Quatorze chambres. Un propriétaire français qui fait le tour des tables le soir. Des murs blancs posés sur des rochers de granit au bout de Lamai, avec la mer en contrebas et les célèbres rochers Hin Ta Hin Yai à trois minutes à pied. Le Beluga, c’est le genre d’adresse que les résidents de Samui se refilent à voix basse, parce qu’avec quatorze chambres, il suffit d’un article viral pour que ce soit complet six mois à l’avance.
Un bout de Grèce planté sur les rochers de Lamai
On ne tombe pas sur le Beluga par hasard. Il faut le chercher, au bout de la route côtière qui longe le sud de Lamai Beach, là où les restaurants de plage cèdent la place aux blocs de granit et où le tourisme de masse s’arrête net. L’hôtel est perché sur un promontoire rocheux à l’extrême sud de la baie de Lamai, juste avant les formations de Hin Ta et Hin Yai. Les fameux rochers grand-père et grand-mère, ceux que tous les guides touristiques mentionnent et que la moitié des visiteurs de Samui viennent photographier. La différence, c’est que les touristes viennent, prennent leur selfie, et repartent en minibus. Les clients du Beluga, eux, les voient depuis leur terrasse au lever du soleil. Chaque matin. Sans bouger.
L’emplacement est à la fois un atout spectaculaire et une réalité à comprendre avant de réserver. On est face à l’est, ce qui signifie des levers de soleil à couper le souffle depuis les chambres de l’étage. Le spectacle quotidien de la lumière rose qui grimpe derrière les îlots du golfe de Thaïlande, c’est inclus dans le tarif. Mais face à l’est veut aussi dire pas de coucher de soleil sur la mer. C’est la côte ouest de Samui qui a ce privilège, et il faut choisir son camp.
Le centre de Lamai est à environ quinze minutes à pied ou cinq minutes en scooter. Ce n’est pas au bout du monde, mais on n’est pas non plus au coeur de l’action. Le soir, pour aller manger ailleurs ou boire un verre dans un bar de Lamai, il faut prendre un taxi ou un scooter. La route est correcte mais peu éclairée la nuit, ce qui rend le retour en scooter après quelques cocktails moyennement recommandable. Cela dit, avec le restaurant de l’hôtel – on en reparle plus bas – la tentation de sortir diminue sérieusement.
Depuis l’aéroport de Samui, comptez vingt-cinq à trente minutes en voiture. C’est dans la moyenne pour le sud de l’île. Le Sabieng Lay, l’un des meilleurs restaurants de fruits de mer thaïlandais de Samui (celui où les locaux vont, pas les touristes), est à dix minutes à pied le long de la côte. Le Coco Splash, un petit parc aquatique, est à deux kilomètres. Et le temple chinois Guan Yu, joliment incongru au milieu des cocotiers, est accessible en cinq minutes en voiture. Pour Chaweng et ses grandes plages, c’est vingt-cinq minutes de route. Autant dire qu’on ne fait pas l’aller-retour pour un caprice.
La plage directement devant l’hôtel mérite un mot d’honnêteté. Ce n’est pas une plage au sens classique du terme. On est sur une crique rocheuse, avec du sable blanc entre les blocs de granit et des transats élégants aux coussins roses disposés sur les parties planes. C’est photogénique, c’est intime, c’est superbe pour un apéro en regardant les vagues. Mais ce n’est pas l’endroit où on va faire des longueurs de nage ou étaler sa serviette sur deux cents mètres de sable fin. La baignade est possible mais limitée par les rochers, et les jours de houle, mieux vaut s’en tenir à la piscine. On n’est pas au Sala Samui avec sa bande de sable blanc devant chaque villa. Le Beluga mise sur l’ambiance et le cadre, pas sur la balnéaire pure. Et franchement, vu le décor, on s’en accommode très bien.
Le style : quand Santorini rencontre les tropiques
La première chose qui frappe en arrivant, c’est que ça ne ressemble à rien d’autre sur Samui. Les murs sont blancs, immaculés, comme blanchis à la chaux sous le soleil des Cyclades. Des touches de rose et de bleu rappellent la Méditerranée. Les escaliers descendent en courbe vers la mer entre des bougainvilliers. Les salles de bains sont construites autour des rochers de granit naturels qui affleurent – on prend sa douche à côté d’un bloc de pierre qui était là bien avant l’hôtel et qui sera là bien après. C’est un détail de design qui vaut le détour à lui seul. Pas le genre de chose qu’on colle artificiellement pour faire joli : les rochers étaient là, et au lieu de les dynamiter, on a construit autour.
