direct dès le départ : si vous cherchez la meilleure cuisine de l’île, ce n’est probablement pas ici que vous la trouverez. En revanche, si vous cherchez l’endroit le plus magique pour dîner à Koh Samui, avec un coucher de soleil qui vous coupe littéralement la parole en plein milieu d’une phrase, alors le Five Islands n’a tout simplement aucun rival.
Colin Burgess et la côte vierge
Pour comprendre le Five Islands, il faut comprendre Colin Burgess. Quand ce Britannique expatrié a posé ses valises à Taling Ngam en 2003, la côte sud-ouest de Koh Samui était encore un secret bien gardé. Pas de Conrad, pas de villas de luxe perchées sur les collines, pas de routes correctement goudronnées. Juste des cocoteraies, des pêcheurs, et une vue sur cinq îlots rocheux plantés dans le golfe de Thaïlande qui, vus depuis la plage, semblent n’en former qu’un seul.
Colin a construit son restaurant exactement là, au bord de cette plage de sable blanc, sous un toit de chaume inspiré des salas thaïlandaises avec des touches balinaises. Et vingt ans plus tard, il est toujours aux commandes. C’est rare à Samui, une île où les restaurants changent de propriétaire plus souvent que certains changent de chemise. Le Five Islands, lui, tient bon, avec le même patron, la même cheffe, et la même philosophie depuis le premier jour.
La première fois qu’on y est allé, c’était sur le conseil d’un ami architecte qui vit à Lipa Noi. Il nous avait dit, avec cette nonchalance propre aux résidents de longue date qui en ont vu défiler des restaurants : « Va au Five Islands. Pas pour la bouffe. Pour le sunset. » On a failli ne pas y aller, parce que trente minutes de route pour un coucher de soleil, quand on vit déjà sur une île tropicale, ça semblait excessif. On avait tort.
L’arrivée : entre galerie d’art et bout du monde
Le chemin d’accès au Five Islands est un indice de ce qui vous attend. Après avoir quitté la route principale, vous empruntez un chemin de gravier flanqué de deux statues d’éléphants majestueuses. L’entrée donne sur un jardin paisible, parsemé de sculptures en pierre et de statues authentiques collectées aux quatre coins de l’Asie, certaines vieilles de plusieurs siècles. Colin les a rassemblées au fil des ans, et elles sont d’ailleurs à vendre pour les amateurs. L’ensemble ressemble davantage à un jardin de sculptures qu’à l’entrée d’un restaurant.
On traverse ensuite une zone qui fait aussi office de petit café et de galerie. C’est ici qu’on vous proposera peut-être un tour en long-tail boat vers les cinq îles, ou une visite du village. Certains visiteurs trouvent cette partie un peu commerciale, et ils n’ont pas entièrement tort. Mais il suffit de continuer à marcher quelques mètres vers la plage pour découvrir le vrai joyau.
Le restaurant lui-même est une structure ouverte sur les éléments, sous un haut toit de chaume. Du mobilier en teck moderne, des lignes épurées, une influence balinaise assumée. Les tables sont bien espacées, ce qui est un luxe de plus en plus rare dans la restauration à Samui où l’on essaie souvent de caser le maximum de couverts au mètre carré. Ici, on respire. Le sol est en partie sablonneux, vos pieds touchent presque la plage, et devant vous s’étend une baie turquoise ponctuée de pirogues et de bateaux de pêche traditionnels.
C’est le genre d’endroit où l’on s’assoit et où la tension de la journée s’évapore en quinze secondes. Si on devait comparer l’ambiance à d’autres adresses de l’île, on dirait que c’est l’antithèse absolue de Coco Tams et de son énergie festive. Ici, le volume sonore ambiant, c’est le clapotis des vagues et le vent dans les palmes.
Le coucher de soleil : soyons clairs, c’est la star
On a vu beaucoup de couchers de soleil à Koh Samui. Depuis le rooftop du W Koh Samui, depuis les falaises de Dining on the Rocks, depuis les bars de plage de la côte nord. Mais celui du Five Islands appartient à une catégorie à part.
