Le Meliá Koh Samui, c’est l’hôtel qu’on fait visiter aux amis quand ils débarquent sur l’île et qu’ils veulent voir un truc qu’ils ne trouveront nulle part ailleurs. Trente bateaux marchands centenaires posés sur la terre ferme, reconvertis en suites duplex, au bord d’une piscine qui n’en finit pas de serpenter entre les cocotiers. À Choeng Mon, la plage la plus tranquille du nord-est de Samui. Aucun autre resort sur l’île ne ressemble à celui-là, et c’est exactement pour ça qu’il divise autant qu’il fascine.
Choeng Mon : le bon côté de l’île
On ne va pas tourner autour du pot : le choix de la plage, à Koh Samui, c’est 60 % de la réussite d’un séjour. Et à ce jeu-là, Choeng Mon fait partie des meilleures cartes à jouer.
C’est une baie en croissant au nord-est, à cinq kilomètres de l’aéroport. Quinze minutes en taxi après l’atterrissage, vous êtes les pieds dans le sable. Pour un cinq étoiles, c’est l’un des transferts les plus courts de l’île — et après dix heures d’avion, on apprécie. Le sable est fin, l’eau est calme, il n’y a quasiment pas de courant. Bref, une plage où on laisse des gamins de six ans patauger sans les surveiller comme un faucon.
Ce qui change tout par rapport à Chaweng ou Lamai, c’est le silence. Pas de bars à néons, pas de jet-skis, pas de vendeurs qui vous proposent un pantalon éléphant toutes les deux minutes. Le soir, on entend les vagues et les geckos. Le village autour a gardé une ambiance de quartier résidentiel avec quelques restaurants thaïs très corrects, un Seven-Eleven (on est en Thaïlande quand même), et une poignée de resorts haut de gamme qui se partagent le littoral.
Un détail que les enfants adorent : à marée basse, on peut marcher jusqu’à Koh Fan Noi, la petite île juste en face. C’est vingt minutes de balade les pieds dans l’eau tiède, avec des étoiles de mer en chemin. On y a emmené des amis la première fois qu’ils sont venus, et leurs gamins en parlent encore.
Pour le reste, tout est à portée de main sans être sur le pas de la porte. Le Big Buddha est à cinq minutes en voiture, le Fisherman’s Village de Bophut et son marché nocturne du vendredi à dix minutes, Chaweng et ses boutiques à un quart d’heure. L’emplacement, c’est du repos sans l’isolement. Beaucoup de voyageurs le soulignent dans leurs avis, et on est d’accord avec eux.
Dormir dans un bateau centenaire (et pourquoi ça change tout)
Parlons de ce qui rend cet hôtel inclassable. On a dormi dans des centaines de chambres d’hôtel à Koh Samui, des bungalows en bambou à 800 bahts aux villas à piscine privée à 50 000. Les suites-bateaux du Meliá, c’est autre chose. Pas mieux ou moins bien : autre chose.
Les Duplex Boat Suites
Ce ne sont pas des imitations, pas des thèmes décoratifs, pas des coques en fibre de verre. Ce sont d’authentiques barges marchandes qui transportaient du riz sur le Chao Phraya à Bangkok, il y a plus d’un siècle. Dans les années 1990, quand le tourisme a explosé à Samui, quelqu’un a eu l’idée folle de les faire remorquer jusqu’à Choeng Mon et de les transformer en chambres d’hôtel. L’endroit s’appelait alors l’Imperial Boat House, et quand Meliá a repris la gestion en 2020, le groupe espagnol a eu la sagesse de ne pas raser tout ça pour construire un cube en béton comme tout le monde.
