On va être directs : le Conrad est le resort qu’on recommande le plus souvent aux gens qui débarquent sur Koh Samui avec un budget luxe et l’envie de ne rien faire pendant une semaine. Quatre-vingt-deux villas, chacune avec sa piscine à débordement privée, plantées sur une colline face aux Cinq Îles, dans le coin le plus paumé et le plus beau de l’île. Noté 9,2 sur Booking et premier de Taling Ngam sur TripAdvisor, il a raflé à peu près toutes les récompenses possibles ces deux dernières années. Mais ce qui nous fait revenir, ce n’est pas la vitrine de trophées – c’est l’ambiance du lieu.
Un bout du monde sur la côte sud-ouest
Taling Ngam, il faut en parler franchement, parce que c’est la première chose qui va vous tomber dessus en arrivant. Quarante-cinq minutes de route depuis l’aéroport. Pas trente, pas « une petite demi-heure » comme l’indiquent certains sites de réservation qui arrondissent généreusement – quarante-cinq vraies minutes sur des routes de campagne, entre cocotiers et chiens errants. Quand on vient chercher des amis qui atterrissent à USM pour les déposer au Conrad, on prévoit toujours un peu large.
Et c’est précisément pour ça qu’on aime cet endroit. Taling Ngam est la côte que le tourisme de masse a oubliée. Pas de bars à cocktails fluo, pas de Seven-Eleven tous les cinquante mètres, pas de tuk-tuks qui klaxonnent. Juste une route côtière tranquille, quelques gargottes thaïes excellentes, et cette lumière de fin d’après-midi sur le golfe qui fait comprendre pourquoi tous les peintres de l’île finissent par s’installer dans le coin.
Le Conrad tire profit de cette géographie comme personne. Les 82 villas grimpent en terrasses sur le flanc d’une colline orientée plein ouest, face à l’archipel de Koh Si Koh Ha – cinq îlots calcaires qui se découpent sur l’horizon comme un décor de cinéma. On a vu des dizaines de couchers de soleil sur Samui, du rooftop du W à la plage du Four Seasons. Celui du Conrad reste dans le haut du classement. L’angle est parfait : le soleil plonge droit derrière les îlots, et quand le ciel s’embrase, chaque piscine à débordement devient un miroir orange et rose. C’est un spectacle qu’on ne se lasse pas de regarder, même après des années sur l’île.
La contrepartie est réelle. On est loin de tout. Chaweng est à 35-40 minutes, Fisherman’s Village à une bonne demi-heure. Si vous voulez alterner entre la tranquillité du resort et les restos de Bophut ou les bars de Lamai, le Conrad n’est pas le bon choix. Ceux qui veulent un pied dans l’animation devraient plutôt regarder du côté du W Koh Samui ou du Meliá, mieux placés pour ça. Ici, on s’installe pour la semaine et on décroche. C’est le deal.
Un dernier mot sur la logistique interne : le terrain est vallonné, les villas sont dispersées, et on se déplace en buggy. Le service de navette tourne 24 heures sur 24 et en général c’est fluide, mais aux heures de repas il faut parfois patienter trois ou quatre minutes. Rien de dramatique, sauf si on est le genre de personne que trois minutes d’attente rendent dingue. On a vu quelques avis qui en faisaient un drame – honnêtement, c’est inhérent à tout resort en colline, pas spécifique au Conrad.
Des villas, rien que des villas
Pas de bâtiment principal au Conrad. Pas de chambres classiques avec couloir et voisins de palier. Uniquement des pavillons indépendants avec terrasse privée et piscine à débordement. C’est un parti pris radical qui structure toute l’expérience : on vit dans sa bulle, on mange en maillot sur sa terrasse si on veut, on nage à minuit sans déranger personne.
Le format de base fait 130 m2, ce qui est déjà généreux. Chambre avec lit king-size, salon, salle de bains semi-ouverte sur un jardin privatif, et dehors, une terrasse avec transats, coin repas et une piscine de 10 mètres dont le bord se fond dans le paysage. Les matériaux sont honnêtes – bois tropicaux, pierre naturelle – et la déco joue la carte du contemporain avec des touches thaïes discrètes. Rien d’ostentatoire, rien de cheap non plus. C’est propre, c’est confortable, c’est bien pensé.
