Banyan Tree Samui : avis complet sur le resort aux villas privées de Lamai

Le Banyan Tree Samui, c’est 88 villas plantées dans une colline au-dessus de Lamai, chacune avec sa piscine privée, et un calme qui donne l’impression d’avoir loué une île. Seize ans après son ouverture, le resort continue de monter en régime – MICHELIN Two Key en 2024 et 2025, Saffron distingué au Guide MICHELIN Thaïlande 2026, 9,4 sur Booking avec une tendance qui grimpe. On le fréquente depuis des années et la trajectoire est nette : cet hôtel vieillit mieux que la plupart de ses concurrents.

Situation et accès

Le resort est perché sur les hauteurs sud de Lamai, face est, dominant une baie que la majorité des visiteurs de Samui ne connaîtront jamais. On est loin de l’agitation de Chaweng, loin aussi du côté familial de Bophut. C’est un coin où le matin, le soleil monte droit depuis le golfe de Thaïlande et inonde votre terrasse. Magnifique au réveil. Par contre, oubliez les couchers de soleil sur la mer depuis votre villa – pour ça, il faut migrer vers Taling Ngam, du côté du Conrad Koh Samui.

Le domaine fait quinze hectares et descend en pente raide de la crête jusqu’à la plage. Cette topographie est à la fois le charme et l’irritant majeur du Banyan Tree. Côté charme : les villas du haut ont des vues plongeantes sur la baie qui vous scotchent. Côté irritant : on ne se balade pas à pied sans y penser. Des buggies électriques tournent en permanence, mais entre 7h30 et 9h quand tout le monde descend petit-déjeuner, et vers 19h quand tout le monde monte dîner, il faut parfois attendre cinq bonnes minutes. Plusieurs voyageurs mentionnent ce point comme leur seule vraie frustration du séjour. Un conseil : appelez la réception cinq minutes avant de vouloir partir plutôt que d’attendre au bord de la route.

La plage en bas est jolie, le sable fin, l’eau généralement claire. Moins fréquentée que la plage centrale de Lamai, ce qui est un avantage. Mais l’accès depuis les villas est pentu, et si votre priorité absolue c’est d’être les pieds dans le sable en trente secondes, un resort de front de mer comme l’InterContinental ou le W Koh Samui sera plus adapté.

Depuis l’aéroport de Samui, comptez trente minutes de route en conditions normales. Le trajet passe par la côte est et la route est correcte, sans les embouteillages de Chaweng. Réservez le transfert privé à l’avance entre décembre et février, quand les vols Bangkok-Samui sont bondés et les files de taxis à l’aéroport s’allongent. Un transfert hôtel coûte plus cher qu’un taxi Grab, mais le confort de trouver un chauffeur avec votre nom sur un panneau après un vol, ça n’a pas de prix quand il fait 35 degrés dehors.

Lamai est un bon point de chute au quotidien. C’est le deuxième centre touristique de l’île après Chaweng, mais en beaucoup plus calme. On y trouve des restaurants locaux très corrects à cinq minutes de route – le Hua Thanon Market, un peu plus au sud, est un marché de pêcheurs authentique qui vaut le détour le matin. Le marché de nuit de Lamai le dimanche soir est une institution locale : street food, vêtements, produits artisanaux, dans une ambiance décontractée et pas du tout piège à touristes. Si vous en avez marre des prix resort un soir, descendez dîner en ville. On n’est pas isolé au Banyan Tree, juste agréablement à l’écart.

Les villas

C’est ici que le Banyan Tree abat sa carte maîtresse. Quatre-vingt-huit villas indépendantes, chacune avec sa piscine à débordement de 35 m². Pas des plunge pools décoratives où on trempe les pieds en se demandant pourquoi on a payé un supplément – de vrais bassins où on nage, où on flotte sur le dos en regardant les cocotiers. Cette configuration tout-villa élimine radicalement les nuisances classiques du resort de luxe : pas de couloir, pas de voisin de palier qui claque sa porte à 6h du matin, pas de bataille de transats. Les avis sur ce point sont quasi unanimes, et c’est mérité.