Chaque bateau fait 91 m² répartis sur deux niveaux. En haut, la chambre avec le lit king-size, le parquet en teck poli, les fenêtres d’origine qui laissent entrer la lumière d’une façon qu’aucune baie vitrée moderne ne peut reproduire. En bas, par un escalier en colimaçon, l’espace salle de bains avec baignoire et douche. Les courbes de la coque, les boiseries patinées par un siècle de sel et de soleil, les craquements discrets du bois la nuit — on se retrouve dans un entre-deux étrange entre le musée maritime et l’hôtel de luxe. La dernière fois qu’on y a dormi, on s’est réveillé à l’aube avec le soleil qui filtrait par les hublots, et pendant trois secondes, on a sincèrement oublié qu’on était sur la terre ferme.
Dans le lobby, un petit espace muséal avec des maquettes sous vitrines et une carte en bois des routes maritimes du golfe de Thaïlande raconte l’histoire de ces navires. Ça vaut le coup d’œil, même si on ne dort pas dans un bateau.
Les voyageurs qui ont testé ces suites sont quasiment unanimes — sur Booking, sur TripAdvisor, partout. Le mot qui revient le plus souvent, c’est “unique.” Et pour une fois, il n’est pas galvaudé.
Les chambres classiques
On ne va pas se mentir : si on vient au Meliá et qu’on dort dans une Deluxe standard, on passe à côté de ce qui rend cet endroit spécial. Les chambres de 51 à 58 m² sont propres, bien finies, avec un balcon et une salle de bains correcte. Mais elles n’ont rien qu’on ne trouverait pas dans n’importe quel cinq étoiles de l’île. Elles sont plus spacieuses que la moyenne — c’est vrai — mais l’âme du resort est dans les bateaux, pas dans les bâtiments annexes.
Le choix malin pour les familles qui ne veulent pas casser la tirelire, c’est la Premium Poolside à 58 m². Depuis la terrasse, on descend quelques marches et on est dans la piscine-lagon. Avec des enfants, ça change la vie : pas besoin de traverser tout le resort en tongs avec trois serviettes et un sac de jouets de plage pour aller se baigner.
THE LEVEL : l’hôtel dans l’hôtel
Le programme premium du Meliá regroupe 55 hébergements — toutes les suites-bateaux, des chambres avec accès piscine, et la Suite Présidentielle de 156 m². Si on réserve un bateau, on est automatiquement THE LEVEL, ce qui signifie un lounge exclusif, un petit-déjeuner séparé, un happy hour avec cocktails en fin de journée, et un concierge dédié.
Le Level Lounge est l’endroit où on prend vite ses habitudes. L’architecture rappelle la coque d’un navire, la terrasse donne sur la baie, et entre 17h30 et 19h30, les cocktails et les canapés sont offerts. On y a croisé un couple de Bordelais en voyage de noces qui pensait rester une nuit et qui a prolongé de trois. Le calme relatif de cet espace est un vrai refuge quand le reste du resort vibre de l’énergie des familles — et on y reviendra, parce que c’est le point sensible de cet hôtel.
Pour les couples qui hésitent à cause de l’ambiance familiale du Meliá, THE LEVEL est la réponse. Ce n’est pas un isolement total — pour ça, il faut aller au Cape Fahn ou au Vana Belle — mais c’est un compromis honnête.
La piscine-lagon : 700 mètres de folie douce
C’est le deuxième argument massue du Meliá, et probablement la raison pour laquelle 80 % des familles le choisissent. Sept cents mètres de piscine qui serpentent à travers le resort comme une rivière artificielle. Ce n’est pas un bassin rectangulaire avec deux palmiers en pot : c’est un parcours aquatique complet avec des toboggans, des jets d’eau, des zones de jacuzzi, un swim-up bar, et un mini parc aquatique pour les petits.
On a emmené les enfants d’amis un samedi après-midi. Ils sont entrés dans la piscine à 14h. À 18h, il a fallu négocier ferme pour les en sortir. Les parents, eux, étaient au bar de piscine avec une piña colada depuis deux heures. Tout le monde était content.
Le hic — et il est de taille — c’est que cette piscine est aussi un aimant à bruit. En haute saison, entre les cris de joie, les éclaboussures et les toboggans, le niveau sonore autour du bassin est celui d’une cour de récréation. Si on cherche le calme, il faut s’éloigner de la piscine principale ou se réfugier à la plage, qui reste beaucoup plus tranquille.