Ce qui change d’une catégorie à l’autre, c’est essentiellement la vue et la hauteur sur la colline. En bas, les Tropical Island Pool Villas regardent la végétation – très jolie végétation, certes, mais on ne vient pas au Conrad pour contempler des frangipaniers depuis sa piscine. On déconseille cette catégorie d’entrée à quiconque ne voyage pas avec un budget ultra-serré. Le sweet spot, c’est l’Ocean View Infinity Pool Villa : assez haute pour avoir une vraie perspective sur le golfe, pas assez chère pour exploser le budget. Et si on peut se le permettre, la Five Islands View change tout. On a pris un verre chez des amis qui avaient réservé cette catégorie, et au moment du coucher de soleil, personne ne parlait plus. Le soleil qui descend pile entre les îlots, le reflet dans la piscine, la mer qui vire au cuivre. C’est le genre de moment qui justifie le surcoût.
Pour les familles ou les groupes d’amis, les villas deux chambres sur deux niveaux montent à 297 m2 avec une piscine de 12 mètres. C’est une vraie maison de vacances : chacun son étage, un espace de vie commun où tout le monde se retrouve. A partir de 674 dollars la nuit en basse saison pour quatre personnes, le calcul par tête est étonnamment raisonnable – comparable à ce qu’on paierait par personne dans un bon quatre étoiles de Chaweng. La configuration Family, avec une chambre parentale et une chambre enfants, est particulièrement bien fichue. On connaît un couple avec deux gamins de 5 et 8 ans qui revient chaque année pour ça.
Au sommet de la pyramide, deux villas uniques. La Villa 702 – 766 m2, trois chambres, piscine de 20 mètres – ressemble à une propriété privée égarée dans un resort. Et la Royal Villa, avec sa piscine de 22,5 mètres et ses 434 m2, est paradoxalement l’une des meilleures affaires du segment ultra-premium sur Samui. A partir de 1 173 dollars, on a un espace de réception digne d’une ambassade avec une vue à décrocher la mâchoire. A comparer avec ce que facture le Six Senses pour des surfaces similaires.
Nouveauté 2026, The Pearl Villa pousse le curseur encore plus loin avec son propre spa, sa salle de cinéma et un chef dédié. C’est la réponse du Conrad aux résidences privées des Four Seasons et Aman. On n’a pas encore eu l’occasion de la visiter, mais le positionnement est clair : attirer les ultra-fortunés qui veulent l’infrastructure d’un grand resort sans croiser personne.
Un truc qu’on remarque à chaque passage et que les voyageurs mentionnent beaucoup dans leurs avis : le service en chambre est d’une méticulosité rare. Deux passages par jour, et le personnel ne se contente pas de refaire le lit. Lunettes de soleil nettoyées, serviettes remplacées avant même qu’on ait le temps de les trouver humides, effets personnels rangés sans qu’on ait demandé quoi que ce soit. C’est le genre de détails invisibles qui, mis bout à bout, créent une impression de soin qu’on ne retrouve pas partout.
Ce qu’on mange (et c’est important)
La restauration est souvent le talon d’Achille des resorts isolés. Le raisonnement est simple : les clients sont captifs, donc pourquoi se casser la tête ? Le Conrad a pris le problème à l’envers et c’est devenu l’un de ses arguments les plus solides. Six adresses, six ambiances, et un niveau global qui tient la route sur une semaine complète – ce qui n’allait pas de soi les premières années.
Commençons par le haut. Jahn, le steakhouse perché au sommet de la colline, est la table dont on parle le plus sur l’île dans la catégorie restaurant de resort. Vingt-quatre couverts, cuisson au feu de bois, pièces de wagyu traitées avec un respect qui force l’admiration. La dernière fois qu’on y a dîné, on a pris le ribeye maturé avec un verre de malbec argentin, et la conversation à table s’est arrêtée à la première bouchée. La cuisson au feu ouvert donne à la viande une croûte et une profondeur que les grills classiques ne touchent pas. Demandez la table en terrasse si la météo le permet : le golfe en contrebas, la brise marine, les étoiles sans pollution lumineuse. C’est un dîner qu’on n’oublie pas. Un conseil : réservez dès que votre séjour est confirmé. Vingt-quatre places, ça part très vite en haute saison.