La configuration est parfaite : la baie est orientée plein ouest, les cinq îlots servent de premier plan, l’horizon est dégagé sur des kilomètres, et l’absence totale de construction parasite dans le champ de vision donne l’impression de contempler un paysage qui n’a pas changé depuis des siècles. Quand le soleil descend derrière les îles et que le ciel passe du doré au rose puis au violet, il y a un moment de silence collectif dans le restaurant. Les conversations s’arrêtent. Les fourchettes se posent. Les téléphones se lèvent, certes, mais même les photographes les plus compulsifs finissent par les ranger pour simplement regarder.
On se souvient d’un soir en particulier, un samedi de décembre. On était arrivé tôt, vers 17h, pour avoir une table en première ligne face à la mer. Le ciel était chargé de ces nuages hauts et effilochés qui transforment les couchers de soleil en tableaux de Turner. Colin Burgess circulait entre les tables, un verre à la main, échangeant quelques mots avec chaque groupe. Quand le spectacle a commencé, il s’est appuyé contre un poteau du restaurant, face à la mer, comme un homme qui a vu cette scène des milliers de fois mais qui ne s’en lasse toujours pas. C’est ça, l’esprit du Five Islands. Ce n’est pas un restaurant qui a une belle vue. C’est une vue sublime qui se trouve avoir un restaurant.
Il faut aussi parler de la lumière d’après. Quand le soleil a disparu et que le ciel vire au mauve profond, il reste encore vingt bonnes minutes de crépuscule où la baie entière baigne dans une lueur irréelle. Les pirogues deviennent des silhouettes noires sur fond pastel. Les bougies des tables prennent le relais. C’est le moment où l’on commande un deuxième cocktail et où l’on se dit que les trente minutes de route en valaient chaque seconde. On a dîné ici par des soirs de ciel parfaitement dégagé et par des soirs de nuages dramatiques, et franchement, les deux sont spectaculaires. Les soirs nuageux offrent parfois des explosions de couleurs encore plus intenses, le soleil jouant à cache-cache avec les cumulus et projetant des rayons en éventail qui feraient pleurer un peintre impressionniste.
Conseil pratique : les tables en première ligne face à la mer sont en nombre limité. Réservez, et précisez que vous voulez une table avec vue directe sur le coucher de soleil. Si vous arrivez sans réservation, venez tôt et installez-vous au bar de plage pour l’apéritif. Vous ne regretterez pas. L’heure d’arrivée idéale est environ une heure avant le coucher du soleil, ce qui vous laisse le temps de vous installer, de commander un apéritif et quelques entrées, et de profiter de la lumière dorée qui descend progressivement. Le soleil se couche entre 18h00 et 18h30 selon la saison. Arrivez à 17h, vous serez dans le rythme parfait.
La cuisine : honnête, généreuse, mais pas exceptionnelle
Voilà. C’est dit. Et c’est important de le dire, parce que beaucoup de gens viennent au Five Islands avec des attentes gastronomiques élevées, portées par la beauté du lieu, et repartent un peu déçus. La cuisine ici est bonne, parfois très bonne, mais elle ne rivalise pas avec les meilleures tables de l’île. Et à notre avis, ce n’est pas un drame, c’est simplement la réalité d’un endroit dont la vocation première n’est pas de réinventer la gastronomie thaïlandaise.
Le menu est vaste, probablement trop vaste pour un restaurant de cette taille. On y trouve du thaï traditionnel, du thaï fusion avec des touches occidentales, et des plats européens. La cheffe Joy, qui est aux fourneaux depuis l’ouverture en 2003, est une véritable institution. Plus de vingt ans de fidélité à la même cuisine, c’est remarquable, et cela explique la régularité d’exécution. Les ingrédients sont achetés frais chaque matin, et les fruits de mer viennent littéralement de la baie qui s’étend devant vous.
Parmi les plats qui valent le détour, on recommande sans hésitation les huîtres fraîches à la thaïlandaise. Elles comptent parmi les meilleures qu’on ait goûtées en Thaïlande, parfumées, relevées juste comme il faut, avec cette fraîcheur iodée qui ne trompe pas. Le seafood cuit au four dans sa coque de noix de coco est une autre réussite, autant pour la présentation spectaculaire que pour l’équilibre des saveurs. Le curry de canard rôti aux tomates et raisins est une création audacieuse qui mélange les registres thaï et occidental avec une certaine élégance. Ce n’est pas un plat que vous trouverez ailleurs.