Le soir, l’atmosphère bascule. Des éclairages roses illuminent les murs blancs, des lanternes à bougie sont disposées sur les rochers face à la mer, et l’ensemble prend un air de village grec fantaisiste posé sous les tropiques. On a vu beaucoup d’hôtels essayer le “mood lighting” à Samui, souvent avec un résultat qui oscille entre boîte de nuit et spa bon marché. Ici, c’est dosé avec goût. La lumière rose sur les murs blancs, avec la mer noire en arrière-plan et le bruit des vagues, ça fonctionne. On comprend pourquoi les couples en font un de leurs spots photo préférés de Samui.
L’ensemble du design mélange des influences méditerranéennes, marocaines et thaïlandaises avec une cohérence qui n’allait pas de soi. Ça aurait pu être un capharnaum esthétique, le genre de décoration de restaurant fusion qui essaie d’être partout et finit nulle part. Mais quelqu’un – vraisemblablement Olivier, le propriétaire français – a trouvé le fil conducteur. Le blanc domine, les matériaux naturels ancrent le tout, et les touches de couleur sont distribuées avec parcimonie. Le résultat est un endroit qui a du caractère sans forcer le trait.
Un détail qui dit beaucoup : le billard est rose. La table de billard, au milieu de l’espace commun, est recouverte d’un feutre rose vif. C’est le genre de choix qui soit vous fera sourire, soit vous fera lever les yeux au ciel. On est dans le premier camp. Dans un hôtel de quatorze chambres, il y a de la place pour un peu d’excentricité.
Quatorze chambres : le luxe du petit nombre
Quatorze. On insiste sur le chiffre parce qu’il change tout. Le Rocky’s Boutique Resort, à quelques kilomètres de là, a soixante-dix chambres et on le qualifie déjà de boutique. Le Zazen à Bophut en a vingt-six et cultive l’intimité comme argument. Le Beluga est dans une catégorie à part. Quatorze chambres, c’est moins qu’un petit immeuble parisien. C’est le format d’une maison d’hôtes de luxe, pas d’un hôtel.
Ce que ça signifie concrètement : le personnel connaît votre prénom avant la fin du premier café. Pas une formule de politesse apprise en formation, une vraie reconnaissance. On n’attend pas au restaurant, on ne cherche pas un transat libre, on ne croise pas vingt couples au petit-déjeuner. Le 9.8/10 du score Staff sur Booking.com prend tout son sens quand on comprend qu’avec quatorze chambres et une équipe motivée, chaque client est traité comme un invité, pas comme un numéro de réservation. Plusieurs voyageurs décrivent le service du Beluga comme le meilleur qu’ils aient connu, tous hôtels confondus, partout dans le monde. C’est un compliment qui revient trop souvent pour être un hasard.
Les chambres se répartissent en trois catégories. Les chambres du rez-de-chaussée ont un décor thaïlandais contemporain, des salles de bains intégrées dans la roche naturelle, et des douches à effet pluie. Elles sont correctes, propres, bien aménagées, mais n’offrent pas de vue mer. Pour un séjour de deux ou trois nuits sans ambition panoramique, ça fait le travail. Mais soyons directs : si on vient au Beluga, c’est pour la vue.
Les chambres Deluxe du premier étage montent d’un cran. Vue mer, balcon ou terrasse, lits extra-longs, insonorisation soignée. On commence à comprendre pourquoi les gens reviennent. Mais le sweet spot, celui qu’on recommande les yeux fermés, c’est la chambre Seaview de façade au premier étage. Panorama sur le golfe de Thaïlande, lever de soleil directement depuis le lit, machine à espresso Cremesso, écran plat 48 pouces, station iPod Geneva. C’est la chambre où on se réveille à 6h sans avoir mis de réveil, parce que la lumière du matin qui envahit la pièce vaut mieux que n’importe quelle grasse matinée. On a lu le commentaire d’un couple qui avait réservé le rez-de-chaussée et s’est fait surclasser à l’étage : ils ont décrit les cinq premières secondes après avoir ouvert les yeux comme “un moment qu’on n’oubliera jamais”. On veut bien les croire.