Autre point qui agace pas mal de monde : les piscines ferment à 19h. Pas de baignade en soirée. Après une journée d’excursion, quand on rentre vers 18h30 et qu’on rêve d’un plongeon rapide avant le dîner, c’est frustrant. Plusieurs voyageurs s’en plaignent, et on les comprend.
Le spa, le club enfants et le reste
Le YHI Spa
Le spa du Meliá s’appelle YHI, du nom d’une déesse associée à la lumière et à la vie. Quatre salles de soins, un sauna, un hammam. Les massages sont corrects, le cadre est agréable, et le soin signature — un programme de deux heures qui combine compresses d’herbes thaïlandaises, massage ayurvédique de la tête et bols tibétains — vaut le détour si on a le budget.
Et justement, parlons du budget. Le spa du Meliá affiche ses prix hors taxes. Pas de TVA, pas de service compris. Quand on arrive à la caisse, on découvre une majoration de 17 % (7 % de TVA + 10 % de service) par rapport au tarif qu’on pensait payer. C’est légal. C’est aussi agaçant. Les voyageurs qui se font surprendre sont nombreux, et leurs avis le reflètent. Notre conseil est simple : demandez le prix TTC avant de réserver quoi que ce soit, et ajustez vos attentes en conséquence. Ce n’est pas une arnaque, mais c’est un manque de transparence qui abîme la confiance.
Les clients THE LEVEL bénéficient de 10 % de réduction, ce qui adoucit un peu la note.
Le Kidsdom
Le club enfants est installé dans la trente-et-unième suite-bateau, un duplex en teck reconverti en espace de jeux sur deux niveaux. C’est probablement le club enfants le plus original de Koh Samui — les gamins jouent littéralement à l’intérieur d’un bateau centenaire. Des ateliers créatifs, des activités encadrées, une équipe dédiée. À l’extérieur, un terrain de jeux complète le dispositif.
Les lits balinais : le petit scandale
Sur la plage, le resort a installé de grands lits balinais avec voilages. Magnifiques. Ils restent vides les trois quarts du temps. Et pourtant, si on veut s’y allonger, il faut payer un supplément. Pour un resort cinq étoiles où la nuit coûte entre 90 et 500 euros, facturer l’accès à des transats de plage vides relève d’une mesquinerie qui ne passe pas. C’est un petit détail, mais c’est le genre de petit détail qui énerve.
À table : entre bonne surprise et addition salée
La restauration est un domaine où le Meliá joue sur deux tableaux. D’un côté, la qualité est là, portée par l’ADN espagnol du groupe et un chef exécutif qui sait ce qu’il fait. De l’autre, les prix sont décorrélés de la réalité locale, et ça crée une frustration récurrente chez les voyageurs.
Le petit-déjeuner : le vrai point fort
Commençons par le positif, parce qu’il est massif. Le petit-déjeuner du Meliá est l’un des meilleurs qu’on ait pris à Koh Samui. Le buffet au KoKo Kitchen est généreux et surtout varié — des stations de live cooking où on prépare les plats à la minute, des fruits tropicaux qui ont été cueillis le matin même, des viennoiseries qui tiennent la route, des spécialités thaïlandaises pour ceux qui veulent un pad thaï à 8h du matin (et on les comprend). C’est un de ces petits-déjeuners où on arrive à 8h en se disant “juste un café” et on repart à 10h en roulant.
Les voyageurs sont quasi unanimes sur ce point. Sur Booking comme sur TripAdvisor, le breakfast est cité encore et encore comme un moment fort du séjour. Quand un hôtel réussit son petit-déjeuner, il réussit le début de chaque journée. Le Meliá l’a compris.