Le bar croustillant aigre-doux est le plat le plus commandé de la carte, et on comprend pourquoi : c’est du comfort food thaïlandais bien exécuté, avec un poisson parfaitement frit et une sauce équilibrée. Les fish cakes en entrée sont classiques mais réussis. La salade de papaye est correcte sans être mémorable. Le pork brioche, tentative de fusion occidentale, divise : on a trouvé l’idée intéressante mais l’exécution inégale.
Le format Kantok, un plateau de cinq plats thaïlandais à partager pour deux personnes, est une bonne option pour ceux qui veulent goûter un peu à tout sans se ruiner. C’est convivial, généreux, et fidèle à la tradition du repas partagé thaïlandais. On le recommande volontiers aux premiers visiteurs.
Les plats européens de la carte sont, à notre avis, moins convaincants. Si vous avez envie d’un steak ou de pâtes, Koh Samui ne manque pas d’options mieux adaptées. Ici, restez sur le thaï et les fruits de mer.
Un mot sur les boissons : la carte des vins propose une sélection de l’Ancien et du Nouveau Monde, correcte sans être remarquable. Mais soyons honnêtes, on ne vient pas au Five Islands pour le vin. On y vient pour les cocktails du bar tiki, servis dans des verres extravagants avec le sérieux imperturbable d’un barman thaïlandais qui prépare un Singapore Sling à parapluie pour la millième fois. La bière Chang bien fraîche reste aussi un choix parfaitement défendable avec les plats épicés.
Le menu évolue régulièrement. La cheffe Joy introduit de nouvelles créations tous les trois ou quatre mois, ce qui permet aux résidents comme nous de revenir sans avoir l’impression de toujours manger la même chose. Les classiques restent, les nouveautés s’ajoutent, et de temps en temps une innovation surprend agréablement. C’est cette capacité à se renouveler en douceur, sans perdre son identité, qui explique en partie la longévité du lieu.
La question du rapport qualité-prix
C’est le sujet qui fâche, et on va l’aborder franchement. Le Five Islands n’est pas un restaurant bon marché. Comptez entre 500 et 1 500 bahts par personne selon votre appétit et vos choix, et les prix des plats individuels sont plutôt dans le haut de la fourchette pour Koh Samui.
Le problème n’est pas tant le prix en soi, on paie volontiers pour un cadre exceptionnel et des ingrédients frais, mais plutôt la taille des portions qui peut décevoir sur certains plats. On a lu des avis de visiteurs se plaignant de recevoir trois crevettes pour un plat de king prawns à 500 bahts, et on comprend la frustration. Ce n’est pas systématique, mais quand ça arrive, l’addition devient difficile à justifier par le seul panorama.
Notre position est la suivante : si vous venez au Five Islands en sachant que vous payez en partie pour le cadre, le coucher de soleil et l’expérience globale, et que vous commandez intelligemment en privilégiant les fruits de mer, le Kantok et les huîtres, le rapport qualité-prix est acceptable. Si vous venez en espérant une cuisine gastronomique justifiant des prix premium, vous risquez d’être déçu.
Pour une cuisine véritablement exceptionnelle dans un cadre spectaculaire, Dining on the Rocks au Six Senses reste la référence sur l’île, mais dans une gamme de prix très supérieure. Pour un excellent rapport qualité-prix en cuisine thaïlandaise authentique, Krua Bophut à Fisherman’s Village est imbattable, même si l’ambiance n’a évidemment rien à voir.
L’isolement : handicap ou atout ?
Taling Ngam est à trente bonnes minutes de route depuis les zones touristiques principales de Chaweng et Bophut. Sur une île où la plupart des restaurants sont à cinq minutes en scooter de votre hôtel, c’est un investissement en temps réel. Et la route, bien que pittoresque dans sa dernière portion, traverse des sections monotones dans sa première moitié.
Mais paradoxalement, c’est cet isolement qui fait toute la magie du lieu. Taling Ngam est l’un des derniers secteurs de Koh Samui relativement épargnés par le tourisme de masse. Pas de boîtes de nuit, pas de marchés nocturnes bondés, pas de tuk-tuks qui klaxonnent. Le Five Islands n’existerait pas sans cet isolement. Déplacez le même restaurant sur Chaweng Beach, et il perdrait 80% de son âme.
