SALA Samui Chaweng Beach Resort & Spa : Avis Complet, Photos et Guide Pratique

Le SALA Samui Chaweng, c’est le resort qu’on recommande à peu près à tout le monde — couples, familles, amateurs de bonne bouffe — tout en sachant très bien qu’il n’est pas parfait. Cent trente-quatre chambres, un spa qui fait l’unanimité, un nouveau restaurant qui a secoué la scène culinaire de Chaweng, et une architecture lunaire qu’on ne trouve nulle part ailleurs sur l’île. On y va régulièrement, on y a nos habitudes, et on a des choses à dire.


L’architecture d’abord, parce que c’est elle qui frappe

On commence par là parce que c’est le premier truc qui vous saute aux yeux en arrivant. Le SALA Samui Chaweng ne ressemble à aucun autre resort de Koh Samui. Le studio d’architecture bangkokois Onion a signé un design qui tourne entièrement autour de la lune : l’aile bord de mer, inaugurée en 2018, joue sur le thème de la pleine lune avec des ouvertures rondes découpées dans les toitures et des arches en croissant qui encadrent les vues sur le golfe. L’aile jardin, ouverte un an plus tard, reprend le concept de la nouvelle lune dans un registre plus introspectif, nichée au milieu de jardins tropicaux denses.

Le résultat, c’est du béton brut mêlé à du bois travaillé artisanalement, des lignes épurées, et surtout un jeu de lumière naturelle dans les chambres de l’Oceanfront Wing qu’on ne se lasse pas de regarder. Les cercles au plafond projettent des ombres qui bougent avec le soleil tout au long de la journée. La première fois qu’on a mis les pieds dans une Balcony Pool Suite en fin d’après-midi, le cercle de lumière tombait pile sur le lit. On est restés plantés là dix secondes comme des idiots. C’est le genre de détail architectural qui transforme une chambre d’hôtel en expérience.

Ce qui frappe aussi, c’est que ce design fort ne verse jamais dans le tape-à-l’oeil. On est loin du bling-bling de certains resorts qui confondent luxe et surcharge décorative. Ici, les espaces respirent. C’est contemporain, résolument thaïlandais dans l’esprit, et ça vieillit bien — ce qui n’est pas le cas de tous les resorts design de l’île.


Situation : le meilleur et le pire de Chaweng

Le SALA est planté sur la côte est de Koh Samui, directement sur la plage de Chaweng, avec environ cent vingt mètres de front de mer. L’aéroport est à un quart d’heure en voiture, le centre de Chaweng Town à quinze minutes à pied, et un 7-Eleven se trouve littéralement de l’autre côté de la route. Pour un resort de ce standing, cette proximité avec la vraie vie est un atout énorme. On sort, on va manger un pad thai à 120 bahts dans une gargote, on fait un tour au marché nocturne, et on rentre se coucher dans sa pool villa. Essayez de faire ça au Four Seasons ou au Conrad — c’est une expédition.

Mais Chaweng, c’est aussi le quartier le plus animé de Samui. La route principale peut être bruyante, la plage est la plus fréquentée de l’île, et le soir, les bars à quelques centaines de mètres envoient de la basse. On ne va pas embellir les choses : si vous cherchez le silence absolu et la plage déserte, ce n’est pas ici. Le Cape Fahn sur son île privée ou l’InterContinental sur la côte sud seront plus adaptés. Le SALA assume pleinement son positionnement : du luxe ancré dans le réel, pas dans une bulle hermétique.

Pour s’y rendre depuis l’aéroport, comptez 500 à 800 bahts en transfert privé. Le resort peut l’organiser, et certains packages l’incluent. Une fois installés, louez un scooter si l’envie vous prend d’explorer — la route côtière qui fait le tour de l’île est agréable et bien entretenue, et c’est la meilleure façon de découvrir Samui à votre rythme.


Les chambres : 96 piscines privées sur 134, et un choix à ne pas rater

On va être directs : le choix entre l’Oceanfront Wing et le Garden Wing est la décision la plus importante de votre réservation. Plus que la catégorie de chambre, plus que la taille, plus que le budget. Et c’est un choix que trop de voyageurs font à la légère.