Breeza : la table gastronomique
Le restaurant principal, face à la mer. Cuisine qui fusionne les saveurs thaïlandaises, méditerranéennes et espagnoles — un mélange qui pourrait être catastrophique et qui, ici, fonctionne plutôt bien. L’atout caché de la cuisine, c’est un grill Josper, ce four-grill catalan au charbon de bois qui cuit les viandes et les poissons à haute température en conservant tout le juteux. On en trouve très peu à Koh Samui. Le menu dégustation thaï est une relecture intéressante des classiques — imaginez un agneau massaman servi avec des gnocchis de pomme de terre au lieu du riz habituel. C’est audacieux, et ça marche.
Le restaurant a reçu un Haute Grandeur Award, ce qui dans le monde de l’hôtellerie de luxe est une reconnaissance sérieuse.
Le brunch du dimanche
Attention : ce n’est pas tous les dimanches. C’est le premier dimanche du mois uniquement. Si le séjour tombe au bon moment, ça vaut le coup. Plusieurs stations entre le Breeza, le Yod Maprao et le deck de plage, avec des huîtres, des sushis, des raviolis à la truffe, du grill au charbon. C’est un événement, pas juste un repas.
L’afternoon tea du samedi
Au Yod Maprao, un espace avec de grandes baies vitrées sur la piscine à débordement. Le samedi entre 15h et 18h, un afternoon tea revisité avec des thés TWG, des scones et des canelés. On peut ajouter un Piccolo Moët pour marquer le coup. C’est le genre de parenthèse agréable qu’on ne s’attend pas à trouver sur une île thaïlandaise.
Le problème des prix
Et voilà le bémol. Il est sérieux, et il revient dans un nombre considérable d’avis. Un plat principal au Breeza tourne entre 800 et 1 500 bahts. À trois minutes à pied, dans le village de Choeng Mon, un excellent repas thaïlandais revient à 150-250 bahts. Le rapport est de un à quatre, parfois un à cinq.
Pour un cinq étoiles, des prix élevés ne sont pas une surprise. Mais le Meliá a un problème que des resorts plus isolés n’ont pas : les alternatives locales sont littéralement de l’autre côté de la route. Difficile de ne pas comparer quand on voit la carte du petit restaurant d’en face. Notre approche, et celle qu’on recommande à tout le monde, c’est d’alterner. Un dîner à Breeza pour l’expérience gastronomique, les autres soirs dehors. Le porte-monnaie respire, et on découvre la vraie cuisine de Samui en prime.
Le personnel : la constante positive
S’il y a un point sur lequel tout le monde s’accorde — les familles, les couples, les voyageurs solo, les habitués et les primo-visiteurs — c’est la qualité du service. Avec une note de 9,3 sur 10 pour le staff sur Booking.com, c’est l’élément le mieux noté du resort, et de loin.
Ce qu’on entend revenir dans les avis, c’est ce service chaleureux qui ne bascule jamais dans l’obséquieux. Le personnel retient les prénoms, anticipe les besoins sans être envahissant, et dégage une gentillesse qui semble sincère plutôt que protocolaire. On a vu un serveur du pool bar apporter spontanément un deuxième verre d’eau à un gamin qui avait renversé le sien, avec un sourire et sans qu’on ait eu à demander quoi que ce soit. C’est infime. Mais c’est exactement ce genre de micro-geste qui transforme un séjour correct en bon souvenir.
C’est d’autant plus remarquable que le resort accueille énormément de familles avec jeunes enfants — un public exigeant, bruyant et imprévisible. Garder ce niveau de service et de bonne humeur dans ce contexte, c’est un vrai mérite.
L’isolation acoustique : le talon d’Achille
On en a parlé en passant, mais il faut être franc : si on vient au Meliá Koh Samui pour le calme, on risque d’être déçu. Le resort est un aimant à familles avec enfants en bas âge. Les toboggans, le parc aquatique, le Kidsdom — tout est conçu pour ce public, et il répond présent. En haute saison, le volume sonore autour de la piscine et dans les espaces communs est significatif.
Le problème est aggravé par une isolation acoustique des chambres standards qui laisse à désirer. Plusieurs voyageurs mentionnent des bruits de couloir, des portes qui claquent et des conversations audibles à travers les murs. Ce n’est pas le cas dans les suites-bateaux, dont la structure en teck massif offre une bien meilleure insonorisation, mais les chambres Deluxe et Premium n’offrent pas le même cocon.