Le restaurant propose un service de navette depuis les hôtels, ce qui résout élégamment le problème du transport et vous permet de profiter des cocktails du bar tiki sans vous soucier du retour. Singapore Sling, Blue Hawaiian, White Russian : la carte des cocktails joue la nostalgie assumée, servie dans des verres à parapluie sans aucune ironie. On aime. Demandez le « Five Islands Experience », le cocktail maison.
Si vous séjournez au Four Seasons Resort Koh Samui, vous êtes à proximité immédiate de Taling Ngam. Le Five Islands devient alors une sortie facile pour le dîner, et on recommande cette combinaison les yeux fermés.
Colin, Joy, et la loyauté qui dure
Dans un monde de la restauration où le turnover est endémique, où les chefs changent de cuisine comme de tablier et où les concepts se réinventent tous les deux ans, le Five Islands est un anachronisme bienvenu. Colin Burgess est toujours là, vingt ans après avoir posé la première poutre du toit de chaume. La cheffe Joy est toujours là, depuis le premier service. L’équipe de salle, fidèle et attentive, travaille sans la moindre agressivité commerciale, ce qui tranche agréablement avec certaines adresses touristiques de l’île où l’on vous pousse la carte des vins avec l’insistance d’un vendeur de time-share.
Colin est un personnage. Si vous le croisez, et il y a de bonnes chances que ce soit le cas car il est souvent présent, prenez le temps d’échanger quelques mots. Il connaît la côte sud-ouest de Samui comme sa poche, il est passionné par la préservation de ce qu’il appelle la « Virgin Coast », et sa décontraction est contagieuse. Il ne joue pas les restaurateurs. Il est chez lui, il reçoit des invités, et la différence se sent.
Cette stabilité humaine se traduit dans l’assiette par une constance que beaucoup de restaurants de l’île ne peuvent pas offrir. La cheffe Joy ne fait peut-être pas de cuisine d’avant-garde, mais elle fait la même cuisine bien exécutée depuis deux décennies, avec les mêmes fournisseurs, les mêmes standards de fraîcheur, et une connaissance intime de ce qui fonctionne dans sa cuisine. Il y a quelque chose de rassurant là-dedans.
Les excursions en long-tail boat
Le Five Islands a développé une activité annexe qui mérite d’être mentionnée : les tours en long-tail boat vers les cinq îles qui donnent leur nom au restaurant. C’est une expérience rare, parce que très peu de gens ont accès à ces îlots. On ne parle pas d’un tour de masse avec trente personnes sur un speedboat. On parle d’une pirogue traditionnelle, d’un pêcheur local qui connaît chaque rocher, et de la possibilité de poser le pied sur des plages minuscules que la plupart des habitants de Samui n’ont jamais vues.
On recommande de combiner le tour avec un déjeuner ou un dîner au restaurant. L’excursion donne un tout autre sens au panorama que vous contemplez depuis votre table : ces îles ne sont plus un décor, elles deviennent un souvenir. Pour les aventuriers et les familles avec des enfants un peu plus grands, c’est une façon extraordinaire de transformer une simple sortie restaurant en une demi-journée d’exploration. On part le matin, on découvre les criques, on nage dans des eaux d’une transparence absurde, et on revient affamé pour le déjeuner. C’est Colin qui a rendu ces excursions possibles, grâce à ses relations de longue date avec les pêcheurs locaux. Encore une manifestation de son enracinement dans la communauté de Taling Ngam.
Le Five Islands comme lieu de mariage
Le restaurant sert aussi de lieu de cérémonie pour les mariages, et honnêtement, on comprend pourquoi. Imaginez un échange de voeux sur cette plage de sable blanc, face aux cinq îles, au moment du coucher du soleil, avec le dîner qui suit dans le restaurant ouvert sur la mer. C’est le genre de cadre qui rend les wedding planners hystériques de joie et les photographes éternellement reconnaissants.
On ne va pas s’étendre sur le sujet, car ce n’est pas l’objet principal de cet article, mais si vous planifiez un mariage à Koh Samui et que vous cherchez un cadre naturel plutôt qu’un décor d’hôtel de luxe clinquant, le Five Islands mérite une visite. On a assisté une fois à la fin d’une cérémonie sur cette plage, par hasard, en arrivant pour dîner. La mariée avait les pieds dans le sable, le soleil descendait derrière les îles, et une vingtaine d’invités formaient un demi-cercle face à la mer. C’était d’une simplicité et d’une beauté qui rendaient les mariages à thèmes excessifs des resorts voisins presque vulgaires par comparaison.
