Soixante-quatorze chambres, toutes avec vue sur le golfe de Thaïlande, un restaurant méditerranéen qui fait venir des gens de l’autre bout de l’île, et un daybed sur chaque balcon où on finit systématiquement par s’endormir en début d’après-midi. Le Hansar Samui est l’un de ces hôtels que les habitués de Koh Samui gardent pour eux, parce qu’il coche une case que peu de cinq étoiles cochent : l’élégance sans l’esbroufe, la qualité sans le cirque.
Le meilleur emplacement de Bophut, et on pèse nos mots
Quand on dit à quelqu’un qu’on connaît Samui, la première question est toujours la même : quelle côte ? La réponse en dit long sur le type de voyageur qu’on est. Chaweng, c’est l’énergie, les bars, le sable blanc et les foules. Lamai, c’est le compromis un peu fatigué. Le sud, c’est le luxe isolé pour ceux qui ne sortent jamais de leur villa. Et Bophut, c’est le choix des gens qui ont compris que la meilleure version de Samui se trouve sur la côte nord.
Le Hansar est planté sur Bophut Beach, face au golfe, avec Koh Phangan qui se dessine à l’horizon les jours de beau temps. C’est déjà beau. Mais ce qui transforme un bon emplacement en emplacement parfait, c’est ce qu’il y a derrière l’hôtel : Fisherman’s Village, à dix minutes à pied. Ce vieux quartier de pêcheurs reconverti en petit village bohème est probablement l’endroit le plus attachant de toute l’île. Des restaurants thaïs authentiques coincés entre des galeries d’art, des cafés tenus par des expatriés français ou italiens, des boutiques de créateurs locaux, et le vendredi soir, un night market où on mange les meilleurs satays de Samui pour 60 bahts.
Concrètement, ça change tout. Les clients du Hansar ne sont pas prisonniers de leur resort. Ils peuvent dîner au H Bistro un soir, sortir à pied le lendemain pour tester un petit restaurant de poisson grillé sur le port, prendre un cocktail au Coco Tam’s à deux cents mètres de l’hôtel en regardant le coucher de soleil sur des poufs géants posés dans le sable, et revenir bruncher à la piscine le dimanche matin. Cette liberté de mouvement, les resorts isolés du sud de l’île ne la connaissent pas. Quand on dort au Conrad ou au Banyan Tree, on est magnifiquement coincé. Au Hansar, on est magnifiquement libre.
L’aéroport est à dix à quinze minutes en voiture. Le Big Buddha se dresse à quatre kilomètres. Wat Plai Laem et ses statues de Guanyin à dix-huit bras est à cinq kilomètres. The Wharf Samui, petit centre commercial ouvert en bord de mer, est à cinq minutes de marche pour ceux qui veulent un café Starbucks ou un shopping léger. Même Chaweng, quand la frénésie vous prend, n’est qu’à vingt minutes en taxi. On est connecté sans être englouti.
Une précision sur la plage, parce qu’il faut être honnête. Bophut Beach n’est pas Chaweng. Le sable est plus grossier, plus doré que blanc, et la comparaison avec la poudre fine de la côte est ne tourne pas en faveur de Bophut. L’eau est correcte pour la baignade sans être spectaculaire. Ce n’est pas une plage de carte postale, c’est une plage de charme, et la distinction est importante. Si votre rêve de vacances repose entièrement sur la qualité du sable entre vos orteils, le Sala Samui à Chaweng ou le Four Seasons seront plus adaptés. Mais si la plage est un décor agréable plutôt qu’une obsession, Bophut a une authenticité que Chaweng a vendue au tourisme de masse il y a vingt ans.
Des chambres où on ne s’enferme pas
Le Hansar propose quatre catégories de chambres, et la bonne nouvelle, c’est que la moins chère est déjà remarquable. Pas de piège du “réservez la Deluxe et découvrez un placard avec vue sur le parking”. Ici, chaque chambre a une vue mer et un balcon privé avec un daybed. C’est écrit partout, et c’est vrai. On a vérifié.