Le petit-déjeuner d’Aow Thai (l’ancien Zest, rebaptisé) est l’autre moment culinaire qui marque les esprits. On est allés prendre un brunch un dimanche matin, en dehors de tout séjour, juste pour vérifier si le buffet méritait sa réputation. Il la mérite. Croissants à la pistache faits maison, saumon fumé en production propre, kombucha brassé sur place, stations de cuisine en direct. Plusieurs voyageurs le qualifient d’exceptionnel dans leurs avis, et on confirme. Pour les membres Hilton Honors Gold et Diamond, il est inclus dans le séjour, ce qui représente une économie de 80 à 100 dollars par jour pour deux personnes – pas négligeable.
Azure, installé en surplomb de la piscine principale avec une vingtaine de places, fait le boulot pour un déjeuner méditerranéen pieds nus et cheveux mouillés. Les pizzas au feu de bois ne rivalisent pas avec une vraie napolitaine, mais la pâte est croustillante, les ingrédients sont frais, et personne ne vous demande de remettre un t-shirt. C’est exactement ce qu’il faut entre deux baignades.
L’adresse qui surprend, c’est Botanikka. Un café éco-responsable dans un resort cinq étoiles, qui cultive ses herbes en hydroponie et propose des ateliers de torréfaction et de dégustation de thé. Le concept détonne, et le flat white est vraiment bon. On y a passé une heure un après-midi pluvieux à écouter le barista expliquer les profils de torréfaction du café thaï. Le genre de parenthèse inattendue qui donne du caractère à un séjour.
Le KO Lounge est l’endroit où tout le monde se retrouve en fin d’après-midi. Ses balançoires suspendues face à la mer sont l’image la plus instagrammée du resort, et pour une fois le truc est aussi agréable en vrai qu’en photo. Cocktails aux ingrédients locaux – citronnelle, galanga, fruit de la passion – musique live certains soirs, lumière dorée de la côte ouest. C’est le rituel du coucher de soleil, et même les mocktails valent le détour. Seakret Bar, le bar de plage, complète le dispositif sans prétention : pieds dans le sable, bière fraîche, job done.
Un bémol qu’il serait malhonnête de taire : les prix sont ceux d’un resort cinq étoiles isolé où les clients n’ont pas trop le choix. Comptez 3 000 à 5 000 bahts par personne pour un dîner à Jahn, 800 à 1 500 pour un déjeuner à Azure. Les membres Hilton Honors bénéficient d’une réduction de 25 % sur la restauration, ce qui change concrètement l’addition. Mais si vous n’êtes pas membre et que manger sur place trois repas par jour pendant une semaine vous fait grimacer, il existe quelques gargottes thaïes sur la route côtière à dix minutes en scooter. On peut citer le petit resto sans enseigne juste après le virage du temple, côté mer – du pad thai à 60 bahts et du poisson grillé à 200. Ça repose le portefeuille.
Le spa qui est devenu un argument de séjour
On se souvient de l’époque où le spa du Conrad était correct sans plus – un spa de resort comme il en existe des dizaines. Ce n’est plus le cas. L’établissement a décroché le titre de meilleur spa d’île d’Asie aux World Luxury Spa Awards 2025, et quand on y retourne aujourd’hui, on comprend pourquoi.
Le circuit va bien au-delà du massage classique. Piscine thermale chaude, sauna au sel de l’Himalaya, bassin de plongée froide, et surtout une salle de flottaison – un caisson d’isolation sensorielle où on flotte en apesanteur dans le noir complet. C’est un équipement qu’on voit dans les spas haut de gamme de Londres ou Tokyo, pas sur une île du golfe de Thaïlande. On a testé un mardi après-midi où il pleuvait des cordes dehors. Quarante-cinq minutes de flottaison, suivies du sauna au sel. En sortant, on avait la sensation d’avoir dormi douze heures. Les voyageurs qui mentionnent cette expérience dans leurs avis utilisent des mots comme « transformateur » ou « surréaliste » – c’est un peu grandiloquent, mais on voit ce qu’ils veulent dire.