Pour qui est le Five Islands ?
Ce restaurant n’est pas pour tout le monde, et c’est très bien ainsi.
Les couples en quête de romantisme trouveront ici l’un des cadres les plus intimes de Koh Samui. Le coucher de soleil, l’ambiance sereine, l’espacement des tables, tout concourt à créer un moment à deux. C’est un restaurant pour une demande en mariage, un anniversaire, ou simplement un soir où l’on veut se rappeler pourquoi on est tombé amoureux de cette île. Les amateurs de fruits de mer seront servis par la fraîcheur irréprochable des produits. On ne peut pas faire plus court entre la mer et l’assiette. Les photographes et les instagrameurs finiront ici avec une carte mémoire pleine et le sentiment d’avoir capturé quelque chose de spécial, car la lumière de fin de journée à Taling Ngam est tout simplement exceptionnelle. Les familles apprécieront le format Kantok et l’ambiance détendue. Les enfants peuvent marcher sur la plage pendant que vous finissez votre cocktail. Personne ne vous regardera de travers.
En revanche, les gastronomes exigeants qui mettent la cuisine au-dessus de tout seront probablement déçus par le décalage entre le cadre et l’assiette. Et les voyageurs pressés qui ne disposent que d’une soirée à Samui feraient mieux de rester dans le secteur de The Cliff Bar & Grill, qui offre un bon compromis vue et cuisine sans le détour.
Infos pratiques
| Cuisine | Fruits de mer, thaï fusion, européenne |
| Budget moyen | 500 – 1 500 THB par personne |
| Quartier | Taling Ngam Beach, côte sud-ouest |
| Téléphone | +66 77 426 422 |
| Horaires | Déjeuner et dîner, tous les jours |
| Réservation | Fortement recommandée pour le sunset |
| Transport | Navette hôtel disponible sur demande |
| 4.1/5 | |
| TripAdvisor | 4.0/5 |
Notre verdict
Le Five Islands est un restaurant qu’on ne peut pas noter sur une seule échelle. Si on juge la cuisine seule, c’est un bon restaurant thaï avec des fruits de mer très frais, sans plus. Si on juge l’expérience globale, le lieu, le coucher de soleil, l’atmosphère, la personnalité de Colin Burgess, la plage préservée, l’impression d’être au bout du monde alors qu’on est sur l’une des îles les plus touristiques de Thaïlande, alors c’est l’une des tables les plus mémorables de Koh Samui.
Notre avis, après des années à fréquenter cette adresse, est que le Five Islands est un restaurant qu’il faut faire au moins une fois. Pas pour la cuisine, même si elle est honnête. Pas pour le rapport qualité-prix, même s’il est défendable. Mais pour cette combinaison unique de nature préservée, de lumière parfaite et de décontraction authentique qu’on ne retrouve nulle part ailleurs sur l’île. Commandez des huîtres, un cocktail, le seafood dans sa noix de coco, et laissez le soleil faire le reste.
Et si la cuisine vous laisse un peu sur votre faim, ce qui est possible, consolez-vous en vous disant que vous venez de vivre le plus beau coucher de soleil de votre voyage. Ce n’est pas rien.
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Article bien écrit ! On a découvert Five Islands grâce à ce blog et on vous remercie.
Colin est un hôte formidable. Il est venu nous raconter l’histoire du restaurant et des recommandations pour la suite du séjour.
Super endroit pour un apéro sunset. Prenez juste des cocktails et des tapas plutôt qu’un dîner complet.
La vue sur les cinq îles au coucher du soleil est à couper le souffle. Le meilleur panorama de Taling Ngam.
Chef Joy fait un excellent travail. Son pad thai aux crevettes est le meilleur qu’on ait goûté sur l’île.
On a été un peu déçus par le rapport qualité-prix. Les portions sont petites pour les prix pratiqués.
Un conseil : réservez pour 17h30 pour être sûrs d’avoir la table face au sunset. C’est l’heure magique.
La cuisine est bonne sans être extraordinaire, mais on y va avant tout pour la vue. Et quelle vue !