Centara Reserve Samui : Avis Complet, Guide Pratique et Conseils (2025)

Le Centara Reserve, c’est le premier hôtel du groupe Centara à jouer dans la cour de l’ultra-luxe. Installé au bout sud de Chaweng Beach, sur le site de l’ancien Centara Grand que les habitués de Samui connaissaient bien, il a rouvert après une refonte totale avec une ambition claire : rivaliser avec les grands noms de l’île. Et sur pas mal de points, il y arrive.


La table d’abord : six restaurants et un chef qui sait ce qu’il fait

On commence par la bouffe parce que c’est là que le Centara Reserve marque le plus de points face à la concurrence. Le chef Christopher Patzold, passé par le Four Seasons Samui et l’Amanyara aux Turks-et-Caïcos, a monté six adresses aux personnalités très différentes. Six, dans un seul resort. Sur Samui, personne d’autre ne propose ça.

Le Sa-Nga est la pépite. Dix-huit couverts, menu dégustation en sept services, cuisine thaïlandaise contemporaine. On y a dîné un soir de semaine en pensant que ça serait tranquille — il restait une seule table. En haute saison, il faut réserver avant même d’avoir bouclé sa valise. Le cadre est intime, la tenue correcte exigée (oui, il faut des chaussures fermées), et les plats jouent l’équilibre entre tradition thaï et technique moderne sans tomber dans le prétentieux. C’est probablement l’une des meilleures tables de l’île, et le fait qu’elle soit référencée au Guide MICHELIN n’est pas un hasard.

L’Act 5 The Grill, c’est le steakhouse du resort, construit autour de fours à charbon finlandais KOPA. Le Wagyu thaïlandais y est excellent, les portions généreuses, et certains soirs il y a de la musique live qui donne au lieu une ambiance de soirée qu’on ne retrouve pas dans les steakhouses aseptisés d’autres resorts. Les herbes aromatiques qui accompagnent les plats viennent du jardin du resort — un détail qu’on ne remarque pas forcément, mais qui se sent dans l’assiette. Pour une soirée spéciale à deux ou un anniversaire, c’est l’adresse qu’il faut.

Le Salt Society, le beach bar ouvert aussi aux non-résidents, est devenu un spot en soi. Fruits de mer, pizzas, grillades les pieds dans le sable, et ces petites salles semi-privées qu’ils appellent les Cube rooms pour un dîner romantique en bord de mer. Le brunch du dimanche, le Vitamin Sea, attire autant les clients de l’hôtel que les expatriés du coin — on y croise régulièrement des têtes connues de la communauté locale.

Mais c’est The Terrace qui vole la vedette au quotidien. Le petit-déjeuner y est franchement exceptionnel. Quatre salles thématiques, une dizaine de stations à la carte — omelettes, dim sum, sashimi, pâtisseries maison — et une qualité de produits qui dépasse largement ce qu’on trouve dans la plupart des buffets de resorts. Les voyageurs en parlent comme du temps fort de leur séjour, et pour une fois, ce n’est pas exagéré.

Il y a aussi le Gin Run, un bar entièrement dédié au gin avec une trentaine de botanicals et un atelier “Mixologist Journey” pour créer son propre mélange. C’est le genre d’activité qu’on fait pour s’amuser et qui finit par devenir le souvenir dont on parle au retour. Le pool bar, lui, reste classique — pad thaï, tacos, coconut bowls les pieds dans l’eau — mais il remplit parfaitement son rôle quand on n’a pas envie de bouger du bassin.

Maintenant, les choses qui fâchent. Les prix sont élevés. Un dîner pour deux au Sa-Nga ou à l’Act 5 grimpe facilement à 5 000-8 000 THB (140 à 230 euros) hors boissons. Le droit de bouchon est fixé à 1 750 THB la bouteille, soit environ 50 euros — une politique qui agace même les voyageurs habitués au segment luxe. Et le minibar est facturé en conséquence. On lit souvent dans les avis des gens qui conseillent de prévoir un vrai budget restauration ou d’aller manger dehors certains soirs. Heureusement, Chaweng Walking Street est à cinq minutes à pied, et on y trouve des restaurants locaux très corrects pour une fraction du prix. C’est d’ailleurs l’un des gros avantages de cet emplacement.