L’Oceanfront Wing, c’est le resort tel qu’il devrait être vécu. Cinquante-deux chambres côté plage, toutes avec piscine à débordement privée, et cette architecture lunaire qui fait toute la personnalité du lieu. On s’y réveille, on ouvre les rideaux, et la mer est là. Le petit-déjeuner arrive au bord de la piscine si on le demande. Les Pool Suites les plus accessibles font 66 m², ce qui est déjà très généreux — pour comparaison, c’est plus grand qu’un studio parisien respectable. Les SALA Pool Villas montent à 97 m² avec baignoire extérieure en prime, et si vous voyez vraiment grand, la Signature Villa One étale 286 m² avec une piscine infinity de 52 mètres qui donne directement sur le sable.

Le Garden Wing, de l’autre côté de Chaweng Beach Road, c’est une autre histoire. Les chambres sont noyées dans une végétation tropicale dense, l’ambiance y est plus calme, les tarifs plus doux, et les suites familiales de 181 à 329 m² sont parfaites pour les tribus. Mais — et c’est le point que certains voyageurs découvrent avec une surprise désagréable — il faut traverser la route pour accéder à la plage, aux piscines principales et aux restaurants. Cette route, aux heures de pointe, c’est du passage incessant de scooters et de pick-ups. Un voyageur résumait la chose assez crûment : il avait réservé sans réaliser cette séparation, et ça avait teinté tout son séjour d’une frustration sourde. Un autre, au contraire, trouvait le Garden Wing plus reposant et le compromis parfaitement acceptable pour l’économie réalisée.

Notre position est claire : si le budget le permet, choisissez l’Oceanfront Wing. L’expérience est fondamentalement différente. La Garden Deluxe Balcony à 45 m² est la seule catégorie sans piscine privée, et pour être franc, rater la piscine privée au SALA Samui, c’est passer à côté d’une bonne partie de ce qui fait son charme. Le supplément pour une Pool Villa vaut chaque baht.

Sur les 134 chambres, 96 ont donc leur propre bassin — un ratio qu’on ne retrouve quasiment nulle part sur l’île à cette échelle. Au Silavadee Pool Spa Resort, par exemple, les pool villas représentent une part bien plus réduite de l’offre totale.

Quelques bémols honnêtes sur les chambres. Les Pool Suites mitoyennes de l’Oceanfront Wing souffrent parfois d’un manque d’intimité entre voisins — si le couple d’à côté décide de prendre un bain de minuit dans sa piscine, vous le saurez. Certains voyageurs regrettent l’absence de mobilier sur le balcon dans quelques catégories, un choix de design qui privilégie l’esthétique au détriment du pratique. Et le deck en bois autour des piscines privées avait tendance à montrer de l’usure, mais le resort a lancé une rénovation complète du Moon Pool Deck entre octobre et décembre 2024, signe qu’il prend le sujet au sérieux. Dans le Garden Wing, attendez-vous à croiser un gecko ou deux — on est dans les tropiques, et la végétation luxuriante attire la faune locale. C’est normal.


Le spa : on comprend pourquoi il est classé numéro un

Le SALA Spa est classé premier spa de Koh Samui sur TripAdvisor avec un score de satisfaction ahurissant. Et après y être passés à plusieurs reprises, on confirme que la réputation n’est pas volée.

L’endroit est structuré autour de six salles de soins privées, chacune baptisée du nom d’un astre — Mars, Mercure, Vénus, Saturne, Lune, Soleil. Chaque salle est équipée pour les soins en duo, ce qui en fait un passage obligé pour les couples. L’ambiance est feutrée sans être oppressante, et le niveau de calme est remarquable pour un spa situé dans l’enceinte d’un resort assez animé.