Un bémol récurrent dans les avis : les chambres ne sont pas immenses. C’est un hôtel boutique à quatorze chambres construit sur un promontoire rocheux, pas un resort qui a pu s’étaler sur trois hectares. L’espace est optimisé avec intelligence – on ne se sent pas à l’étroit – mais les voyageurs habitués aux suites de 60 m2 des grands resorts devront ajuster leurs attentes. Le Beluga compense par la qualité de chaque détail plutôt que par les mètres carrés. Les draps sont impeccables, la literie excellente, la propreté irréprochable. Et quand on a un balcon avec vue sur l’infini, la taille de la chambre passe au second plan assez vite.
Autre point : certaines chambres du rez-de-chaussée n’ont pas de vrai balcon utilisable. C’est un détail que les photos du site officiel ne mettent pas forcément en avant. Si l’espace extérieur privé compte pour vous, vérifiez la catégorie avant de réserver.
The Table : le restaurant qu’on ne s’attend pas à trouver ici
On pourrait écrire tout cet article uniquement pour parler du restaurant. The Table by Beluga Boutique Hotel est l’un de ces secrets gastronomiques de Samui qui circulent de bouche à oreille entre résidents, entre expats qui ont essayé tous les restaurants de l’île et qui savent faire la différence entre la cuisine d’hôtel formatée et la vraie table.
Le cadre d’abord. Une grande tente blanche aux lignes élégantes, des tables en bois de cocotier et en matériaux récupérés aux tons dorés, un éclairage tamisé aux bougies. À côté, une terrasse en bord de piscine pour les déjeuners en plein air. Le soir, la magie opère : on dîne face aux rochers éclairés aux lanternes, le bruit de la mer en basse continue, et on oublie qu’on est dans un hôtel de quatorze chambres au bout d’une route de Lamai. On se croirait dans un restaurant gastronomique méditerranéen qui aurait mystérieusement atterri sous les tropiques.
La carte mélange haute cuisine thaïlandaise et influences européennes avec des touches italiennes. Un tartare de thon qui ne s’excuse de rien. Un snapper blanc avec salsa de mangue et riz au gingembre qui fait danser les saveurs sans qu’aucune n’écrase l’autre. Une salade de fruits de mer qui utilise les produits du jour avec un respect du produit qu’on ne trouve pas dans les restaurants d’hôtel standard. La carte des vins est soignée sans être intimidante. Le service est aux petits soins sans être envahissant. Tout est dans la mesure, et c’est ce qui rend l’endroit remarquable.
Le petit-déjeuner mérite un paragraphe à lui seul. C’est inclus dans le tarif, et c’est un des meilleurs de Samui dans cette catégorie de prix. Pas le buffet pharaonique d’un cinq étoiles avec ses douze stations, non. Quelque chose de plus personnel. Des viennoiseries qui viennent d’une boulangerie française du coin – et quand on dit française, on veut dire tenue par un Français qui sait ce qu’un croissant doit être. Des fruits tropicaux frais, des oeufs préparés à la commande, du bon café. Le genre de petit-déjeuner où on traîne quarante minutes parce qu’on n’a pas envie de quitter la table, pas parce qu’on attend son omelette.
Un détail qui résume l’esprit de la maison : au lieu du traditionnel welcome drink servi à l’arrivée, le Beluga offre un gelato artisanal. De la glace maison, en guise de bienvenue. C’est décalé, c’est inattendu, et après trente minutes de taxi depuis l’aéroport dans la chaleur de Samui, c’est infiniment plus agréable qu’un jus de fruits tiède.
Olivier, le propriétaire, est souvent là le soir. Il passe entre les tables, échange quelques mots, recommande un plat ou un vin. C’est un geste simple qui change l’atmosphère d’un restaurant. On n’est plus un client dans un hôtel, on est un invité chez quelqu’un. Ce n’est pas un rôle qu’il joue. Après plus de dix ans à tenir cet endroit, ça se voit que c’est sa maison autant que son commerce. Les voyageurs le mentionnent souvent dans leurs avis, et c’est l’un des facteurs qui fidélise. On revient au Beluga en partie pour retrouver Olivier et son équipe.
La piscine à l’eau minérale et les rochers
La piscine du Beluga n’est pas la plus grande de Samui. Loin de là. Mais elle a une particularité qu’on ne trouve nulle part ailleurs sur l’île : l’eau est minérale. Pas du chlore, mais un mélange de magnésium et de chlorure de potassium. La différence se sent immédiatement. La peau ne tire pas après un bain, les yeux ne piquent pas, et on sort de l’eau avec une sensation de douceur qu’une piscine au chlore classique ne peut pas offrir. C’est un investissement technique que peu d’hôtels font, et le genre de détail qui montre qu’Olivier a réfléchi à chaque aspect de l’expérience.