Situation : le meilleur compromis de Samui

L’emplacement du Centara Reserve est difficile à battre. On est au bout sud de Chaweng Beach, là où la grande plage commence à se fondre dans la baie plus tranquille de Chaweng Noi. C’est un entre-deux parfait : 260 mètres de front de mer, le calme d’une extrémité de plage, et l’animation de Chaweng accessible à pied.

Chaweng a la réputation d’être la plage la plus bruyante de l’île, et c’est vrai pour la section centrale. Mais ici, au sud, on n’entend rien. La dernière fois qu’on est passés en fin d’après-midi, on a pris un verre au bord de la piscine adultes et le seul bruit était celui des vagues. Les jardins tropicaux du resort font écran, les palmiers éclairés par en dessous le soir créent une atmosphère de cocon, et on oublie vite que la walking street est à 500 mètres au nord. On peut y aller à pied en cinq à dix minutes quand on veut sortir de la bulle, traîner au CentralFestival (le grand centre commercial, à un kilomètre), ou simplement faire un saut au 7-Eleven d’à côté. C’est un luxe que des resorts comme le Four Seasons ou le W Koh Samui, magnifiques mais plantés dans des coins reculés, ne peuvent pas offrir.

L’aéroport de Samui est à trois kilomètres — dix à quinze minutes de route, parfois moins quand la circulation est fluide. C’est l’un des transferts les plus courts parmi les resorts de luxe de l’île, et quand on arrive fatigué après un long vol, ça change tout. L’hôtel propose une navette à 1 400 THB (environ 42 euros) le trajet, mais un taxi depuis l’aéroport coûte à peu près pareil. Depuis Bangkok, c’est Bangkok Airways en exclusivité (1h10 de vol, tarifs souvent élevés à cause du quasi-monopole sur la ligne — comptez 3 000 à 6 000 THB l’aller simple). L’alternative économique : voler vers Surat Thani avec AirAsia ou Nok Air puis prendre un ferry combiné, mais il faut compter trois à quatre heures de plus. Une fois installé, si vous comptez explorer l’île, la location d’un scooter (200-300 THB par jour) ou d’une voiture reste l’option la plus pratique. La route côtière qui fait le tour de Samui est bien entretenue et agréable à conduire.

Si on devait résumer : le Centara Reserve permet de jongler entre l’immersion dans un resort et l’exploration spontanée de l’île. Pour les voyageurs qui ne veulent pas rester enfermés dans leur hôtel pendant une semaine, c’est un argument de poids. Et si c’est l’isolement total qui vous tente, l’InterContinental Koh Samui sur la côte sud ou le Hyatt Regency sont de meilleures options.


Les chambres : moins nombreuses, plus généreuses

L’ancienne version du resort comptait 203 chambres. La nouvelle en a 184, réparties sur douze catégories. Le calcul est simple : moins de clés, plus d’espace par chambre, finitions revues à la hausse. Le design, signé par le studio new-yorkais AvroKO, mélange une base coloniale — murs blanchis à la chaux, rotin clair, touches de laiton — avec des accents thaïlandais contemporains. Textiles indigo tissés localement, grandes baies vitrées du sol au plafond, pas de bling doré. C’est sobre, lumineux, et ça vieillit mieux que les marbres rutilants qu’on trouve ailleurs.

La Deluxe, à 40 m², constitue l’entrée de gamme. Vue jardin ou vue mer selon la variante, balcon, baignoire et douche séparées. Pour un premier séjour ou un budget maîtrisé, la Deluxe Ocean est le bon choix : on a la mer sous les yeux sans se ruiner. Les chambres Luxury et Reserve montent à 60 m² avec un coin salon séparé et des finitions un cran au-dessus.