La gamme va de la Deluxe Pool Villa (130 m², entrée de gamme) jusqu’à la Presidential. On ne va pas dérouler les dix catégories comme un catalogue, mais voici ce qu’il faut savoir pour choisir.

La catégorie d’entrée, la Deluxe, fait déjà 130 m² avec salon séparé et piscine privée. C’est plus grand que la plupart des suites junior de la concurrence sur l’île. Pour un couple qui ne veut pas surpayer la vue, c’est un choix solide. Montez d’un cran à l’Ocean View Pool Villa si le budget le permet : même surface, mais vue dégagée sur le golfe. C’est la catégorie qu’on recommande le plus souvent aux couples en voyage de noces. Le supplément est raisonnable et la vue au lever du soleil transforme le séjour.

Pour ceux qui cherchent le panorama absolu, les Horizon Hillcrest Pool Villas trônent au sommet de la colline. Les vues sont à couper le souffle, vraiment. La contrepartie, c’est l’éloignement : on est loin de tout, et la dépendance au buggy devient totale.

La gamme Wellbeing Sanctuary (155 m²) s’adresse aux voyageurs qui viennent avec l’intention de ralentir. Espace de méditation, accessoires de yoga, programme personnalisé autour des huit piliers du bien-être Banyan Tree. On a croisé un couple australien qui y avait passé dix jours et qui parlait de cette villa comme d’un avant-après dans leur vie. Peut-être un peu excessif, mais l’idée est là : c’est conçu pour la déconnexion longue, pas pour poser trois nuits et repartir.

Au sommet de la gamme, la Royal Banyan Ocean Pool Villa ajoute un jacuzzi extérieur chauffé à la piscine privée, avec des finitions rehaussées et un service encore plus attentif. C’est la villa des anniversaires de mariage et des grandes occasions. Les familles, elles, se tourneront vers les Family Pool Villas à deux chambres, où les enfants ont leur espace et les parents leur tranquillité – un luxe qui vaut son pesant d’or après le troisième soir.

Un mot sur l’état général des villas. Le resort a seize ans, et ça se voit parfois dans les détails. Certains voyageurs signalent des joints de salle de bain fatigués ou de la quincaillerie qui mériterait un remplacement. Les rénovations sont régulières et le gros de l’expérience reste impeccable, mais on ne va pas prétendre que tout est flambant neuf. La décoration mêle teck, pierre locale et textiles tissés dans un style contemporain asiatique qui a bien tenu le coup.

Ce qui compense largement ces petites usures, c’est le service de concierge de villa. Chaque villa a son concierge dédié, et ce n’est pas juste un titre sur une carte de visite. On parle de quelqu’un qui retient vos préférences, organise vos réservations, prépare des attentions sans qu’on les demande. Le nombre de voyageurs qui mentionnent leur concierge par son prénom dans les avis est révélateur. C’est le genre de touche humaine qui fait la différence entre un hôtel cher et un hôtel qui vaut son prix.

Les jardins qui entourent chaque villa méritent un mot à part. Le terrain est luxuriant – on est à flanc de colline tropicale, avec des frangipaniers, des hibiscus, des bougainvilliers qui explosent de couleur. L’entretien est méticuleux, presque obsessionnel. Le mot « impeccable » revient dans une proportion inhabituelle des avis, et on confirme : à chaque visite, les jardins sont irréprochables. C’est le genre de détail qui ne saute pas aux yeux sur les photos mais qui change l’atmosphère quotidienne d’un séjour. On se réveille, on ouvre les volets, et on a un jardin tropical privé devant soi. Pas un parking. Pas un mur de béton. Un jardin.

Le spa et le Rainforest Circuit

Si on ne devait retenir qu’une seule raison de choisir le Banyan Tree plutôt qu’un autre 5 étoiles sur l’île, ce serait le spa. Et plus précisément, le Rainforest Hydrotherapy Circuit.