Ce qui distingue le SALA Spa de la plupart des spas d’hôtel de l’île, c’est le rituel. Avant chaque soin, on vous lave les pieds et les mollets au lait de coco et sel marin. Après le massage, on vous sert un thé au gingembre. Ce n’est rien d’extravagant, mais ça crée une parenthèse qui fait que vous n’avez pas l’impression d’être sur une chaîne de montage. La dernière fois qu’on y est allés un mardi après-midi pluvieux — le genre de journée où il n’y a rien d’autre à faire que se faire masser — la thérapeute avait ajusté la pression exactement comme demandé et connaissait le nom de chaque client qui passait dans le couloir. On a lu des dizaines d’avis qui disent la même chose : le personnel du spa a une mémoire et une attention qui dépassent largement la norme.

Le massage signature du SALA mélange des techniques hawaïennes, suédoises et balinaises en un seul soin. Comptez environ 3 900 bahts pour 90 minutes hors taxes et service. C’est le soin qu’on recommande si vous ne devez en choisir qu’un. Les soins du visage Dermalogica tournent autour de 3 300 bahts, et les forfaits couples démarrent aux alentours de 6 700 bahts pour deux heures. Les prix restent raisonnables pour le niveau de prestation — on est loin de ce que facturent certains spas d’hôtel de la côte ouest pour un résultat inférieur. Un bon plan : réservez directement via le site du SALA pour une remise de 15 % sur l’ensemble des soins.

Le spa propose aussi des expériences moins classiques, comme les bols chantants tibétains ou un bain glacé pour les adeptes du wellness contemporain. On n’a pas testé le bain glacé — on avoue manquer de courage — mais les avis de ceux qui l’ont fait sont unanimes sur l’effet vivifiant.

Réservez vos créneaux à l’avance, surtout entre décembre et mars. Avec seulement six salles et un taux de rebooking élevé — beaucoup de clients réservent deux, trois séances pendant leur séjour — les disponibilités partent vite.


Sexy Fish : le restaurant qui a changé la donne à Chaweng

On va passer du temps sur le Sexy Fish parce qu’il le mérite. Lancé fin 2023 en remplacement d’un concept qui ne décollait pas, ce restaurant de fruits de mer est devenu en quelques mois l’une des meilleures adresses de Chaweng, classé quatrième sur cent soixante-quinze restaurants du quartier sur TripAdvisor avec une note frôlant la perfection. Et c’est un concept propre à SALA Hospitality — aucun lien avec le restaurant londonien du même nom.

Le chef Nick Hall, un Britannique passé par Nottingham, Koh Phangan et le SALA Choengmon, a mis en place une cuisine de la mer contemporaine avec des partis pris francs : aquariums de crustacés vivants, technique japonaise ikejime pour l’abattage éthique du poisson, et zéro huile de graines — uniquement beurre clarifié, huile de coco et huile d’olive extra vierge. On aime ou on n’aime pas cette dernière philosophie, mais elle donne aux plats une texture et un goût qu’on ne retrouve pas dans les restaurants de fruits de mer standardisés qui pullulent à Chaweng.

Parlons de ce qu’on a mangé. Le carpaccio de Saint-Jacques est un petit bijou : tranches fines comme du papier, assaisonnement minimal, produit qui parle tout seul. Le risotto de crabe est généreux et crémeux sans être lourd. Les moules en sauce choo chee réinterprètent un classique thaï avec une vraie maîtrise. Et le dessert signature — un « not-Tiramisu » à la pistache — fait l’objet d’un quasi-culte parmi les habitués. Un couple de voyageurs australiens y a dîné trois soirs de suite pendant leur séjour. Quand on leur a demandé pourquoi, la réponse a été simple : “Because nothing else here comes close.”

On apprécie aussi les gestes qui montrent que le lieu a été pensé dans le détail. Dès l’arrivée, boisson de bienvenue au matcha et noix de coco, serviettes rafraîchissantes, amuse-bouche. Le pain maison est accompagné d’un beurre fouetté addictif. En fin de repas, serviettes chaudes et mignardises. Ce sont des attentions qu’on retrouve dans les restaurants étoilés, rarement dans un restaurant d’hôtel en Thaïlande.