C’est à partir des suites que l’expérience change vraiment. La Reserve Pool Suite (67 m², piscine privée) est le sweet spot du resort. On a parlé avec un couple qui avait longuement hésité entre la Deluxe Ocean et la Pool Suite — ils ne regrettaient pas les quelques centaines d’euros supplémentaires. La piscine privée, même petite, transforme le séjour. Pour les familles, la Luxury Ocean Suite (81 m²) offre un salon séparé qui permet aux enfants d’avoir leur territoire.

Les villas jouent dans une autre catégorie. La Reserve Pool Villa (256 m²) est une maison indépendante avec grande piscine et jardin clos. La Reserve Ocean Pool Villa, 501 m² en front de mer avec majordome, est une résidence de vacances à part entière — on est plus dans le domaine privé que dans l’hôtel.

Les catégories Reserve et au-dessus incluent un service de majordome. C’est un vrai plus : l’assistant gère les réservations de restaurants, organise les excursions, ajuste les préférences de chambre. Ce qui est révélateur, c’est que dans les avis, les voyageurs citent leurs majordomes par leur prénom. Quand un client se souvient du nom de la personne qui l’a servi, c’est que le service a dépassé le protocole.

Petit détail qui revient souvent dans les avis : les surprises quotidiennes déposées en chambre pendant le ménage. Des chocolats artisanaux, des fruits frais, des gourmandises locales. Un voyageur racontait que sa fille attendait chaque jour le retour en chambre pour découvrir ce qui avait été déposé, comme un calendrier de l’avent tropical. Ça n’a l’air de rien, mais c’est ce genre de touche qui crée un souvenir.

Soyons honnêtes sur les défauts. Les Deluxe de 40 m² manquent de rangement pour les séjours longs — les armoires sont jolies mais peu profondes. Quelques voyageurs signalent une climatisation capricieuse dans les chambres côté jardin. Les piscines privées des suites ne sont pas toujours nickel à l’arrivée — eau trouble, feuilles. La maintenance intervient vite, mais quand on paye le prix fort, la première impression compte. Et dans les catégories standard, les balcons des Deluxe Ocean offrent parfois un vis-à-vis avec les voisins qui surprend. Pour l’intimité, il faut viser la Reserve Pool Suite ou au-dessus.


Le spa : un jardin d’herbes et des bols tibétains

Le Reserve Spa Cenvaree est le premier au monde dans sa catégorie — le concept spa haut de gamme développé spécifiquement pour la collection Centara Reserve. Ce qui le distingue d’un spa de palace classique, c’est le jardin d’herbes médicinales biologiques cultivé sur place. Les thérapeutes cueillent eux-mêmes citronnelle, galanga, curcuma et pandan avant de les intégrer dans les soins. Ce n’est pas du folklore : ça ancre les traitements dans la tradition herboriste thaïlandaise et on sent la différence de fraîcheur des ingrédients.

Le soin phare, le Healing Touch, combine massage personnalisé et sound healing au bol chantant tibétain. On a lu des avis qui parlent d’expérience “transformatrice” — c’est un mot fort, mais les vibrations du bol induisent une relaxation profonde qui va au-delà du massage classique. Le Harmony Haven, un rituel de restauration holistique, est idéal en milieu de séjour ou après un long vol. Le programme complet Design for Lifestyle (environ 21 000 THB, soit 600 euros) inclut une évaluation personnalisée et un plan de bien-être sur la durée du séjour.

Le spa compte sept salles de soins, dont deux pour les couples avec jacuzzi privé, un hammam, un sauna et un beauty bar pour les soins express. L’ensemble est reconnu TripAdvisor Travellers’ Choice, et les produits utilisés sont intégralement biologiques et cruelty-free — un engagement qui n’est pas juste un badge marketing ici, il se reflète dans la qualité des textures et des odeurs pendant les soins.