La Deluxe, l’entrée de gamme, fait 50 m2. Pour mettre les choses en perspective, c’est la surface d’un T2 parisien correct, et c’est plus grand que la chambre d’entrée de pas mal de cinq étoiles à Samui qui facturent le double. Le design joue la carte du rustic-chic assumé : parquet en teck, salle de bains en terrazzo, textiles thaïs tissés à la main, palette blanche et beige qui capte la lumière tropicale sans la brutaliser. Les lavabos sont en pierre naturelle. La machine à café est une French press plutôt qu’une capsule Nespresso, ce qui est à la fois un choix esthétique et une déclaration d’intention. On est dans un hôtel qui préfère le caractère au standard industriel.
La Sea View est identique en surface mais positionnée pour garantir une vue plein océan. La différence de prix avec la Deluxe est de 500 bahts par nuit, ce qui est l’un des meilleurs investissements de tout le séjour. On en parle parce que les daybeds du Hansar sont devenus une petite légende parmi les clients fidèles. Ces matelas extérieurs, assez larges pour deux, installés sur chaque balcon face à la mer, sont le genre de détail qui transforme un séjour. On s’y installe à seize heures avec un livre, on regarde le ciel virer au rose au-dessus du golfe, et quand on se réveille il fait nuit et le livre est tombé par terre. C’est le luxe dans sa forme la plus simple et la plus efficace.
La Sea View XL monte à 75 m2 et introduit un lit à baldaquin quatre colonnes avec voilages, une baignoire autoportante dans la chambre et un espace de vie qui laisse enfin la place de poser sa valise sans enjamber quelque chose. C’est la catégorie qu’on recommande aux couples en lune de miel qui veulent un cran au-dessus de l’excellent sans basculer dans le tarif déraisonnable.
La Beachfront, au rez-de-chaussée avec accès direct au sable, est la pièce maîtresse. Soixante-sept mètres carrés, les pieds dans la plage, le bruit des vagues comme unique réveil. C’est la chambre que tout le monde veut et que peu réservent, parce que l’écart de prix avec la Deluxe est significatif. Mais pour une occasion spéciale, c’est le genre de folie mesurée qu’on ne regrette pas.
Un point qu’il faut mentionner, parce qu’on le lit dans les avis et parce que c’est la vérité : l’humidité tropicale et les intérieurs en bois ne font pas toujours bon ménage. Quelques voyageurs ont signalé une odeur de renfermé dans certaines chambres, surtout en basse saison quand l’occupation est moindre et que les climatisations tournent moins. Ce n’est pas un défaut structurel, c’est la physique des tropiques. Le teck absorbe l’humidité, les salles de bains semi-ouvertes laissent passer l’air chaud et humide, et parfois, ça sent. Le Hansar a rénové en 2024 et le problème semble avoir été largement traité, mais si vous êtes particulièrement sensible à ce genre de choses, demandez une chambre en étage supérieur où la ventilation naturelle fait mieux son travail.
On a aussi lu un rapport d’une journaliste d’un site de voyage américain qui mentionnait une odeur de cigarette dans une chambre. C’est le type de problème ponctuel qui peut arriver dans n’importe quel hôtel du monde, mais ça vaut un signal : si vous êtes non-fumeur strict, précisez-le à la réservation.
H Bistro : le restaurant qu’on n’attendait pas à Bophut
Quand on pense gastronomie à Samui, on pense au Zazen et ses cent bougies, au Tree Tops du Cape Fahn suspendu au-dessus de l’eau, ou aux tables du Four Seasons dans leur écrin tropical. On ne pense pas immédiatement à Bophut. Et pourtant.
Le H Bistro est une anomalie heureuse. Un restaurant français méditerranéen, en bord de plage, dans un cinq étoiles thaïlandais de 74 chambres. Des huîtres importées, du homard du Maine, des préparations qui oscillent entre la Provence et Bangkok avec une aisance qu’on ne retrouve pas dans beaucoup de restaurants de resort à Samui. Le Bistro a reçu un Luxury Restaurant Award, et ce n’est pas du name-dropping gratuit : la cuisine tient la promesse.