Le spa lui-même s’inscrit dans la tradition de la marque – les thérapeutes sont formés à l’académie interne de Phuket, ce qui garantit un niveau technique au-dessus de la moyenne. Mais le vrai coup de coeur, c’est ce parcours aquatique et sensoriel qu’on ne trouve nulle part ailleurs à Samui. On enchaîne marche sous des jets d’eau à températures alternées, gommage au sel, bain de boue, sauna, friction glacée, et on termine immergé dans un bassin thérapeutique. Le tout dure entre une heure et une heure et demie. La première fois qu’on l’a fait, on en est sorti dans un état de mollesse bienheureuse qui a duré jusqu’au lendemain matin. Faites-le le jour de votre arrivée, en fin d’après-midi, quand le corps est encore noué par le voyage. Ça pose le ton du séjour.

Les soins signature sont dans la même lignée. Le Royal Banyan, deux heures et demie de rituel complet, est le fleuron de la carte. Le Sukhothai Heritage puise dans la pharmacopée thaïlandaise traditionnelle – noix de coco, jasmin, curcuma, tamarin – et c’est l’un de ces soins qui vous rappellent qu’on est en Thaïlande, pas dans un spa générique de chaîne internationale. En 2025, le spa a ajouté un service de mélange personnalisé d’huiles de massage : on compose sa propre huile avec le thérapeute et on repart avec le flacon. Un souvenir olfactif qui vaut infiniment plus qu’un porte-clés de l’aéroport.

Les tarifs sont élevés, entre 6 000 et 12 000 bahts pour un soin de 90 à 150 minutes. C’est le haut de la fourchette de Koh Samui – on paye plus cher ici qu’au spa du Six Senses pour des soins comparables. Mais la qualité est réelle, et les avis le confirment massivement : le spa est l’un des aspects les mieux notés du resort, avec le Rainforest Circuit qui surprend positivement même les voyageurs qui n’en attendaient rien de particulier.

On a aussi noté l’introduction en 2025 de carillons Koshi dans certains soins et d’un bain de pieds au sel de l’Himalaya en accueil. Des petits ajouts qui peuvent sembler gadgets sur le papier, mais qui, dans le contexte d’un soin de deux heures, contribuent à une dimension sensorielle qu’on ne retrouve pas dans les spas plus conventionnels. Le programme de bien-être complet, articulé autour de huit piliers couvrant le physique, le mental, l’émotionnel et le spirituel, est personnalisé pour les hôtes des villas Wellbeing Sanctuary et accessible à la carte pour les autres. Si vous avez une semaine devant vous et l’envie de prendre votre santé au sérieux, c’est un cadre idéal.

La piscine et les activités

Avec 35 m² de bassin privé devant chaque villa, la piscine principale du resort est davantage un lieu de sociabilité qu’une nécessité. Elle est belle, à débordement, avec vue panoramique sur la baie. On y va surtout pour prendre un verre au bord et voir du monde après quelques jours d’isolement dans sa villa.

Le resort propose des cours de yoga et de méditation, une salle de fitness correcte, un centre de sports nautiques sur la plage, et des excursions en bateau vers Ang Thong ou les Cinq Îles. Les ateliers de cuisine thaïlandaise sont bien ficelés : trois ou quatre plats, ingrédients frais, ambiance détendue. On y a appris à faire un pad kra pao qui tient à peu près la route, ce qui est déjà une victoire.

La Banyan Tree Gallery vend de l’artisanat thaï et des céramiques de Chiang Mai. C’est un bon endroit pour trouver un souvenir qui ne soit pas un éléphant en bois peint.

Pour les mariages, quatre formules existent, de l’elopement intime à deux jusqu’à la privatisation partielle du resort. Deux lieux au choix : jardin en bord de plage ou terrasse sur la falaise avec panorama à 180 degrés. La terrasse est spectaculaire, et les photos qui en sortent valent le détour.