Un conseil pratique : réservez dès votre arrivée, surtout les créneaux couples en haute saison. Ils partent vite. Et si vous êtes le genre à considérer le spa comme un à-côté dont on s’occupe “si on a le temps”, reconsidérez la chose. Le Cenvaree est une vraie destination bien-être en soi, pas un ajout cosmétique au resort.


Piscines et plage

Deux piscines, deux ambiances. La piscine à débordement réservée aux adultes est le vrai luxe du resort. Vaste, élégante, avec une vue dégagée sur l’océan et un calme strict — l’interdiction aux enfants est appliquée sans exception. C’est là qu’on nage le matin et qu’on regarde le ciel virer au rose avec un cocktail du pool bar le soir. Si vous cherchez un coin tranquille pour lire au bord de l’eau sans entendre de splash toutes les trente secondes, c’est ici. C’est notre coin préféré du resort, et apparemment on n’est pas les seuls : les transats se remplissent vite en milieu de matinée.

La piscine familiale, avec sa section peu profonde et son swim-up bar, est pensée pour les parents qui veulent garder un oeil sur les enfants tout en sirotant quelque chose. Un jacuzzi est intégré au bord du bassin. L’ambiance y est plus vivante, plus bruyante aussi — c’est le deal.

La plage s’étend sur 260 mètres — l’un des plus longs fronts de mer privés de Chaweng. Transats, parasols et service de boissons sont inclus, évidemment. Le sable est blanc et fin, l’eau claire avec une profondeur progressive qui rend la baignade agréable pour tout le monde, y compris les enfants. Un maître-nageur surveille la zone et des drapeaux de sécurité balisent les courants. De décembre à avril, les conditions sont quasi parfaites — eau calme, ciel dégagé, pas de méduses. Pendant la mousson (septembre à novembre), la mer peut se montrer agitée et la baignade est déconseillée certains jours. Rien de dramatique, mais si la plage est votre priorité absolue, visez la haute saison.

Pour les enfants et les ados, il y a le Camp Safari (club kids supervisé), l’E-Zone (espace ados avec jeux vidéo), un centre de plongée PADI sur place, un court de tennis et des activités nautiques — kayak, paddle, snorkeling.


Pour qui est fait ce resort

Le Centara Reserve a un profil assez clair. Les couples en voyage de noces ou anniversaire trouveront leur bonheur dans les Reserve Pool Suites — piscine privée, majordome, six restaurants pour varier les ambiances chaque soir. Les amateurs de gastronomie ont ici la palette la plus large de tous les resorts de Samui : du Sa-Nga intimiste au Salt Society pieds dans le sable, en passant par l’atelier gin. Les familles apprécieront la piscine familiale, le kids’ club, le centre PADI et les suites spacieuses — la Luxury Ocean Suite de 81 m² est dimensionnée pour un séjour familial confortable sans que tout le monde se marche dessus. Et ceux qui aiment alterner resort et exploration auront Chaweng à portée de marche — c’est un avantage qu’on ne mesure pas toujours avant d’arriver, mais qui change la dynamique d’un séjour de dix jours. Les amateurs de spa trouveront au Cenvaree une vraie destination bien-être, pas un ajout marketing. Le jardin d’herbes, les soins au bol tibétain, les salles couples avec jacuzzi privé — c’est un resort dans le resort.

En revanche, si c’est l’isolement total et la déconnexion que vous cherchez, passez votre chemin. Le Four Seasons avec ses villas à flanc de colline ou l’InterContinental sur la côte sud sont taillés pour ça. Si vous voulez une ambiance design et plus festive, le W Koh Samui sur Maenam sera plus dans le ton. Et si le budget restauration est un frein, le SALA Samui Chaweng offre un excellent rapport qualité-prix un cran en dessous, avec la même proximité de Chaweng.