On y a mangé un dimanche midi, pieds nus sur le deck en teck, avec la mer à trois mètres et un plateau de fruits de mer qui aurait fait honneur à une brasserie parisienne. Ce qui frappe, c’est la justesse. Le poisson est frais, les sauces ne masquent rien, les portions sont généreuses sans tomber dans le buffet à volonté. La carte thaïe est là aussi, et elle est honnête, mais c’est sur le terrain méditerranéen que le H Bistro se distingue vraiment. Trouver des huîtres correctes et un homard bien préparé sur une île du golfe de Thaïlande, ce n’est pas donné. Le H Bistro le fait, et il le fait bien.
Le petit-déjeuner, inclus dans tous les tarifs, est un argument de vente à part entière. Large, frais, varié, servi face à la mer. Les gens reviennent au Hansar en partie pour le petit-déjeuner, ce qui peut sembler absurde dit comme ça, mais quand on a goûté les oeufs bénédictine préparés à la commande avec une vue sur le golfe de Thaïlande à sept heures du matin, on comprend. Le fait que le breakfast soit inclus dans le tarif de base, à ce niveau de qualité, dans un cinq étoiles, est un avantage compétitif que le Hansar ne crie pas assez fort. Au Ritz-Carlton ou au Six Senses, le petit-déjeuner est facturé en supplément et alourdit la note de 3000 à 5000 bahts par jour pour un couple. Ici, c’est compris.
Le Beach Bar et le Chill Lounge complètent l’offre pour les cocktails et les snacks de fin de journée. Rien de révolutionnaire, mais le cadre fait le travail. On commande un mojito, on s’installe face au coucher de soleil, et on ne regrette rien. Pour les dîners romantiques, le Hansar propose des dîners privés sur la plage, avec table dressée dans le sable, bougies et menu sur mesure. C’est le genre de mise en scène qu’on peut trouver kitsch en théorie et magnifique en pratique, surtout quand la cuisine suit.
La piscine, le spa et les petits extras
La piscine infinity du Hansar est celle qu’on voit sur toutes les photos, et pour une fois, les photos ne mentent pas. Un bassin à débordement face à l’océan, bordé d’un deck en bois avec des transats rembourrés, et une lumière de fin d’après-midi qui transforme la surface de l’eau en miroir doré. Avec 74 chambres seulement, on n’est jamais entassés. En basse saison, on a régulièrement vu la piscine quasiment déserte en milieu de journée, ce qui est un luxe que les méga-resorts ne peuvent pas offrir.
Il y a aussi un jacuzzi et un petit bassin pour les enfants, mais soyons clairs : le Hansar n’est pas un resort familial. Les gamins sont acceptés, mais tout ici est pensé pour les couples. La piscine, le spa, les restaurants, l’ambiance générale. Un enfant de six ans ne s’ennuiera peut-être pas, mais il ne sera pas non plus dans son élément. Les familles seront infiniment mieux servies au Meliá avec son laser tag et ses water slides, ou à l’Anantara Bophut et son kids club sérieux.
Le LUXSA Spa est compact mais bien pensé. Six salles de soins, dont quatre pour les couples, une mani-pédi, et une carte centrée sur les techniques thaïlandaises traditionnelles. Le massage signature LUXSA combine des pressions thaïes, des étirements d’inspiration ayurvédique et des huiles essentielles locales. On ne va pas mentir : on n’a pas testé personnellement le LUXSA, mais les retours des voyageurs sont globalement positifs, avec une mention spéciale pour les thérapeutes qui connaissent leur métier. Le spa ferme tard, à 22 heures, ce qui est un avantage pour ceux qui préfèrent un massage après le dîner plutôt qu’au milieu de la journée.
Le centre de fitness, en revanche, est le point faible de l’hôtel. L’équipement est basique, la salle est petite, et si vous avez l’habitude de pousser de la fonte en vacances, vous serez déçu. C’est un reproche récurrent dans les avis et un reproche justifié pour un cinq étoiles. Le Hansar compense avec des cours de yoga deux fois par semaine, des cours de natation gratuits et du Muay Thai, mais si la salle de sport est un critère important pour vous, le Hyatt Regency ou l’InterContinental sont mieux équipés.