La piscine est suffisamment longue pour faire quelques longueurs, entourée de transats blancs aux coussins roses – le rose, encore, c’est la couleur signature de l’endroit – et elle surplombe les rochers et la mer. C’est un endroit où on s’installe le matin avec un livre et où on relève la tête trois heures plus tard en se demandant où le temps est passé.
Le Beluga n’a pas de spa au sens traditionnel du terme. Pas de bâtiment dédié avec hammam, sauna et huit salles de soins. Ce qu’il a, ce sont des cabanas sur le toit-terrasse où des masseuses viennent pratiquer des soins avec la mer en panorama. C’est plus limité qu’un spa d’hôtel cinq étoiles, évidemment, mais l’expérience d’un massage thaïlandais en plein air avec vue sur le golfe de Thaïlande a quelque chose que les spas en sous-sol climatisé ne pourront jamais reproduire. Si vous cherchez un programme wellness complet avec hydrotherapie et coaching nutritionnel, le Six Senses ou le Banyan Tree sont faits pour ça. Si un bon massage face à la mer vous suffit, le Beluga coche la case.
Il n’y a pas de salle de fitness non plus. Zéro. C’est un choix assumé pour un hôtel de quatorze chambres où l’espace est compté. Si vous avez besoin de votre session de musculation quotidienne, ce n’est pas ici que vous la ferez. Pour les autres – et on soupçonne que la clientèle du Beluga n’est pas majoritairement composée de bodybuilders – la piscine, les paddles mis à disposition et le snorkeling dans les rochers environnants offrent assez de mouvement pour justifier le deuxième cocktail du soir.
Des paddleboards, des masques et tubas, des jeux de société, le billard rose : l’hôtel met à disposition ce qu’il faut pour occuper les journées sans transformer le séjour en programme d’activités. C’est le rythme qui fait le luxe ici. On nage, on lit, on mange, on contemple les rochers. Le soir, on s’installe sur la terrasse avec un verre et on regarde les étoiles. L’agenda est vide, et c’est le but.
Adults only : un choix qui change tout
Le Beluga est strictement réservé aux adultes. Pas d’enfants. Pas de bébé qui pleure à 6h du matin. Pas d’ado qui fait des bombes dans la piscine. Pas de “attention, les enfants” hurlé à travers le restaurant au petit-déjeuner. C’est un choix radical pour un hôtel en Thaïlande, où la plupart des établissements accueillent tout le monde, et c’est précisément ce qui crée l’atmosphère du lieu.
On sait que ce mot – adults only – peut avoir des connotations variables. Mettons les choses au clair : le Beluga n’est pas un hôtel “coquin” ni un club privé. C’est simplement un endroit qui a décidé que le calme, le silence et la romance ne sont pas compatibles avec les cris d’enfants autour de la piscine. Et quand on a quatorze chambres et une piscine de taille modeste, un seul enfant turbulent suffirait à changer l’ambiance pour tout le monde.
Le résultat, c’est une atmosphère que les voyageurs décrivent avec le même vocabulaire : “paisible”, “romantique”, “détendu”, “intime”. Les couples qui y séjournent savent qu’ils ne seront pas dérangés. Les lunes de miel trouvent ici un cadre naturel, sans avoir besoin des packages “honeymoon” artificiels avec pétales de roses sur le lit et champagne tiède dans la chambre. La romance vient de l’endroit lui-même, pas d’une mise en scène payante.
C’est évidemment éliminatoire pour les familles. Si vous voyagez avec des enfants, le Beluga n’est tout simplement pas une option, et l’hôtel est transparent là-dessus. Le Chaweng Regent avec son Kids Club et ses chambres familiales, ou le Rocky’s qui accueille les familles avec des aménagements dédiés, seront des choix plus adaptés.
Les points d’attention
Le Beluga n’est pas parfait, et ce serait malhonnête de le présenter comme tel. Voici ce qu’il faut savoir avant de réserver.