Un mot sur les moustiques, puisque ça revient dans les avis et qu’on nous pose souvent la question. Autour des villas avec jardin et des piscines privées le soir, la présence est marquée. Quelques voyageurs rapportent même avoir croisé des serpents à proximité des villas — c’est la réalité de la vie tropicale en Thaïlande, et il faut le savoir avant de réserver. Le resort traite régulièrement les espaces verts et fournit du répulsif, mais on est au milieu de jardins luxuriants, le risque zéro n’existe pas. Si ça vous préoccupe, les chambres en étage (Deluxe Ocean, Luxury Ocean) sont beaucoup moins exposées. Et emportez votre propre répulsif à base de DEET ou d’icaridine, plus efficace que celui fourni par l’hôtel. Les prises anti-moustiques pour la nuit sont aussi une bonne idée, surtout en rez-de-chaussée.


Infos pratiques

Information Détail
Nom officiel Centara Reserve Samui
Ancien nom Centara Grand Beach Resort Samui
Catégorie 5 étoiles ultra-luxe (collection Centara Reserve)
Adresse 38/2 Moo 3, Borput, Chaweng Beach, Koh Samui, Surat Thani 84320
Plage Chaweng Beach (extrémité sud), 260 m de front de mer
Nombre de chambres 184 (12 catégories)
Check-in / Check-out 15h00 / 12h00
Tarif entrée de gamme ~450 USD (rack rate Deluxe). Basse saison à partir de ~122-250 USD/nuit
Tarif moyen ~340-475 USD/nuit selon saison et catégorie
Villa premium Reserve Pool Villa à partir de ~1 718 USD/nuit
Transfert aéroport 1 400 THB (~42 USD) par trajet
Distance aéroport USM 3 km, 10-15 minutes
Parking Gratuit
Animaux Non acceptés
Développement durable SHA Plus, GSTC, 100 % sans plastique, biogas sur site, eau embouteillée sur place
Site web centarahotelsresorts.com

Bon à savoir

Le programme de fidélité CentaraThe1 mérite qu’on s’y inscrive avant de réserver — c’est gratuit et ça prend deux minutes. Le bénéfice immédiat : 15 % de réduction sur le tarif chambre en réservant en direct sur le site ou l’application. C’est plus généreux que ce que proposent Hyatt (World of Hyatt), Marriott (Bonvoy) ou IHG (One Rewards) au niveau de base. On cumule des points sur toutes les dépenses dans l’hôtel, et il n’y a pas de dates bloquées pour les utiliser — un avantage que certains programmes concurrents ne proposent pas. Le statut Gold donne des surclassements sous réserve de disponibilité, et le Platinum Elite débloque un check-out tardif garanti à 14h00 et un accès au lounge. Mais même sans statut, les 15 % sont un avantage concret que beaucoup de voyageurs ignorent.

Si vous cherchez l’ancien nom sur les plateformes de réservation, c’est Centara Grand Beach Resort Samui. Les avis d’avant 2023 correspondent à l’ancienne incarnation du resort, avec des prestations et des tarifs très différents de ce qu’on trouve aujourd’hui.

Pour la période, le meilleur rapport qualité-prix se situe entre juin et octobre. Les tarifs descendent sous les 250 dollars la nuit et la mousson à Samui est moins violente que dans d’autres destinations d’Asie du Sud-Est — des averses brèves et intenses, avec de belles éclaircies entre les deux. C’est la bonne période pour un séjour axé spa et gastronomie plutôt que plage. En haute saison (décembre à mars), les conditions sont idéales mais le resort tourne à pleine capacité et les prix montent en flèche. Avril-mai et novembre offrent un entre-deux intéressant : météo encore bonne, tarifs plus doux, moins de monde.

Si le Sa-Nga vous tente (et il devrait), réservez votre table dès la confirmation du séjour. Dix-huit couverts, ça se remplit vite. Même chose pour l’Act 5 le week-end. Et prévoyez un budget restauration réaliste : un dîner pour deux avec boissons dans les restaurants principaux, c’est 4 000 à 10 000 THB (115 à 290 euros). Le petit-déjeuner est inclus dans la plupart des formules, ce qui compense un peu.