Parmi les extras qui méritent d’être signalés : le Hansar propose des cours de cuisine utilisant les herbes du jardin du resort, des ateliers de cocktails, et des croisières au coucher du soleil avec champagne et huîtres. La croisière sunset est le genre d’activité qu’on réserve en se disant que c’est un peu touristique et dont on revient en se disant que c’était le meilleur moment du séjour. Une heure sur un bateau avec un verre de champagne, la côte de Samui qui défile, et le soleil qui se couche dans le golfe de Thaïlande. Parfois, les clichés sont des clichés parce qu’ils fonctionnent.
Le personnel : l’arme secrète
On pourrait écrire un article entier sur le personnel du Hansar, et ce ne serait pas du remplissage. C’est la première chose que les voyageurs mentionnent dans leurs avis, tous sites confondus, avec une unanimité qui est presque suspecte. Sur Booking.com, le score couples atteint 9.6 sur 10. Ce chiffre ne s’obtient pas avec une belle piscine et des chambres correctes. Il s’obtient quand le personnel transforme un séjour agréable en souvenir marquant.
Ce qui ressort des centaines d’avis qu’on a parcourus, c’est la chaleur. Pas la politesse professionnelle formatée des grands groupes hôteliers, mais une gentillesse naturelle, sincère, qui donne l’impression d’être reçu chez quelqu’un plutôt que dans un établissement commercial. Le barman qui se souvient de votre cocktail du premier soir. La femme de chambre qui arrange les serviettes en forme d’éléphant et laisse une fleur de frangipanier sur l’oreiller. Le réceptionniste qui vous imprime un plan annoté de Fisherman’s Village avec ses adresses personnelles entourées au stylo. Ce sont des micro-gestes qui ne coûtent rien à l’hôtel et qui valent tout pour le client.
Le Hansar est un hôtel du groupe Hansar Hotels & Resorts, une entreprise thaïlandaise familiale qui opère aussi le Hansar Bangkok. Ce n’est pas une multinationale qui gère ses établissements depuis un siège à Hong Kong ou à Singapour. La philosophie maison, “Hansar” signifiant “joie et bonheur” en sanskrit ancien, n’est pas un slogan de brochure. C’est une culture d’entreprise qui imprègne chaque interaction, du voiturier au directeur.
Pour qui est le Hansar, et pour qui il ne l’est pas
Le Hansar est un hôtel de couple. Point. C’est son ADN, sa raison d’être, sa force et sa limite. Tout est dessiné pour deux : les daybeds sur les balcons, les lits à baldaquin dans les Sea View XL, les dîners sur la plage, les croisières au champagne, le spa avec ses quatre salles doubles. Les lunes de miel y sont spectaculaires. Les anniversaires de mariage y sont émouvants. Les semaines de déconnexion à deux y sont réparatrices.
Les voyageurs design-conscious, ceux qui choisissent un hôtel autant pour son esthétique que pour son confort, trouveront au Hansar un style rustic-chic thaïlandais qui ne ressemble à rien d’autre sur l’île. Ce n’est pas le minimalisme léché du W Koh Samui ni le luxe tropical classique du Four Seasons. C’est quelque chose de plus chaleureux, de plus ancré, de plus thaïlandais dans son essence.
Les gastronomes apprécieront le H Bistro et surtout la liberté de sortir à pied pour explorer Fisherman’s Village, ce qui multiplie les options culinaires par dix sans avoir besoin de commander un taxi.
Les habitués de Samui qui connaissent déjà les grands noms, les Ritz-Carlton, Conrad, Six Senses, et qui cherchent quelque chose de plus intime, de moins corporate, de plus humain, devraient sérieusement considérer le Hansar.
En revanche, il faut être lucide sur ce que le Hansar n’est pas. Ce n’est pas un resort à grande échelle. Pas de terrain de tennis, pas de kids club, pas de cinq restaurants, pas de beach club avec DJ le week-end. Le gym est médiocre. La plage est correcte sans plus. Les chambres, aussi belles soient-elles, ne rivalisent pas en surface avec celles des ultra-luxe de la côte. Si vous cherchez un resort où tout est possible sans jamais sortir du périmètre, le Meliá ou le Renaissance sont pensés pour ça.