C’est le compromis fondamental du Meliá. L’hôtel a choisi de miser sur les familles, et il le fait très bien. Mais cette orientation a un coût pour ceux qui cherchent autre chose. Si c’est la sérénité absolue qu’on recherche, le Silavadee Pool Spa Resort accroché à sa falaise ou le Cape Fahn sur son îlot privé seront de meilleurs choix.
Pour qui est fait cet hôtel
Le Meliá Koh Samui est un resort familial avant tout. Il faut l’accepter avant de réserver, sinon on s’expose à une déception qui n’est pas la faute de l’hôtel.
Pour les familles avec enfants, c’est un sans-faute. La piscine-lagon est un terrain de jeu à ciel ouvert, la plage de Choeng Mon est sûre pour les petits, le Kidsdom occupe les enfants pendant que les parents soufflent, et le service est rodé pour gérer les demandes spécifiques des familles. En basse saison, avec des tarifs qui démarrent autour de 3 400 bahts la nuit — soit environ 90 euros pour un cinq étoiles — le rapport qualité-prix est franchement difficile à battre sur l’île.
Pour les couples, la question se pose davantage. Si on accepte l’ambiance et qu’on réserve THE LEVEL, le séjour peut être très réussi. Le lounge est un havre de paix, les suites-bateaux sont romantiques à leur façon, et la plage offre la tranquillité que la piscine ne garantit pas. Mais si on rêve d’un resort exclusivement adulte avec une infinity pool silencieuse et un cocktail sans splash en bruit de fond, ce n’est pas ici.
Pour les amateurs d’expériences hôtelières hors normes, les suites-bateaux justifient à elles seules un séjour. On peut dormir dans un bateau centenaire reconverti dans un resort de luxe. Nulle part ailleurs au monde on ne trouve ça à cette échelle. Même si on n’y passe que deux nuits, ça fait partie de ces expériences dont on se souvient.
Le Meliá n’est pas fait pour les fêtards — Choeng Mon est calme comme un village, et le resort n’a pas de vie nocturne. Ce n’est pas fait non plus pour les personnes à mobilité réduite : les suites-bateaux sont en duplex, certains bâtiments manquent d’ascenseur, et le resort s’étend sur sept hectares qu’il faut parcourir à pied.
Infos pratiques
| Information | Détail |
|---|---|
| Nom complet | Meliá Koh Samui |
| Catégorie | 5 étoiles |
| Adresse | 12/2 Moo 5, Choeng Mon Beach, Bophut, Koh Samui, Surat Thani 84320, Thaïlande |
| Téléphone | +66 (0)77 938 899 |
| Site officiel | melia.com |
| Nombre de chambres | 200 (159 chambres + 41 suites dont 30 bateaux) |
| Distance aéroport USM | 5 km (~15 minutes) |
| Plage | Choeng Mon Beach (accès direct, ~700m de front de mer) |
| Piscines | 3 piscines extérieures dont la piscine-lagon de 700m |
| Spa | YHI Spa (4 salles de soins, sauna, hammam) |
| Restaurant principal | Breeza Beach Restaurant & Bar |
| Club enfants | Kidsdom (dans une suite-bateau restaurée) |
| Tarif basse saison | À partir de ~3 400 THB/nuit (~90 €) |
| Tarif moyen | ~11 800 THB/nuit (~310 €) |
| Check-in / Check-out | 15h00 / 12h00 (14h00 pour THE LEVEL) |
| Programme premium | THE LEVEL (55 hébergements, lounge exclusif) |
Ce qu’il faut savoir avant de réserver
L’ancien nom du resort était Imperial Boat House Beach Resort. Meliá a repris la gestion en janvier 2020, ce qui en fait le premier hôtel du groupe espagnol en Thaïlande. L’héritage nautique vient de l’ancienne propriété, le savoir-faire hôtelier et la touche méditerranéenne — les tapas au menu, le grill Josper, l’huile d’olive et les herbes fraîches — viennent de Meliá. La combinaison est plus cohérente qu’elle n’en a l’air sur le papier.