Côté excursions, la position centrale du resort facilite les sorties. Le Big Buddha (Wat Phra Yai), le site le plus emblématique de Samui, est à douze kilomètres — un quart d’heure en voiture. Le Fisherman’s Village de Bophut, avec son marché nocturne du vendredi et son ambiance bohème-chic, est à vingt minutes. L’excursion en bateau au parc marin d’Ang Thong (42 îles, lagons émeraude, snorkeling spectaculaire) vaut la journée entière. Les cascades de Na Muang, à trente minutes au sud, offrent une baignade en pleine jungle qui change radicalement de la plage. Et pour les plongeurs, Koh Tao et Koh Nang Yuan sont accessibles en day trip — certains des plus beaux fonds marins du golfe de Thaïlande.

Un dernier point sur l’environnement. Le resort affiche un engagement durable certifié SHA Plus et GSTC, avec une politique 100 % sans plastique à usage unique, une station de biogaz pour le traitement des déchets organiques, et une embouteillage d’eau sur place en bouteilles de verre. Dans le contexte de Koh Samui, où la gestion des déchets et de l’eau reste un vrai défi, ce sont des efforts tangibles et pas juste de la communication.


Notre avis

Le Centara Reserve est un pari réussi. Passer d’un Centara Grand honnête à un resort qui décroche le titre de n°1 Luxury Hotel in Asia chez Smart Travel Asia et une place dans le Top 1 % mondial de TripAdvisor en à peine deux ans, ça force le respect. Le repositionnement n’est pas cosmétique — c’est une refonte de fond, de l’architecture au recrutement du chef en passant par le concept spa.

Ce qui fait la différence au quotidien, ce n’est ni le design ni les prix. C’est le personnel. On lit des centaines d’avis d’hôtels sur Samui, et la manière dont les voyageurs parlent de l’équipe du Centara Reserve est particulière. Ils ne disent pas simplement “le service est bien” — ils racontent des scènes, donnent des noms, décrivent des attentions spontanées qui ne figurent dans aucun protocole. C’est le signe le plus fiable d’un service authentique.

Mais il ne faut pas tout idéaliser. Sur ce créneau tarifaire, la marge d’erreur est mince, et quelques détails ne sont pas encore au niveau. La climatisation qui fait des siennes, les piscines privées pas toujours nickel à l’arrivée, le rangement insuffisant dans les chambres d’entrée de gamme — ça passe dans un 4 étoiles, pas quand la nuit coûte 450 dollars. La politique tarifaire des restaurants et des boissons reste le point de friction principal : c’est cher, même pour l’ultra-luxe, et le droit de bouchon à 1 750 THB est franchement dissuasif. Le resort semble en avoir conscience et la maintenance est réactive, mais à ce prix, on attend de l’anticipation, pas de la correction.

Au final, le Centara Reserve occupe un créneau unique sur Samui. Son emplacement est objectivement l’un des meilleurs de l’île — plage, proximité de Chaweng, aéroport à dix minutes. Sa palette culinaire est la plus large de tous les resorts. Et avec les 15 % du programme CentaraThe1 et les tarifs de basse saison, il est plus accessible qu’il n’y paraît. Ce n’est pas le resort le plus exclusif de l’île — le Four Seasons et le Cape Fahn jouent sur un autre registre d’intimité. Mais c’est peut-être le plus complet : celui qui offre le spectre d’expériences le plus large dans un seul endroit.