Et puis il y a la question des matelas. Plusieurs avis mentionnent des matelas trop mous. C’est subjectif, évidemment, mais si vous êtes du genre à préférer un support ferme, le Hansar propose un menu d’oreillers. Pour le matelas lui-même, faites votre demande à la réservation. Un bon sommeil en vacances, ça n’a pas de prix, et c’est un détail qui peut gâcher une semaine quand on le découvre trop tard.
La question du prix
Le Hansar facture entre 119 dollars la nuit en basse saison et un peu moins de 500 dollars en haute saison pour les catégories supérieures. La moyenne tourne autour de 288 dollars la nuit. Pour un cinq étoiles à Samui avec petit-déjeuner inclus, vue mer garantie et accès direct à la plage, c’est un positionnement honnête.
La comparaison qui s’impose est avec ses voisins directs de Bophut. Le Peace Resort, récemment rebaptisé NH Collection, joue dans la même fourchette de prix avec un positionnement plus familial et un domaine plus vaste. L’Anantara Bophut est un cran au-dessus en tarif mais aussi en infrastructure. Le Zazen est moins cher et plus intime, mais n’offre pas le même niveau de confort cinq étoiles. Le Hansar se situe au point d’équilibre entre l’intimité boutique et le standing international, et c’est précisément ce qui en fait sa force.
Le vrai atout financier du Hansar, celui que beaucoup de voyageurs ne calculent pas avant d’arriver, c’est le petit-déjeuner inclus combiné à la proximité de Fisherman’s Village. Un couple qui dîne trois soirs sur sept en dehors de l’hôtel, dans les petits restaurants de Bophut où un excellent repas thaï coûte 300 à 500 bahts par personne, économise une somme significative par rapport à un couple captif d’un resort isolé qui facture 2000 bahts par plat. L’emplacement du Hansar est un avantage financier autant que pratique.
Les petites choses qu’il faut savoir
Quelques détails pratiques que les brochures ne mentionnent pas et que les avis laissent filtrer.
Le Hansar a été rénové en 2024, et c’est une bonne chose. L’hôtel avait ouvert en 2010, et quatorze ans sous les tropiques, ça use. Certains voyageurs de passage entre 2020 et 2023 ont trouvé les chambres fatigantes, le bois patiné au-delà du charme, les salles de bains un peu datées. La rénovation a corrigé le tir, mais le Hansar reste un hôtel en teck et en pierre, pas un hôtel neuf en verre et en béton. Si la modernité clinique est votre standard, le Hyatt Regency ou le W Koh Samui seront plus dans votre registre.
La musique au dîner peut être un sujet. Quelques voyageurs ont trouvé la musique d’ambiance trop forte le soir au restaurant. C’est un grief mineur mais qui touche à l’essence d’un hôtel qui se veut paisible. Apparemment, le volume varie selon les soirées et le personnel en charge. Si le silence à table est sacré pour vous, demandez une table en retrait ou dînez tôt.
Le Hansar est certifié SHA Extra Plus, le plus haut niveau de certification sanitaire thaïlandaise. C’est un label qui a eu son importance pendant les années post-Covid et qui garantit un niveau de protocole d’hygiène supérieur au standard.
Infos pratiques
| Catégorie | 5 étoiles |
| Nombre de chambres | 74 chambres et suites |
| Tarifs | A partir de 119 $/nuit (basse saison), 200-486 $/nuit en haute saison, petit-déjeuner inclus |
| Quartier | Bophut Beach, côte nord |
| Plage | Bophut Beach (accès direct) |
| Aéroport | 10-15 min en voiture |
| Fisherman’s Village | 10 min à pied |
| Piscine | Infinity pool face à la mer |
| Spa | LUXSA Spa, 6 salles de soins (ouvert jusqu’à 22h) |
| Idéal pour | Couples, lunes de miel, voyageurs design, gastronomes |
| Pas idéal pour | Familles avec jeunes enfants, sportifs, amateurs de grande plage |
| Réserver | Voir sur Booking.com |
Notre avis
Le Hansar Samui n’est pas l’hôtel le plus spectaculaire de Koh Samui. Il n’a pas la démesure du Ritz-Carlton, la perfection insulaire du Cape Fahn, ni le pedigree wellness du Six Senses. Ce qu’il a, et que peu d’hôtels sur cette île possèdent, c’est la justesse. Tout est à sa place, rien n’en fait trop, et l’ensemble compose une expérience qui ne cherche pas à impressionner mais qui finit par marquer.