Maintenant, le revers de la médaille : les prix. Le Sexy Fish est cher. Vraiment cher, même pour un resort de luxe. Un dîner pour deux avec une bouteille de vin tourne facilement autour de 6 000 à 8 000 bahts, et ça peut monter bien au-delà si vous tapez dans les crustacés. Des voyageurs qui avaient l’habitude de dîner correctement à Chaweng pour 400 bahts par personne ont eu un choc en recevant l’addition. La qualité est indiscutable, mais le rapport qualité-prix fait débat, et c’est le principal reproche qu’on lit dans les avis. Notre conseil : mangez-y une fois pour l’expérience, savourez chaque bouchée, et les autres soirs, profitez de la proximité du centre-ville pour explorer les restaurants locaux. C’est justement l’avantage du SALA par rapport aux resorts isolés.

The Tent et les autres adresses du resort

Le Tent, restaurant principal en bord de mer, assure le quotidien avec une carte thaïlandaise et internationale servie du matin au soir. C’est surtout au petit-déjeuner qu’il brille — et de loin. Le buffet combiné aux plats à la carte, face à la mer, est l’un des meilleurs petits-déjeuners d’hôtel qu’on connaisse à Samui. Abondant, varié, frais. Si vous pouvez le faire servir au bord de votre piscine privée, foncez : c’est le moment Instagram du séjour, mais c’est surtout un plaisir authentique qu’on s’accorde à chaque passage. Le resort propose aussi un petit-déjeuner flottant, des dîners privés sur la plage, et des cours de cuisine thaïe pour ceux qui veulent mettre la main à la pâte.

Le Beach Bar fait le travail pour les cocktails et les snacks avec un happy hour quotidien qui rend l’addition moins douloureuse. Le Garden Pool Bar dessert l’aile jardin. Et l’afternoon tea signé par le chef Nick Hall est une option sympathique pour les après-midi de mousson où on n’a pas envie de bouger.


La plage : on ne va pas vous mentir

C’est le point faible du SALA, et ce n’est pas la faute du resort. Cette section de Chaweng Beach présente des fonds coralliens qui rendent la baignade inconfortable sans chaussures d’eau. À marée basse, les herbes marines et les algues prennent le dessus, et le tableau n’a plus rien de la carte postale turquoise qu’on voit sur les sites de réservation. C’est un phénomène naturel qui touche plusieurs resorts de cette portion de la côte est, et que le SALA ne peut pas résoudre à coups de rénovation.

On a lu des avis de voyageurs sincèrement déçus — certains avaient choisi Chaweng précisément pour la plage et se sont retrouvés à nager dans leur piscine privée toute la semaine. Ce qui, objectivement, n’est pas la pire consolation. Mais si la qualité de la plage pour la baignade est votre critère numéro un, orientez-vous plutôt vers le W Koh Samui sur Maenam ou le Silavadee entre Chaweng et Lamai — les fonds y sont généralement plus dégagés.

Ce que le resort fait bien en revanche : transats et parasols gratuits, kayaks et planches de stand-up paddle en libre-service sans supplément. Ce dernier point n’est pas anodin — beaucoup de resorts de cette gamme facturent les activités nautiques. Au SALA, vous prenez un paddle, vous partez, personne ne vous demande rien. C’est appréciable.


Les piscines : l’argument massue

Si la plage déçoit, les piscines compensent largement. Outre les 96 bassins privés répartis dans les chambres, le resort dispose de deux piscines communes. La Moon Pool de l’Oceanfront Wing, en bord de mer, avec un swim-up bar et une section enfants, sert de point de rendez-vous social du resort — c’est là qu’on se retrouve en fin d’après-midi, cocktail à la main, avec cette lumière dorée qui tombe sur l’eau. La Garden Lap Pool dans l’aile jardin est plus tranquille, plus adaptée aux longueurs matinales, avec son propre bassin enfants.