L’expérience culinaire

C’est le chapitre où le Banyan Tree a le plus progressé ces dernières années, et celui où il reste le plus de chemin à parcourir. Soyons francs.

Saffron est la fierté du resort, et c’est mérité. Distingué au Guide MICHELIN Thaïlande 2026, ce restaurant thaïlandais sert une cuisine raffinée qui ne triche pas sur les ingrédients. Les curries sont profonds, complexes, avec cette longueur en bouche qu’on ne retrouve que quand le fond de sauce est travaillé sérieusement. Le poisson vient du golfe et arrive frais. Le cadre donne sur la baie, et le menu dégustation est la meilleure façon d’en profiter. Réservez dès votre premier ou deuxième soir. Si vous n’avez qu’un dîner à faire dans le resort, c’est celui-là.

The Edge fait office de restaurant principal, ouvert toute la journée. C’est là qu’on prend le petit-déjeuner : buffet généreux avec stations en direct, oeufs à la demande, nouilles sautées, viennoiseries, plateau de fruits tropicaux. C’est correct sans être transcendant. Quelques habitués des palaces asiatiques trouvent ça un cran en dessous, et ils n’ont pas tort – le petit-déjeuner du Four Seasons, par exemple, reste la référence sur l’île. La carte déjeuner-dîner de The Edge est fonctionnelle, sans plus.

The Sands, le restaurant de plage, a longtemps été le maillon faible. Pieds dans le sable, four à bois, grillades de fruits de mer – le concept est séduisant. L’exécution a été inégale pendant des années. Les améliorations récentes ont remonté le niveau, mais on a encore lu des retours mitigés de la saison dernière. Si votre premier repas à The Sands déçoit, ne condamnez pas la restauration du resort avant d’avoir testé Saffron.

Le Lobby Lounge est l’endroit où finir la journée avec un cocktail. La carte mélange classiques et créations à base de citronnelle, galanga, fruit de la passion – des saveurs locales qui fonctionnent mieux que les cocktails standards qu’on trouve partout. C’est aussi le refuge idéal quand la pluie tombe, ce qui arrive régulièrement entre septembre et novembre.

Les dîners en villa au bord de la piscine, à la chandelle, sont une réussite d’ambiance pour les occasions. Le menu est plus restreint mais la qualité suit.

Un conseil global sur la restauration : ne vous limitez pas au resort. C’est un piège classique des 5 étoiles sur l’île – on reste dans sa bulle, on mange au même endroit trois soirs de suite, et on se retrouve avec une addition de 15 000 bahts pour deux repas moyens. Lamai regorge de bonnes tables locales à des prix dix fois inférieurs. Le marché de nuit du dimanche soir est un incontournable – pad thaï, som tam, brochettes satay, le tout pour moins de 200 bahts par personne. La dernière fois qu’on y est allé, on a mangé un khao pad kung (riz sauté aux crevettes) à tomber pour 80 bahts. Quatre-vingts bahts. Essayez de trouver ça au resort. Même au Banyan Tree, le meilleur repas de votre séjour pourrait bien se trouver à l’extérieur.

Un dernier mot sur le petit-déjeuner, parce que c’est souvent un sujet sensible dans les hôtels de cette gamme. Celui du Banyan Tree est inclus dans la plupart des tarifs et se prend à The Edge. Le buffet est copieux, varié, avec des stations chaudes et des oeufs préparés à la demande. Pour 90% des voyageurs, c’est largement suffisant. Mais si vous avez l’habitude des petits-déjeuners d’exception du type Four Seasons ou Mandarin Oriental, vous noterez que la finition est un cran en dessous. Les viennoiseries manquent de croustillant, le café pourrait être meilleur. Rien de rédhibitoire, mais ça mérite d’être dit.