À lire aussi

Si vous hésitez entre plusieurs resorts de luxe à Koh Samui, on a aussi testé les concurrents directs. Le SALA Samui Chaweng est un cran en dessous en gamme mais offre un rapport qualité-prix remarquable sur la même plage. Le W Koh Samui sur Maenam plaira à ceux qui veulent du design contemporain et une ambiance plus festive. Le Hyatt Regency sur la côte nord est un bon compromis pour les membres World of Hyatt qui veulent rentabiliser leur statut. L’InterContinental sur la côte sud impressionne par son architecture en terrasses et son isolement. Et pour ceux qui n’acceptent aucun compromis, le Four Seasons reste le sommet de la pyramide — à un prix en conséquence.

Laurent

Passionné par Koh Samui, partage ses découvertes et conseils sur la vie et l'immobilier sur cette île paradisiaque du golfe de Thaïlande.

10 commentaires

  1. Le Centara Reserve est le nouveau fer de lance de la marque Centara et ça se sent. Le niveau de service et de finition est un cran au-dessus de leurs autres propriétés. L’emplacement sur Chaweng beachfront est imbattable — la plage est magnifique et on est au cœur de l’action tout en étant dans une bulle de luxe. Le SPA Cenvaree est spacieux et propose des soins excellents, le massage thaï aux herbes chaudes m’a remis d’aplomb après le vol.

  2. On est venus en famille avec nos 3 enfants (4, 7 et 11 ans) et le Centara Reserve est vraiment family-friendly. La piscine familiale est grande avec une partie peu profonde pour les petits. Le kids club est bien équipé. Par contre attention, le Centara Reserve est beaucoup plus cher que les autres Centara de Samui — ça reste du 5 étoiles premium.

  3. qu’est ce qui distingue le centara reserve des autres centara exactement ? c’est juste plus cher ou ya vraiment une différence de qualité ? on hésite avec le centara villas samui qui est moins cher

  4. Le SPA Cenvaree est une vraie institution chez Centara et au Reserve il est encore plus beau que dans leurs autres hôtels. J’y ai passé une demi-journée avec le forfait détente complet : hammam, gommage, massage et soin visage. Un moment de pur bonheur. Les thérapeutes sont très professionnelles et à l’écoute.

  5. L’hôtel est top, la plage est belle. Gros plus : la marque Reserve de Centara inclut des extras qu’on n’a pas dans les Centara classiques — minibar réapprovisionné quotidiennement, afternoon tea, et un service de conciergerie dédié. Ça fait la différence au quotidien.

  6. Nous avons été agréablement surpris par le Centara Reserve. Étant habitués aux chaînes occidentales de luxe, on ne s’attendait pas à ce niveau de la part d’une marque thaïlandaise. Le résultat est bluffant. L’emplacement sur Chaweng est parfait, la plage est entretenue chaque matin, et le service est irréprochable. Le buffet du petit-déjeuner est l’un des plus généreux qu’on ait vus — section thaïe, japonaise, occidentale, tout est frais et bien préparé.

  7. Bon hôtel dans l’ensemble mais le bruit de Chaweng Road peut être gênant dans les chambres côté rue. Demandez absolument une chambre côté mer ou côté piscine. La différence est notable surtout la nuit.

  8. La family pool est un vrai bonheur pour les enfants ! Assez grande pour qu’ils s’amusent, avec des jeux d’eau, et les parents peuvent se poser sur les transats juste à côté. Le concept Reserve apporte ce petit plus de confort par rapport à un Centara standard. On a aussi apprécié les soirées barbecue sur la plage organisées deux fois par semaine.

  9. Rapport qualité-prix excellent pour du beachfront à Chaweng. Le Centara Reserve est moins cher que le Vana Belle ou le Four Seasons mais offre un service quasi équivalent. La marque thaïlandaise a vraiment progressé. Le SPA Cenvaree est un modèle du genre.

  10. On a passé notre lune de miel ici et c’était parfait. L’hôtel avait décoré notre chambre avec des pétales de fleurs et une bouteille de champagne nous attendait. Le dîner sur la plage organisé par le concierge était magique. Et le SPA Cenvaree en duo, un pur moment de détente. On recommande à 100% pour les jeunes mariés !

Laisser un commentaire