Ce ratio de piscines privées — plus des deux tiers des chambres en sont équipées — est l’un des arguments commerciaux les plus solides du SALA. Dans la pratique, ça signifie que la majorité des clients vivent leur séjour à leur propre rythme, dans leur propre espace, sans se battre pour un transat au bord de la piscine commune à huit heures du matin. C’est un confort qu’on sous-estime souvent avant de l’avoir vécu.


Le service : le vrai sujet

On pourrait écrire un article entier uniquement sur le service au SALA Samui Chaweng. C’est le fil rouge qui traverse absolument tous les avis — le thème qui revient davantage que l’architecture, davantage que le spa, davantage que le Sexy Fish. Les voyageurs citent les membres de l’équipe par leur prénom : Khun Kan, Khun Pong, Buki, Bank, Sarah, Rose. Ce n’est pas anodin. Quand les clients se souviennent des prénoms du personnel après leur retour, c’est que les interactions ont dépassé le cadre du service standardisé pour atteindre quelque chose de plus humain.

On remarque aussi que le directeur général, Erwin van der Veen, répond personnellement à la quasi-totalité des avis en ligne, positifs comme négatifs, avec des réponses individualisées et constructives. C’est un détail qui dit beaucoup sur la culture du lieu. Et le taux de clients fidèles — des gens qui reviennent pour un deuxième, troisième, quatrième séjour — est anormalement élevé pour un resort de cette taille. Les habitués reçoivent d’ailleurs une bouteille de Prosecco à l’arrivée, les couples en lune de miel un bain de pétales de rose, et tout le monde a droit au choix de son oreiller via un menu dédié. Des petites touches qui, prises isolément, ne révolutionnent rien, mais qui, mises bout à bout, créent un sentiment d’attention sincère.

Un soir, on discutait avec un couple suisse au Beach Bar qui en était à leur troisième passage au SALA. On leur a demandé pourquoi ils ne tentaient pas un autre resort, vu le nombre d’options sur l’île. La réponse de madame, sans hésitation : « Parce qu’ici, ils se souviennent comment on prend notre café. » C’est difficile à mettre dans une brochure commerciale, mais c’est exactement ce qui différencie un bon resort d’un resort où l’on revient.


Pour qui est fait le SALA Samui Chaweng ?

Pour les couples et les jeunes mariés, le SALA est un choix solide. Les Pool Suites de l’Oceanfront Wing, le dîner sur la plage sous les étoiles, le spa en duo, le petit-déjeuner au bord de l’eau — tout ça compose un cadre romantique cohérent sans tomber dans la guimauve. Le resort a d’ailleurs été primé meilleur hôtel lune de miel d’Asie du Sud-Est, et ce n’est pas juste un trophée posé sur une étagère — on sent que l’expérience couple est pensée dans les moindres détails.

Pour les familles, le Garden Wing avec ses suites de 181 à 329 m² est taillé sur mesure. Les piscines enfants, les jardins pour courir, et la proximité de Chaweng pour les sorties fonctionnent bien. En revanche, attendez-vous à traverser la route pour la plage — avec des enfants, ça demande de la vigilance.

Pour les amateurs de wellness, entre le spa classé numéro un de l’île, le programme de yoga, le bain glacé et les retraites spa de trois nuits, le SALA a de quoi remplir un séjour entier. Pour les gourmets, le Sexy Fish justifie le détour à lui seul, et les cours de cuisine complètent le tableau pour ceux qui veulent repartir avec un savoir-faire.

Qui devrait aller ailleurs ? Les voyageurs à petit budget, clairement. Le SALA est un cinq étoiles qui assume ses tarifs. Si votre budget est serré, cherchez plus loin sur Chaweng. Les puristes de la plage aussi — les fonds coralliens de cette section ne pardonneront pas à ceux qui rêvent de sable blanc immaculé. Et les voyageurs en quête d’isolement total — Chaweng reste Chaweng, même vu depuis un resort élégant.