La plage rocheuse, on l’a dit, n’est pas faite pour la baignade classique. Si votre vacances idéales consistent à passer six heures par jour dans l’eau, vous serez frustré. L’hôtel est construit sur et autour de rochers de granit, c’est ce qui fait son charme et sa limite. Les transats sont confortables et le cadre est magnifique, mais ce n’est pas une plage de carte postale.
Les coupures de courant. Plusieurs voyageurs signalent des pannes lors de fortes pluies tropicales. Dans un pays où il fait 32 degrés avec 90% d’humidité, se retrouver sans climatisation en pleine nuit n’a rien d’anecdotique. C’est un problème qui touche beaucoup d’établissements dans le sud de Samui, pas uniquement le Beluga, mais il mérite d’être mentionné. Si vous venez en saison des pluies (octobre-décembre), intégrez la possibilité d’une nuit moite dans vos anticipations.
Le bruit occasionnel de bars voisins. Le Beluga est un havre de paix, mais il n’est pas sous cloche. Certains soirs, la musique d’un établissement voisin peut porter jusqu’aux chambres. Ce n’est pas systématique et ça ne dure généralement pas toute la nuit, mais les dormeurs très légers doivent le savoir.
Pas de gym, pas de vrai spa, pas de kids club, pas de business center. C’est un hôtel de quatorze chambres, pas un resort de deux cents. Si vous avez besoin de ces équipements, regardez dans une autre catégorie. Le Beluga ne prétend pas offrir ce qu’il n’a pas, et c’est une forme d’honnêteté qu’on respecte.
Pour qui ?
Le Beluga a été pensé pour un profil précis, et il le sert remarquablement.
Les couples avant tout. Lune de miel, anniversaire, escapade romantique, ou simplement deux personnes qui veulent disparaître du monde pendant quelques jours. Le format adults-only, les quatorze chambres, le restaurant aux chandelles sur les rochers, la piscine à l’eau minérale, les levers de soleil depuis le lit – tout converge vers une expérience de couple qui n’a pas besoin de fioritures pour être mémorable. À 70-130 dollars la nuit, on est à une fraction du prix d’un Conrad ou d’un InterContinental, et l’intimité est incomparablement plus forte.
Les amateurs de boutique hôtels à caractère. Si votre cauchemar est un Marriott générique ou un resort de chaîne où chaque chambre ressemble à la précédente, le Beluga est l’antidote. Ici, chaque recoin a une personnalité. Le billard rose, les salles de bains dans la roche, les murs de Santorini sous les palmiers, le gelato de bienvenue. C’est un lieu qui a été construit par quelqu’un qui avait une vision, pas par un comité de direction.
Les gourmets. On le répète : The Table est une raison suffisante pour séjourner ici, même si tout le reste n’existait pas. Combiné avec la proximité du Sabieng Lay pour le seafood thaïlandais authentique, le sud de Lamai devient un petit triangle gastronomique qui mérite le détour.
Les photographes et les instagrammeurs, sans ironie. Le Beluga est l’un des hôtels les plus photogéniques de Samui. Les murs blancs, la lumière rose du soir, les rochers de granit, les levers de soleil, les coussins roses sur fond de mer turquoise – chaque angle est un cadrage. On a rarement vu un endroit aussi naturellement instagrammable sans avoir l’air d’avoir été conçu pour ça.
Les voyageurs solo en quête de calme y trouveront aussi leur compte. La taille de l’hôtel et la bienveillance du personnel créent un environnement où la solitude n’est pas de l’isolement. Olivier et son équipe ont le tact de vous inclure dans la conversation du soir sans vous forcer la main.
Ceux qui ne seront pas heureux : les familles avec enfants (c’est interdit), les sportifs qui veulent une salle de gym, les nageurs qui rêvent de grandes plages de sable, les fêtards qui veulent sortir à pied tous les soirs, et les voyageurs qui mesurent la qualité d’un hôtel à la taille de sa piscine ou au nombre de ses restaurants. Pour ces profils, Chaweng a tout ce qu’il faut, et le Meliá ou le Hyatt Regency répondront mieux aux attentes.