Pour qui

Le Banyan Tree a un coeur de cible évident : les couples. Voyage de noces, anniversaire, semaine de déconnexion à deux – tout est calibré pour ça. Les villas privées, les dîners sous les étoiles, les soins en duo, le concierge qui organise des surprises. Si c’est votre profil, le resort est l’un des meilleurs choix de l’île avec le Six Senses et le Four Seasons.

Les amateurs de spa trouveront ici une destination à part entière. Le Rainforest Circuit et les soins signature justifient le choix de cet hôtel à eux seuls. On connaît des gens qui reviennent chaque année uniquement pour le spa, et ils ne vont même pas à la plage.

Les familles peuvent y trouver leur compte avec les Family Pool Villas, surtout avec des enfants de huit ans et plus. Les ados apprécient l’autonomie d’avoir leur propre espace et une piscine privée. Pour les plus petits, en revanche, le resort est moins adapté : pas de kids club structuré, le dénivelé complique les déplacements avec une poussette, et l’ambiance est clairement tournée vers les adultes. Si vous voyagez avec des enfants de moins de six ans, le Four Seasons avec son kids club reste le choix le plus logique.

Les voyageurs en fauteuil roulant ou avec des difficultés de mobilité doivent signaler leurs besoins dès la réservation. Le dénivelé du domaine est réel et certaines villas sont plus accessibles que d’autres.

Les voyageurs réguliers en Asie du Sud-Est qui connaissent la marque Banyan Tree retrouveront ici les codes de la maison – le spa, le service attentionné, les villas – dans un cadre insulaire plus intime et moins massif que la propriété de Phuket. C’est un Banyan Tree à taille humaine, et c’est un compliment.

Ce n’est pas le resort pour les fêtards, les amateurs de vie nocturne, ou ceux qui veulent être au coeur de l’action. Si vous cherchez de l’animation, un bar qui pulse après minuit, une scène sociale, passez votre chemin. Le Banyan Tree est un endroit où on vient pour ralentir, pas pour s’agiter. Et dans ce registre-là, il excelle.

Conseils pratiques

La meilleure villa pour un couple est l’Ocean View Pool Villa : vue dégagée, bon rapport entre le prix et l’expérience, sans le supplément de la Royal Banyan. Si le bien-être est votre moteur principal, la Wellbeing Sanctuary Partial Ocean View justifie ses 25 m² supplémentaires et son orientation wellness.

Côté timing, la haute saison court de décembre à février avec les meilleurs ciels et les tarifs les plus salés. Juin est la fenêtre secrète : le resort est calme, la météo reste agréable, et les prix chutent autour de 353 dollars la nuit. Octobre aussi est avantageux, mais avec un risque de pluie plus marqué.

Prévoyez des sandales de marche. Le domaine est en pente et les tongs ne suffisent pas. On a vu trop de gens descendre vers la plage en claquettes et remonter en soufflant comme après un footing.

Pour les membres Accor ALL – et si vous ne l’êtes pas, inscrivez-vous avant de réserver, c’est gratuit –, les statuts Gold et Platinum donnent accès à des upgrades et au late check-out. Ce dernier est souvent accordé jusqu’à 14h-16h même sans statut, surtout en basse saison. Demandez, ça ne coûte rien.

Bon à savoir

Le Banyan Tree détient la certification EarthCheck au plus haut niveau, une première en Thaïlande quand il l’a obtenue. Gestion de l’eau, réduction des déchets, approvisionnement local – les pratiques sont concrètes, pas juste un logo sur le site web. On note aussi que le resort participe au programme Greening Communities du groupe, avec des initiatives de replantation et de soutien aux communautés locales. C’est du green washing de moins en moins green washing, si on peut dire.

Le resort est dirigé par Remko Kroesen, Area General Manager. Plusieurs avis mentionnent que les retours sont pris en compte et que les améliorations sont visibles d’un séjour à l’autre. C’est un signe de management attentif qui se ressent dans l’évolution positive du resort ces dernières années.