Ce qu’il faut savoir avant de réserver

Le resort affiche le label Green Hotel Certification Gold 2025, la plus haute distinction du programme environnemental du ministère thaïlandais, et les chiffres sont parlants : plus de 180 000 articles en plastique à usage unique éliminés par an, 65 000 bouteilles en plastique remplacées par du verre rechargeable. Ce n’est pas du greenwashing de façade — les trois resorts SALA en bord de mer détiennent le niveau Gold, ce qui demande un audit réel.

Le resort est aussi mentionné dans le Guide Michelin Hotels en catégorie recommandée. La propriété soeur, le SALA Samui Choengmon — 53 pool villas sur la plage de Choengmon au nord-est de l’île — détient quant à elle deux clés Michelin et propose un positionnement encore plus exclusif. Les deux partagent le même ADN de service mais offrent des expériences complémentaires : le Chaweng pour la vie locale et l’énergie, le Choengmon pour le calme et l’intimité.

Côté expansion, SALA Hospitality annonce deux nouvelles propriétés prochainement à Koh Phangan et Krabi.

Meilleure période

La haute saison, de décembre à mars, offre un temps sec et ensoleillé mais des tarifs au sommet et une fréquentation maximale. Avril-mai et novembre sont notre fenêtre préférée : météo encore correcte, tarifs plus doux, resort moins bondé. En basse saison, de juin à octobre, les prix chutent significativement — on parle de tarifs à partir de 6 500 bahts la nuit — mais les averses tropicales sont fréquentes, brèves et intenses, et la mer peut être agitée.


Infos pratiques

Information Détail
Adresse 99/10 Moo 2, Bo Phut, Koh Samui, Suratthani 84320, Thaïlande
Catégorie Resort 5 étoiles
Nombre de chambres 134 (dont 96 avec piscine privée)
Check-in / Check-out 15h00 / 12h00
Tarifs À partir de ~6 500 THB/nuit (~170 €) en basse saison. Fourchette standard : 10 500 à 21 000 THB selon la catégorie et la saison
Petit-déjeuner Inclus dans la plupart des tarifs
Distance aéroport USM 14 km (~15 min)
Distance centre Chaweng ~1 km à pied
Animaux Non acceptés
Site officiel salasamui.com

Notre avis

On va résumer les choses comme on les dirait à un ami qui nous demande conseil au comptoir d’un bar. Le SALA Samui Chaweng est un resort de caractère dans un quartier qui ne l’est pas moins. Il ne joue pas la carte de l’isolement prestigieux ni celle du méga-resort anonyme — il a trouvé un créneau entre les deux qui fonctionne remarquablement bien. L’architecture lunaire lui donne une identité qu’aucun autre hôtel de Chaweng ne peut revendiquer. Le spa est authentiquement excellent, pas juste « bien pour un spa d’hôtel ». Le Sexy Fish a transformé l’offre culinaire du resort de correcte à franchement impressionnante. Et le service, surtout, atteint un niveau de personnalisation qu’on retrouve rarement à cette échelle — c’est plus facile d’être aux petits soins dans un boutique-hôtel de vingt chambres que dans un resort de cent trente-quatre.

Les défauts sont réels et il faut les connaître avant de réserver. La plage n’est pas à la hauteur du reste — coraux, algues, baignade médiocre. La séparation du Garden Wing par la route est un compromis qu’il faut accepter en connaissance de cause, pas découvrir sur place. Les prix de la restauration piquent, même en sachant qu’on est dans un cinq étoiles. Et quelques problèmes d’intimité entre chambres mitoyennes persistent, même si le resort investit visiblement dans l’entretien.

Mais voilà : malgré ces réserves, les gens reviennent. Encore et encore. Des voyageurs qui ont le choix parmi des centaines de resorts en Thaïlande retournent au SALA Samui Chaweng pour la troisième, la quatrième fois. On a du mal à trouver un indicateur de qualité plus fiable que celui-là. Si vous cherchez un resort où le luxe ne vous coupe pas du monde, où l’on mange exceptionnellement bien, où le personnel vous reconnaît au bout de deux jours et où vous pouvez alterner piscine privée le matin et street food le soir, c’est ici. Pas ailleurs.