Infos pratiques
| Categorie | 4 etoiles boutique, adults only |
| Nombre de chambres | 14 |
| Tarifs | A partir de 63 $/nuit (basse saison) – 94-130 $ en haute saison |
| Quartier | Pointe sud de Lamai Beach, a cote de Hin Ta Hin Yai |
| Plage | Crique rocheuse privee (baignade limitee) |
| Aeroport | 25-30 minutes en voiture |
| Piscine | Eau minerale (magnesium/potassium) |
| Restaurant | The Table – haute cuisine thai-europeenne |
| Proprietaire | Olivier (francais) |
| Ideal pour | Couples, lune de miel, gourmets, amateurs de boutique hotels |
| Note Booking.com | 9.2/10 (Staff 9.8, WiFi 10.0) |
| Reserver | Voir sur Booking.com |
Notre avis
On va le dire simplement. Le Beluga Boutique Hotel est l’un des meilleurs rapports qualite-experience de Koh Samui. Pas rapport qualite-prix au sens comptable du terme, meme si les tarifs sont remarquablement raisonnables pour ce qu’on recoit. Rapport qualite-experience, parce que ce qui fait le Beluga n’apparait dans aucun tableau comparatif : l’attention d’Olivier qui ajuste un detail avant qu’on ait eu le temps de le remarquer, le gelato offert a l’arrivee quand on est en nage apres le trajet, la lumiere du matin qui entre dans la chambre Seaview comme une promesse tenue, le diner aux chandelles sur les rochers ou le bruit des vagues rythme la conversation.
Ce n’est pas un hotel pour tout le monde, et c’est tant mieux. C’est un hotel pour ceux qui savent que le luxe ne se mesure pas en metres carres ni en nombre d’etoiles, mais en qualite de silence, en sincerite du service et en beaute du reveil. Les chambres ne sont pas immenses. La plage est faite de rochers. Il n’y a ni gym ni spa cinq etoiles. On s’en fiche.
Si un ami nous demandait ou passer quatre nuits a Samui en couple, sans enfants, avec un budget raisonnable et l’envie de decrocher vraiment, on dirait : reserve au Beluga. Prends la chambre Seaview du premier etage. Mets le reveil a 5h50 le premier matin pour le lever de soleil. Dine au restaurant le soir de ton arrivee. Laisse Olivier te recommander le plat du jour. Et le lendemain matin, au petit-dejeuner, quand tu mordras dans le croissant de la boulangerie francaise du coin en regardant la mer, tu comprendras pourquoi quatorze chambres suffisent largement.
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Le Beluga c’est le secret le mieux gardé de Lamai ! Ce petit hôtel au style grec (oui oui, en Thaïlande !) est absolument charmant. Les murs blancs, les touches de bleu, les bougainvilliers… on se croirait à Mykonos. L’endroit est ultra photogénique, chaque coin est un décor Instagram. Et en plus c’est caché dans une ruelle, loin de la foule de Lamai. Un vrai petit bijou.
hotel super mignon, style grec très réussi. ma copine a fait 200 photos en 2 jours tellement c’est instagrammable 😂 par contre c’est vraiment petit (genre 15 chambres) et ya pas de plage directement, faut marcher 5 min. le petit dej sur la terrasse est sympa
Le Beluga est adorable mais soyons honnêtes : c’est surtout un spot photo. Le style grec est joli mais un peu artificiel dans le contexte thaïlandais. Les chambres sont petites, l’insonorisation moyenne, et la plage n’est pas accessible à pied immédiatement. Si vous cherchez un hôtel « instagrammable » c’est parfait, si vous cherchez du confort pur, il y a mieux à Lamai pour le même prix.
En tant que photographe, le Beluga est un rêve. La lumière du matin sur les murs blancs, la piscine turquoise encadrée de bougainvilliers… C’est probablement l’hôtel le plus photogénique de tout Koh Samui. Et bonus : il est caché dans Lamai donc très peu de monde.
Est-ce que le Beluga est adapté si on n’a pas de scooter ? On aimerait visiter Lamai et ses environs mais on ne conduit pas le deux-roues. Y a-t-il des taxis ou Grab facilement dans ce coin ?
Le Beluga est une pépite cachée dans Lamai. Le concept grec fonctionne étonnamment bien sous le soleil thaïlandais. L’hôtel est petit et intime, le personnel adorable. La piscine est le cœur de l’hôtel — on y passe la journée. C’est pas un hôtel de plage classique mais plutôt un boutique-hôtel d’ambiance. Parfait pour les couples et les amateurs de déco.
Coup de coeur absolu pour ce petit hôtel atypique ! Le style grec au milieu de Lamai c’est surprenant mais tellement réussi. On a passé 3 nuits magiques. C’est petit, c’est caché, c’est unique. Exactement le genre de découverte qu’on espère en voyage. Merci pour l’article qui nous l’a fait découvrir !