Moustiques : prévoyez du répulsif, surtout en soirée et en saison des pluies. Les villas sont climatisées et équipées de moustiquaires, mais dès qu’on sort sur la terrasse après 18h, les moustiques rappellent qu’on est en zone tropicale. Le resort fournit des sprays mais avoir le sien est plus prudent.

Le Wi-Fi fonctionne bien partout, y compris au bord de la piscine et sur les terrasses. Pas de coupure, pas de lenteur – c’est devenu un basique dans un 5 étoiles, mais ça mérite d’être confirmé pour ceux qui ont besoin de rester connectés.

Infos pratiques

Critère Détail
Catégorie Resort 5 étoiles, MICHELIN Two Key Hotel 2024 et 2025
Tarifs À partir de ~585 $/nuit (fourchette 353-873 $ selon la saison)
Quartier Lamai, côte sud-est de Koh Samui
Plage Accès plage privée de Lamai (chemin pentu, buggies disponibles)
Distance aéroport ~30 minutes de l’aéroport international USM
Idéal pour Couples, voyages de noces, amateurs de spa, déconnexion
Note Booking.com 9,4/10 (466 avis, tendance 9,5)
Programme fidélité Accor ALL (Accor Live Limitless)
Nombre de villas 88 villas indépendantes avec piscine privée de 35 m²
Check-in / Check-out 14h00 / 12h00
Wi-Fi Gratuit, haut débit
Spa Banyan Tree Spa avec Rainforest Hydrotherapy Circuit
Restaurants Saffron (thaï, MICHELIN Guide), The Edge, The Sands, Lobby Lounge
Distinctions MICHELIN Two Key 2024-2025, Saffron MICHELIN Guide 2026, TTG Awards 2024, Condé Nast #8 Thai resorts 2025, EarthCheck

Notre avis

Le Banyan Tree Samui, c’est un deal simple : on échange l’accès plage immédiat et la facilité de déplacement contre l’intimité totale d’une villa avec piscine privée dans un domaine spectaculaire. Si ce compromis vous convient, c’est l’un des meilleurs resorts de Koh Samui.

Les forces sont claires. Le concept tout-villa avec piscine de 35 m² est redoutable – aucun autre resort de l’île ne propose cette combinaison d’espace et d’intimité à cette échelle. Le spa, porté par le Rainforest Hydrotherapy Circuit, est probablement le meilleur de Samui. Le service de concierge de villa crée une relation humaine qui manque cruellement dans beaucoup de 5 étoiles asiatiques où le personnel récite des scripts. Et Saffron, avec sa reconnaissance MICHELIN, a enfin donné au resort la crédibilité culinaire qui lui manquait.

Les faiblesses sont tout aussi claires. Le dénivelé agace, surtout aux heures de pointe. La restauration hors Saffron reste correcte sans plus, et les prix pratiqués sur place piquent même pour des voyageurs habitués au segment luxe. Le resort a seize ans et ça se voit dans certains détails. Et si la plage est votre obsession, vous serez mieux ailleurs.

Mais quand on pèse le pour et le contre, le Banyan Tree gagne par ce qu’il offre de plus rare : le sentiment d’avoir un morceau de jungle tropicale pour soi, avec une piscine à débordement, un lever de soleil sur le golfe, et le silence. Le vrai silence, celui où on entend les oiseaux et le vent dans les palmiers. Pour les couples, les accros au spa, et ceux qui veulent décrocher pour de bon, la note de 9,4 sur Booking n’est pas volée. C’est un resort qui tient ses promesses.


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Si c’est l’isolement total sur une île privée qui vous tente, le Cape Fahn pousse le concept encore plus loin. Pour un resort de front de mer avec les pieds dans le sable, regardez du côté de l’InterContinental Koh Samui. Le Four Seasons reste la référence absolue de l’île en termes de service et de gastronomie, et le Six Senses propose une approche éco-luxe qui séduit les voyageurs sensibles à l’environnement. Pour une ambiance plus design et décontractée sur la côte nord, le W Koh Samui joue dans un registre complètement différent.