Le soin qu’on conseille en premier, c’est le Samui Embrace : deux heures qui mêlent techniques thaïes traditionnelles et aromathérapie aux plantes locales. C’est le plus demandé, et c’est justifié. Pour les romantiques, le Divine Sunset synchronise un soin de deux heures avec le coucher du soleil dans une cabine vue mer. Sur le papier c’est du marketing pur. En pratique, quand la lumière orange envahit la pièce pendant que la masseuse termine par un massage crânien, on comprend que le timing est pensé avec soin.
Les ateliers gratuits – compresses aux herbes, méditation, aromathérapie – ajoutent une dimension participative sans tomber dans le folklore. Et pour les accros au fitness, la salle Technogym est complétée par des sessions de yoga en plein air et des cours de boxe thaï. Les membres Hilton Honors Gold et Diamond bénéficient de 20 % de réduction sur les soins, ce qui rend le Body Herbal Renewal – cinq heures de soins intensifs à 14 000 bahts – un peu plus digeste.
La plage, pour de vrai
On ne va pas vous vendre un rêve. La plage du Conrad n’est pas Lamai. Ce n’est pas une étendue de sable blanc de 500 mètres avec des vagues turquoise. C’est une crique privée de taille modeste, avec un sable correct sans être immaculé. Les voyageurs habitués aux plages carte postale de la côte est sont parfois déçus, et certains avis ne s’en cachent pas.
Mais voilà ce qu’il faut comprendre : la côte sud-ouest n’a jamais eu les plages de la côte est. En revanche, elle a des eaux calmes, claires, abritées du vent dominant, parfaites pour la baignade et le snorkeling. Et surtout, cette plage est privée. Pas de vendeurs ambulants, pas de jet-skis, pas de touristes de passage. Juste les clients du resort, des paddleboards, des kayaks et du matériel de snorkeling mis à disposition gratuitement. A comparer avec les resorts qui facturent 500 bahts la demi-heure de kayak, c’est un vrai plus.
Une mise en garde que les brochures oublient de mentionner : de décembre à février, un courant côtier peut rendre la baignade moins agréable certains jours. Rien de dangereux, mais quand l’eau se trouble et que les vagues s’agitent, autant se replier sur la piscine privée. C’est le genre d’info qu’on obtient en vivant ici, pas en lisant les sites de réservation.
L’excursion aux Cinq Îles est un incontournable. Une demi-journée pour explorer les grottes marines de Koh Si Koh Ha et le village sur pilotis des Chao Leh. Astuce de local : réservez directement auprès d’un pêcheur sur la plage. On paie deux à trois fois moins cher que l’excursion organisée par le resort, et l’expérience est plus authentique. Le concierge peut même vous aider à organiser ça si vous demandez gentiment.
Pour qui le Conrad est fait (et pour qui il ne l’est pas)
Les couples qui cherchent l’isolement romantique. C’est le public naturel. Piscine privée, coucher de soleil sur les Cinq Îles, soin Divine Sunset, dîner en villa sous les étoiles, balançoires du KO Lounge au crépuscule. On a des amis qui y sont allés en lune de miel et qui en parlent encore cinq ans après.
Les familles avec jeunes enfants. Les villas deux chambres sont idéales. Les gamins ont de la place, la piscine privée élimine le stress de la surveillance, et le calme de Taling Ngam convient mieux aux 3-7 ans qu’aux ados qui veulent « sortir ». Le Kids Club libère quelques heures aux parents. En revanche, si les enfants ont 13 ans et réclament du wifi à la plage et des gens à regarder, passez votre chemin.
Les digital detoxers. Si l’objectif est de lâcher le téléphone et de vivre entre la villa, le spa et la plage, c’est exactement la promesse du Conrad. L’isolement n’est pas un défaut, c’est le produit. Cinq nuits minimum pour en profiter, sept pour vraiment décrocher.