Pour la chambre, si le budget le permet, on recommande la Duplex Boat Suite sans hésiter. C’est ce qui rend cet endroit irremplaçable. Si le budget est serré, la Premium Poolside avec accès piscine direct est le meilleur compromis pour une famille.
Côté météo, la meilleure période va de décembre à avril. Janvier à mars, c’est l’idéal. Novembre est le mois le plus pluvieux — à éviter. La basse saison de mai à octobre offre des tarifs qui descendent sous les 100 dollars la nuit, avec des averses généralement courtes et en fin de journée. C’est aussi la période où le resort est le moins peuplé, donc le moins bruyant.
Le Sunday Brunch n’a lieu que le premier dimanche du mois. Si ça tombe pendant le séjour, tant mieux. Sinon, le petit-déjeuner quotidien au KoKo Kitchen console largement.
Pensez à comparer le tarif du site officiel avec celui de Booking ou Agoda. Le site Meliá propose parfois des avantages exclusifs pour les membres MeliáRewards — surclassement, crédit spa — qui ne sont pas disponibles ailleurs. L’inscription au programme de fidélité est gratuite et peut faire une vraie différence.
Pour se déplacer depuis le resort, la location de scooter reste le moyen le plus libre de découvrir l’île — à partir de 200 bahts par jour. L’application Grab fonctionne à Samui, même si l’offre est plus restreinte qu’à Bangkok. Le resort peut aussi organiser des transferts pour les excursions vers le parc marin d’Ang Thong, Koh Tao ou Koh Phangan.
Notre avis
Le Meliá Koh Samui est un hôtel de caractère dans un paysage hôtelier qui en manque souvent. Là où la plupart des cinq étoiles de l’île proposent la même formule — piscine à débordement, spa, restaurant de plage, décoration Pinterest —, le Meliá raconte une histoire. Celle de ces bateaux marchands qui ont navigué le golfe de Thaïlande pendant un siècle avant de s’échouer sur cette plage pour y accueillir des voyageurs. C’est un récit qui donne de l’épaisseur à un séjour, et c’est plus rare qu’on ne le croit dans l’hôtellerie de luxe.
Ses défauts sont réels et il ne faut pas les minimiser. L’ambiance est bruyante en haute saison, l’insonorisation des chambres standard est perfectible, les prix de la restauration et du spa piquent quand on connaît les tarifs du quartier, et cette histoire de tarifs hors taxes au spa trahit un manque de transparence qui ne devrait pas exister dans un établissement de cette gamme. Ce sont des problèmes qui, selon le profil du voyageur, peuvent transformer un séjour prometteur en frustration.
Mais pour une famille, c’est un des meilleurs choix de l’île. Pour un amateur d’expériences singulières, une nuit dans un bateau centenaire reconverti vaut le voyage. Et pour quiconque apprécie un personnel qui aime sincèrement ce qu’il fait, le service du Meliá est un modèle du genre. Avec un score global de 8,9 sur 10 sur Booking et un classement dans le top des hôtels de Choeng Mon sur TripAdvisor, c’est un resort qui convainc la grande majorité de ceux qui y passent. On le recommande, en connaissance de cause, à ceux qui savent ce qu’ils viennent y chercher.
À lire aussi
Si le Meliá ne correspond pas exactement à ce qu’on cherche, on a écrit des avis détaillés sur d’autres resorts de l’île qui pourraient mieux coller.
Le Silavadee Pool Spa Resort est l’alternative naturelle pour les couples. Accroché à une falaise avec des villas à piscine privée et un spa primé, c’est le calme absolu que le Meliá ne peut pas toujours garantir.
L’Anantara Bophut joue la carte de l’authenticité thaïlandaise dans le village de pêcheurs de Bophut. Ambiance plus intimiste, plus culturelle. Parfait si on veut sentir la Thaïlande plutôt que le resort international.