À lire aussi

Si vous hésitez encore, voici quelques pistes pour affiner votre choix. Le Silavadee Pool Spa Resort est perché sur une falaise entre Chaweng et Lamai avec des vues spectaculaires — plus exclusif, moins connecté à la vie locale. Le Four Seasons sur la côte nord-ouest joue dans la cour de l’ultra-luxe avec des villas à flanc de colline et un service sans faille, mais vous êtes coupés de tout. Le W Koh Samui à Maenam attire une clientèle plus jeune et branchée avec de bien meilleures plages. Le Conrad sur la pointe sud-ouest offre un isolement total et des couchers de soleil à tomber — le choix parfait si la tranquillité est non négociable. Et l’InterContinental sur la côte sud séduit les amateurs de design avec son architecture en terrasses descendant vers la mer.

Laurent

Passionné par Koh Samui, partage ses découvertes et conseils sur la vie et l'immobilier sur cette île paradisiaque du golfe de Thaïlande.

10 commentaires

  1. Le SALA Samui est un bijou de design contemporain. L’architecture est épurée, tout en lignes droites et en blanc, avec des touches de bois qui réchauffent l’ensemble. Les chambres avec accès piscine sont géniales — on sort de la chambre et on plonge directement. Le restaurant The Tent en bord de mer est parfait pour un dîner romantique, avec les pieds presque dans le sable.

  2. Alors le design est top, les photos sont pas trompeuses. MAIS. Chaweng Beach c’est quand même assez animé/bruyant, surtout le week-end. Si vous cherchez le calme absolu, c’est pas forcément le meilleur choix. Nous on aime bien l’animation donc ça nous allait, mais je préfère prévenir.

  3. 3ème séjour au SALA et toujours aussi fan. The Tent est un must absolu, leur poisson grillé du jour est toujours incroyable. Le petit-déj est l’un des meilleurs qu’on ait eus en Thaïlande — le jus frais et les plats thaïs du matin valent le réveil tôt.

  4. j’ai reservé une pool access room et c franchement le meilleur rapport qualité prix de l’hotel. tu sors de ta baie vitrée et t’es dans la piscine en 2 secondes c’est le rêve. le design est hyper instagrammable aussi

  5. Un hôtel de très bon goût. Le SALA réussit le pari d’être moderne sans être froid. Les espaces communs sont lumineux et aérés. Nous avons particulièrement apprécié la plage privée, bien entretenue avec suffisamment de transats pour tout le monde. Le seul hic : le Wi-Fi coupe régulièrement dans les chambres côté jardin.

  6. Question : est-ce que le SALA propose des tarifs lune de miel ou des packages spéciaux ? On se marie en septembre et on cherche un hôtel design sur Chaweng pour le voyage de noces. Merci !

  7. En tant que chef cuisinier, je suis assez exigeant sur la restauration hôtelière et je dois dire que The Tent m’a impressionné. La fraîcheur des produits, la présentation soignée, les saveurs bien équilibrées entre cuisine thaïe et touches internationales. Le cocktail au basilic thaï est une tuerie aussi. Un vrai bon restaurant qui justifierait le déplacement même sans loger à l’hôtel.

  8. On a adoré le côté beachfront direct. Se réveiller, ouvrir les rideaux et voir la mer… Le SALA est parfaitement situé sur Chaweng sans être dans la zone la plus touristique. Accès facile aux restos et bars à pied mais suffisamment en retrait pour dormir tranquille.

  9. Très bel hôtel, design impeccable. Un petit bémol sur la taille des chambres standard qui sont correctes mais pas immenses. Si vous pouvez, prenez la catégorie au-dessus.

  10. Petit tip : le SALA fait partie d’une chaîne thaïlandaise qui a aussi des hôtels à Phuket et Ayutthaya. Si vous aimez le style, regardez leurs autres propriétés. Au Samui, les pool access rooms du rez-de-chaussée sont le sweet spot — accès piscine + prix raisonnable.

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