Les membres Hilton Honors qui savent compter. A environ 110 000 points la nuit avec la cinquième nuit offerte, le coût moyen tombe à 88 000 points. On ajoute le petit-déjeuner gratuit pour les Gold et Diamond (80-100 dollars par jour économisés), 25 % sur les restos, 20 % sur le spa. C’est probablement la meilleure utilisation de points Hilton en Thaïlande, et de loin.
En revanche, le Conrad n’est pas fait pour ceux qui veulent la vie nocturne de Chaweng, les ados en quête de stimulation, les séjours de moins de trois nuits (le temps de transfert ne se justifie pas), ou les amoureux de grandes plages de sable blanc. Si c’est la plage qui prime, le Banyan Tree Samui à Lamai sera plus à votre goût.
Ce qui a changé (et ce qui reste perfectible)
On observe le Conrad depuis son ouverture en 2011, et l’évolution est frappante. La restauration s’est considérablement étoffée. Le spa est passé de correct à exceptionnel. L’arrivée du directeur général Marco Araujo en mai 2024, recruté depuis le Waldorf Astoria, a renforcé la conciergerie et professionnalisé l’organisation. La pluie de prix en 2024-2025 – Condé Nast Traveler, Forbes, World Luxury Awards – n’est pas tombée du ciel. Elle reflète un travail de fond qu’on constate sur le terrain.
Ce qui reste perfectible, on va le dire aussi. Les premières villas ont maintenant quinze ans, et ça commence à se voir. Le mobilier extérieur de certaines terrasses a pris l’eau, quelques salles de bains montrent des signes d’usure que les rénovations partielles n’ont pas entièrement résorbés. Ce n’est pas rédhibitoire, mais quand on paie 900 dollars la nuit en haute saison, on remarque un joint de carrelage noirci ou un teck qui s’écaille. Plusieurs voyageurs le signalent dans leurs avis récents, et ils ont raison. Un programme de rénovation plus systématique serait bienvenu.
Le personnel, en revanche, continue de faire l’unanimité. C’est le thème qui revient le plus souvent dans les retours, toutes plateformes confondues. Les voyageurs ne se contentent pas de dire que le service est bon – ils citent des prénoms. On a lu un avis d’un couple australien qui racontait que leur majordome avait retenu qu’ils prenaient leur café avec un seul sucre et du lait d’amande, et qu’à partir du deuxième matin, il était déjà prêt à leur arrivée. C’est ce genre d’attention non protocolaire qui distingue un bon resort d’un grand resort.
Conseils pratiques
La meilleure villa pour un couple : la Five Islands View Pool Villa. Surcoût modéré par rapport à la catégorie en dessous, vue incomparable au coucher du soleil. Budget plus serré ? L’Ocean View Infinity Pool Villa offre le meilleur compromis vue-prix.
La basse saison est une aubaine. De mai à octobre, les tarifs sont divisés par deux : villas une chambre à partir de 426 dollars contre 938 à 1 061 en décembre-janvier. La côte ouest est plus clémente qu’on ne le croit en début de mousson. Mai, juin et juillet sont tout à fait jouables. Seul novembre est à éviter. Le rapport idéal tarif-météo-tranquillité se situe en septembre-octobre.
Prévoyez au moins un dîner en villa. Piscine éclairée en contrebas, bruit des vagues au loin, ciel étoilé sans la moindre pollution lumineuse. C’est le genre de soirée qu’on mentionne encore des années après.
Emportez des chaussures fermées. Les sentiers entre les villas sont pentus, et après la pluie les tongs deviennent une invitation au dérapage. Un anti-moustiques efficace aussi – Taling Ngam est plus vert et plus humide que la côte nord, et les moustiques le savent. Et une tenue correcte pour Jahn – pas de code vestimentaire rigide, mais short de bain et tongs n’y ont pas leur place.
Bon à savoir
Le Conrad accueille les mariages, avec trois lieux de cérémonie : la plage, une piscine à débordement avec passerelle transparente (très photogénique), et la Talay Residence. Les forfaits démarrent à 13 800 dollars pour 30 invités. On a assisté à un mariage sur la passerelle l’an dernier – les photos au coucher de soleil étaient spectaculaires.