On le recommanderait à un ami comme ça : si tu veux un cinq étoiles qui ne te prend pas pour un portefeuille, où le personnel te traite comme un être humain, où tu peux dîner les pieds dans le sable un soir et explorer le plus beau village de l’île le lendemain à pied, où tu te réveilles chaque matin face à la mer avec un petit-déjeuner qui vaut le voyage déjà inclus dans le prix, et où le daybed de ton balcon devient le meilleur ami de ta sieste, alors c’est ici.
Le Hansar ne révolutionne rien. Il fait simplement les choses bien, avec sincérité, dans un cadre qui a du caractère et avec des gens qui aiment leur métier. A Samui, où le luxe se crie souvent en majuscules, cette discrétion est presque subversive. Et c’est exactement ce qui fait revenir les gens année après année.
A lire aussi :
– Pour rester à Bophut dans un registre boutique plus intime, le Zazen et ses 26 villas aux chandelles est une alternative de charme.
– Ceux qui veulent le même emplacement avec un budget plus large trouveront à l’Anantara Bophut un resort complet avec kids club et spa de compétition.
– Si c’est l’isolement absolu que vous cherchez plutôt que la vie de village, le Cape Fahn est une île privée à trois minutes de bateau.
– Les couples qui hésitent entre Bophut et la côte est devraient aussi regarder le Sala Samui à Chaweng, plus design, plus plage, moins village.

Le Hansar est l’incarnation du luxe discret. Pas de bling-bling, pas d’ostentation, juste un service impeccable et un cadre raffiné face à la plage de Bophut. Le restaurant XO est une vraie table gastronomique — le menu dégustation est exceptionnel. C’est l’adresse parfaite pour les couples qui cherchent l’élégance sans le tape-à-l’œil.
le hansar c’est top pour un séjour en amoureux. la plage de bophut juste devant, le personnel aux petits soins, les chambres spacieuses avec baignoire… on a meme eu un upgrade gratuit à l’arrivée. le restaurant XO vaut le détour meme si vous logez pas là
Très bel hôtel mais je trouve le tarif un peu élevé pour ce que c’est. La chambre était belle, le lit confortable, mais rien de « wow » non plus. Le XO restaurant est effectivement très bon. La piscine est agréable mais petite. C’est un bon 4 étoiles+ qui se positionne comme un 5 étoiles, à vous de voir si ça vous convient.
Question : est-ce que le Hansar est adapté pour un voyage entre amis (4 personnes) ou c’est vraiment orienté couples uniquement ? On cherche quelque chose de bien à Bophut pour avril.
Cinquième séjour au Hansar et toujours cette même sensation de bien-être en poussant la porte. Le personnel nous reconnaît, anticipe nos besoins. Le petit-déjeuner en bord de mer est un moment de grâce. Et le XO le soir, avec les lumières tamisées et la cuisine fusion… c’est notre rituel. Un hôtel qui crée de la fidélité par la qualité, pas par le marketing.
Le Hansar c’est la définition du luxe discret à Koh Samui. Pas de show, pas de paillettes, juste l’essentiel fait avec excellence. La plage de Bophut devant l’hôtel est propre et peu fréquentée. Seul regret : on aurait aimé rester plus longtemps.
Très bon séjour en couple pour nos 10 ans. L’hôtel est élégant sans être guindé. Le dîner au XO était le point fort — cuisine raffinée dans un cadre magnifique. Le beachfront de Bophut est parfait pour des promenades au coucher du soleil. Un sans-faute.
Bon hôtel, bien situé sur Bophut beach. Le XO est effectivement excellent. Petit conseil : négociez le tarif en direct sur leur site, c’est souvent moins cher que Booking et ils ajoutent des extras (late checkout, cocktail de bienvenue). Le Fisherman’s Village est accessible à pied en 15 min.