Laurent

Passionné par Koh Samui, partage ses découvertes et conseils sur la vie et l'immobilier sur cette île paradisiaque du golfe de Thaïlande.

13 commentaires

  1. Le Banyan Tree est notre hôtel préféré au monde, tout simplement. L’atmosphère intime avec seulement quelques villas perchées sur la colline de Lamai, c’est incomparable. On a l’impression d’avoir le resort pour nous. Le Saffron est excellent — le menu dégustation thaï vaut chaque baht dépensé. Seul regret : la plage en contrebas nécessite un bon trajet en buggy et n’est pas extraordinaire.

  2. L’article mentionne l’ambiance intime et c’est tellement vrai. En une semaine, on n’a jamais vu plus de 4-5 couples au restaurant. Pour les introvertis comme nous, c’est le paradis. Le spa est dans une autre catégorie — le Rain Mist Steam Bath avant le soin, c’est une expérience en soi.

  3. Attention, les villas sont magnifiques mais certaines sont assez anciennes. Demandez une villa rénovée récemment sinon vous risquez d’être déçus par les finitions. Notre salle de bain avait quelques traces d’humidité. Cela dit, la piscine privée avec vue sur le golfe compense largement.

  4. Saffron = meilleur resto thaï haut de gamme de l’île, sans discussion. Le canard au curry rouge est incroyable.

  5. Vous ne mentionnez pas assez le programme de bien-être. On a fait une retraite de 3 jours avec yoga matinal, soins ayurvédiques et menu detox personnalisé. C’est ce qui différencie vraiment le Banyan Tree des autres — ce n’est pas juste un hôtel de luxe, c’est une destination wellness à part entière.

  6. Suisse ici, on a fait le Banyan Tree Samui après celui de Bangkok et Phuket. Celui de Samui est de loin le plus intimiste. Par contre, sa position sur la colline de Lamai fait qu’on est assez isolé — si vous voulez sortir le soir, c’est compliqué sans voiture. Prévoir de dîner sur place la plupart du temps (ce qui n’est pas un problème vu la qualité du Saffron).

  7. Est-ce que quelqu’un sait si le Banyan Tree propose des offres pour les longs séjours (2 semaines) ? On aimerait y passer notre congé sabbatique en novembre. Merci d’avance !

  8. Séjour en amoureux parfait. La villa avec jet pool était sublime, le room service impeccable, et le dîner privé qu’ils ont organisé sur notre terrasse avec bougies et musicien… inoubliable. C’est cher (très cher) mais pour une occasion spéciale, ça les vaut.

  9. Bof, on a trouvé ça un peu vieillissant par rapport au Conrad ou au Six Senses. Les villas ont du charme mais la déco fait un peu datée. Le service est excellent, je ne dis pas le contraire, mais pour le prix demandé on s’attendait à plus de modernité. Le spa reste néanmoins le meilleur de l’île à mon avis.

  10. Petit tip pour ceux qui y vont : la villa Oceanview Pool 2 chambres (la 204 si possible) a la plus belle vue de tout le resort. On voyait Lamai beach en entier depuis notre terrasse. Levez-vous tôt au moins une fois pour le sunrise, ça vaut le réveil.

  11. J’ai adoré le cours de cuisine thaïe proposé par le chef du Saffron. On apprend à faire 3 plats en 2h dans un cadre magnifique. Super souvenir à ramener de vacances !

  12. Comme mentionné dans l’article, l’atmosphère intime est vraiment ce qui fait la force du Banyan Tree. On ne se sent jamais dans un hôtel bondé. Le personnel connaît votre nom, vos préférences, votre boisson préférée au bout de 2 jours. C’est ce niveau de service personnalisé qui justifie le tarif. Un must pour les couples qui veulent la paix.

  13. On hésite entre Banyan Tree et Four Seasons pour notre voyage de noces en octobre. Les deux semblent incroyables mais pour des raisons différentes. Des avis de gens qui ont testé les deux ?

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