Pour les membres Diamond, le late check-out jusqu’à 16 heures est souvent accordé sous réserve de disponibilité. Précieux quand le vol est en soirée et qu’on veut profiter de la piscine une dernière fois.
Les cinq bains rituels en villa – ce que le Conrad appelle « In-Villa Bathology » – sont une option particulièrement appréciée des couples en lune de miel. On vous prépare un bain fleuri avec huiles essentielles et pétales de fleurs directement dans votre villa. C’est un peu over the top sur le papier, mais dans l’ambiance feutrée d’une villa au crépuscule, ça fonctionne.
Infos pratiques
| Critère | Détail |
|---|---|
| Catégorie | Resort 5 étoiles – 82 villas indépendantes |
| Tarifs | Basse saison : ~426 $/nuit (1 ch.) ; Haute saison : 938-1 061 $ ; Royal Villa : dès 1 173 $ ; 2 ch. : dès 674 $ ; 3 ch. : dès 2 122 $ |
| Quartier | Taling Ngam, côte sud-ouest |
| Plage | Plage privée exclusive |
| Distance aéroport | ~45 min depuis USM |
| Idéal pour | Couples, lunes de miel, familles avec jeunes enfants, membres Hilton Honors |
| Note Booking.com | 9,2/10 (224 avis) |
| Note TripAdvisor | 4,7/5 (2 283 avis) – #1 à Taling Ngam |
| Programme fidélité | Hilton Honors (~110 000 pts/nuit, 5e nuit offerte, petit-déjeuner Gold/Diamond, 25 % F&B, 20 % spa) |
| Check-in / Check-out | 15h00 / 12h00 |
| Restaurants | 6 (Jahn, Aow Thai, Azure, KO Lounge, Botanikka, Seakret Bar) |
| Spa | Conrad Spa – Meilleur spa d’île d’Asie 2025 |
| Sports nautiques | Paddle, kayak, snorkeling (inclus) |
Notre avis
On termine comme on le ferait avec un ami qui nous demande conseil. Le Conrad Koh Samui, c’est le resort qu’on choisit quand on veut disparaître pendant une semaine dans un endroit beau, calme et bien tenu, sans payer le prix du Four Seasons ou du Six Senses. Ce n’est pas le plus chic de l’île, ce n’est pas le plus branché, et sa plage ne fera pas la couverture d’un magazine. Mais c’est celui où le rapport entre ce qu’on paie et ce qu’on reçoit penche le plus nettement en faveur du client.
Ce qui fait la différence au quotidien, c’est la combinaison de trois choses. D’abord, les piscines à débordement privées face à ce panorama des Cinq Îles – un cadre que personne d’autre sur Samui ne peut reproduire. Ensuite, un personnel dont la gentillesse n’a rien de fabriqué. On fréquente les hôtels de luxe de l’île depuis assez longtemps pour faire la différence entre un sourire de protocole et un sourire sincère, et au Conrad, on est clairement dans la seconde catégorie. Enfin, une offre de restauration et de spa qui a atteint un niveau où on n’a plus besoin de sortir du resort pour bien manger ou se faire chouchouter – et ça, pour un endroit aussi isolé, c’est un exploit.
Les réserves sont connues : l’éloignement, le vieillissement de certaines villas, les prix de la restauration pour les non-membres Hilton. Si vous disposez de moins de quatre nuits, si vous avez besoin d’animation le soir, ou si une belle plage est votre critère numéro un, regardez ailleurs. Mais si vous avez cinq nuits devant vous, un compte Hilton Honors bien garni, et l’envie de vous réveiller chaque matin face à un panorama qui coupe le souffle, c’est ici qu’il faut venir. On y retourne régulièrement, et à chaque fois, on repart en se disant la même chose : ils font ça bien.
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Si c’est l’excellence absolue du service et la plus belle plage de l’île qui vous attirent, le Four Seasons Resort Koh Samui reste la référence. Le Banyan Tree Samui offre une intimité comparable à Lamai, avec une plage nettement supérieure. Pour un resort éco-luxe à Choeng Mon, le Six Senses Samui joue dans une catégorie à part. Et si vous hésitez avec l’autre resort de luxe de Taling Ngam, notre avis sur l’InterContinental Koh Samui vous aidera à trancher – les deux sont voisins, mais l’expérience est très différente.