L’InterContinental est perché sur la colline de Taling Ngam avec les vues les plus spectaculaires de Koh Samui. C’est un registre résolument premium, pour ceux qui veulent le panorama avant tout.
Le W Koh Samui à Maenam, c’est le design et l’esprit lifestyle. Des villas privées à piscine dans une ambiance branchée. Pour ceux qui veulent un resort qui ne ressemble pas à un resort.
Et le Vana Belle sur la plage secrète de Chaweng Noi reste une valeur sûre pour une escapade romantique haut de gamme. Suites somptueuses, taille humaine, tranquillité.
Cet article a été rédigé par l’équipe d’ImmobilierKohSamui.com, votre guide local francophone de Koh Samui. Nos avis sont indépendants et basés sur notre connaissance du terrain. Nous ne percevons aucune commission de la part des hôtels présentés.

Le Meliá a été LA bonne surprise de nos vacances en famille. On a pris la formule all-inclusive et franchement, avec deux enfants de 5 et 8 ans, c’est le choix malin. Les kids activities sont variées et bien encadrées — nos enfants ne voulaient plus partir ! La plage de Choeng Mon est tranquille et peu profonde, parfaite pour les petits. Le YHI Spa m’a offert 2h de tranquillité pendant que mon mari gérait les enfants à la piscine, un vrai luxe !
Les boat suites sont un concept original ! On a dormi dans cette chambre en forme de bateau, c’est kitsch mais fun. Par contre, l’espace est un peu limité si vous avez beaucoup de bagages. Pour une nuit ou deux c’est une expérience sympa, pour un long séjour je recommanderais une chambre classique.
Est-ce que le all-inclusive vaut vraiment le coup au Meliá ? On hésite entre cette formule et la demi-pension. Les boissons sont incluses aussi ou c’est juste les repas ?
Nous avons passé une semaine au Meliá en janvier. Choeng Mon est un excellent choix de localisation, c’est calme et familial sans être mort. L’hôtel est bien tenu, le personnel souriant. Le YHI Spa est vraiment un cran au-dessus — j’ai fait le massage balinais et c’était exceptionnel. Petit bémol : la nourriture au buffet est correcte mais sans plus, les restaurants à la carte sont nettement meilleurs.
les boat suites c trop mignon !! mon copain a adoré le concept. par contre si vous etes grands (il fait 1m90) c un peu juste au niveau du lit. choeng mon beach est magnifique et ya personne comparé a chaweng
Bon hôtel pour les familles, clairement. L’offre all-inclusive est honnête — boissons locales incluses, cocktails et vins en supplément. Les activités pour enfants sont un vrai plus : cours de cuisine junior, chasse au trésor sur la plage, piscine dédiée. Nos jumeaux de 6 ans en parlent encore. Par contre, pour un séjour en couple sans enfants, je choisirais un autre hôtel, l’ambiance est très familiale.
Le Meliá nous a réconciliés avec les séjours all-inclusive. On avait un a priori négatif mais ici c’est fait avec goût. La marque espagnole apporte un savoir-faire dans ce domaine. La plage est superbe, l’eau claire, et les couchers de soleil depuis le bar sont magnifiques.
Seul reproche : la salle de sport est minuscule et mal équipée pour un 5 étoiles. Si le fitness est important pour vous, c’est un point faible. Tout le reste est très bien.
Troisième visite au Meliá avec mes petits-enfants. La plage de Choeng Mon reste ma préférée à Samui — peu de vagues, sable fin, eau peu profonde. Les enfants peuvent jouer en sécurité pendant que les grands-parents se détendent. Le personnel se souvient de nous d’une année sur l’autre, c’est touchant.
Tip : si vous réservez en direct sur le site Meliá avec leur programme de fidélité MeliáRewards, vous avez souvent de meilleurs tarifs qu’en passant par Booking. On a eu un upgrade en boat suite + 20% de réduction sur le spa. Choeng Mon est top, calme et pas trop loin de l’aéroport en plus.