Le Conrad est un bijou caché de Koh Samui. L’article a raison de souligner la vue sur les couchers de soleil depuis Taling Ngam — c’est probablement la plus belle de toute l’île. Chaque villa avec sa piscine à débordement face à la mer… on se croirait dans un film. Par contre oui, le transfert depuis l’aéroport est long (presque 1h), mais l’hôtel envoie un van très confortable avec boissons fraîches.
L’isolement est à la fois le plus grand atout et le plus grand défaut du Conrad. Si vous cherchez la tranquillité absolue, c’est parfait. Si vous voulez sortir et explorer l’île le soir, c’est galère — les restaurants et bars les plus proches sont à 20-30 min en taxi. Nous on a adoré mais je comprends que ça ne convienne pas à tout le monde.
La piscine privée dans chaque villa, c’est juste le bonheur total. On n’est quasiment pas allés à la piscine principale tellement on était bien chez nous. Le petit-déjeuner livré dans la villa face au golfe de Thaïlande, y’a pas mieux pour commencer la journée.
Qqn peut me dire si la plage du Conrad est praticable ? J’ai lu des avis contradictoires sur les rochers et l’accès. On y va avec des enfants en bas âge donc c’est important pour nous. Merci !
5 nuits au Conrad en janvier, c’était exceptionnel. Le sunset bar est l’endroit rêvé pour l’apéro — cocktails bien faits et la vue est juste surréaliste. Les couleurs du ciel à Taling Ngam sont différentes de celles du nord de l’île, plus intenses. On a aussi adoré le restaurant Jahn avec sa cuisine thaïe raffinée.
Séjour décevant pour le prix. La villa était belle mais des problèmes de climatisation les 2 premiers jours, la connexion wifi quasi inexistante, et le restaurant principal manquait de variété. L’emplacement est sublime mais l’exécution ne suit pas toujours. À ce tarif on attend la perfection.
Ce que j’aime au Conrad c’est qu’on a vraiment l’impression d’être au bout du monde. C’est pas juste un slogan. Le soir, on entend les vagues et les grillons, zéro bruit de circulation. Pour qq’un qui vit à Paris, c’est thérapeutique. Le spa est très bien aussi, pas le plus grand mais les thérapeutes sont excellentes.
Comme indiqué dans l’article, le transfert est effectivement long mais honnêtement on s’en fiche une fois arrivé. Le Conrad a un truc que les autres n’ont pas : cette vue plongeante sur les 5 îles au large. Le snorkeling depuis la plage de l’hôtel est d’ailleurs excellent, plein de poissons tropicaux. Pensez à demander le matériel gratuitement à la réception.
Conseil : prenez la villa sur les hauteurs, pas celles en bord de mer. La vue est incomparablement meilleure et le prix n’est pas beaucoup plus élevé. Villa 411 si elle est dispo, c’est la meilleure.
On a choisi le Conrad plutôt que l’InterContinental (pourtant aussi à Taling Ngam) principalement pour les piscines privées et on ne regrette pas. L’intimité est totale. Mon mari a travaillé à distance pendant une partie du séjour et la terrasse de la villa faisait un bureau de rêve. Le seul truc qui manque c’est un vrai beach club — la plage est jolie mais pas aménagée.
L’endroit idéal pour une digital detox. Pas de TV allumée en permanence (il y en a une mais on l’a jamais utilisée), pas de bruit, juste la nature et le luxe. Parfait.
3ème séjour au Conrad et cette fois on a testé le dîner privé sur la plage. Un peu cher (environ 15000 THB pour deux) mais quelle expérience ! Table dressée sur le sable, chef privé, service aux chandelles avec le bruit des vagues. Si vous avez quelque chose à fêter, n’hésitez pas une seconde.
Est-ce que le Conrad vaut le coup pour un court séjour de 2 nuits ? Vu le temps de transfert, j’ai peur de perdre une demi-journée à l’aller et au retour. On fait un circuit et on hésite à l’inclure dans notre itinéraire.