Anantara Bophut Koh Samui Resort : Avis Complet sur le Resort du White Lotus à Fisherman’s Village

L’Anantara Bophut est le seul cinq étoiles de Koh Samui d’où on peut aller dîner à pied dans un vrai village. Pas un village reconstitué pour touristes, pas un lobby-restaurant qui se donne des airs de marché : le Fisherman’s Village de Bophut, avec ses vieilles maisons en bois, ses restos les pieds dans le sable et son marché du vendredi soir. Cinq minutes de marche. En tongs.

Un resort qu’on peut quitter à pied, et c’est tout le point

Sur la côte nord de Samui, Bophut a résisté à ce qui a englouti Chaweng et, dans une moindre mesure, Lamai : la multiplication des franchises, des bars à néons et des massage parlors alignés comme des soldats. Ici, les anciennes maisons de pêcheurs sino-thaïlandais sont devenues des galeries, des restaurants de poisson grillé, des petites boutiques où on finit toujours par acheter un truc en trop. L’Anantara est posé juste à côté, entre la plage et la route, dans ce qui était une plantation de cocotiers. Les arbres sont toujours là, d’ailleurs. Certains doivent approcher le siècle. On marche dans les allées du resort au milieu de ces troncs immenses et on comprend à quoi ressemblait Samui avant que l’île ne devienne une destination.

Ce qui change tout, c’est cette marchabilité. Le mot est moche, mais le concept est rare à Samui. Dans un Four Seasons ou un Conrad, aussi magnifiques soient-ils, on est captifs du resort. On y mange, on s’y baigne, on y boit, et si on veut voir autre chose, il faut appeler un taxi ou enfourcher un scooter. À l’Anantara Bophut, on sort par la porte, on longe la plage ou on prend le trottoir, et en cinq minutes on est attablé devant un pad thai de rue qui coûte 80 bahts. Le vendredi soir, le Walking Street Market transforme la ruelle principale de Fisherman’s Village en festival de street food, d’artisanat et de musique live. On y croise des habitants, des expats, des familles thaïlandaises en goguette. On peut y aller, se gaver de brochettes de satay, acheter une lampe en noix de coco, et rentrer en titubant de bonheur au resort sans jamais monter dans un véhicule.

L’aéroport de Samui est à dix minutes. Dix minutes réelles, pas ces “quinze à vingt minutes” optimistes qu’annoncent les hôtels et qui en font quarante avec le trafic. On atterrit, on monte dans la voiture, et avant d’avoir fini de répondre à ses messages on est au bord de la piscine. Pour ceux qui arrivent par ferry, c’est plus long, trente à quarante minutes depuis Nathon, mais le concierge organise le transfert sans histoire.

La plage de Bophut est une longue bande de sable doré face au golfe de Thaïlande, avec Koh Phangan qui flotte à l’horizon les jours de beau temps. Ce n’est pas la plus belle plage de Samui, soyons clairs. Le sable est un peu grossier par endroits, l’eau n’a pas la transparence turquoise de Chaweng Noi ou de Coral Cove, et en basse saison des algues s’accumulent sur le rivage. Mais la mer est généralement calme de janvier à septembre, baignable et agréable pour le paddle ou le kayak. Entre octobre et décembre, la mousson du nord-est frappe cette côte de plein fouet : du vent, des vagues, une mer grise qui décourage la baignade. C’est la seule vraie limite de la localisation, et elle est saisonnière. Si on vient en novembre, il faut le savoir et ajuster ses attentes.

L’histoire du terrain a son importance. Le resort occupe une ancienne plantation de cocotiers, et les arbres sont toujours là, intégrés au paysage avec un vrai respect. Se promener le matin dans les allées du resort, entre les troncs centenaires et les bassins de lotus, c’est toucher du doigt le Samui d’avant le tourisme. Celui des pêcheurs et des cultivateurs de coprah. Cette couche de mémoire donne à l’endroit une profondeur que les resorts construits sur des terrains rasés n’auront jamais.

Le facteur White Lotus

Depuis que HBO a posé ses caméras ici pour la saison 3 de White Lotus, l’Anantara Bophut est devenu une destination en soi pour les fans de la série. Le lobby monumental, l’allée d’entrée bordée de cocotiers, le spa avec ses bassins de lotus, tout ça apparaît à l’écran et se reconnaît immédiatement quand on arrive. La dernière fois qu’on y est passés pour un verre au TAN Beach Lounge, on a croisé deux couples américains qui prenaient des photos devant l’entrée principale en comparant avec des captures d’écran sur leur téléphone. Un peu surréaliste, mais assez drôle.

Le resort gère cette notoriété avec intelligence. Pas de panneau “Ici a été tourné White Lotus”, pas de menu thématique, pas de chambre “White Lotus Experience” à prix gonflé. Juste une reconnaissance discrète, et une montée en gamme naturelle de la fréquentation. Le revers : il faut réserver plus tôt qu’avant, surtout en haute saison, surtout les suites en front de mer qui partent les premières.

Les chambres : visez la piscine privée

126 chambres et suites réparties en quatre catégories. On ne va pas les détailler comme un catalogue Booking, mais il y a une chose essentielle à comprendre sur cet hôtel : le fossé entre la chambre d’entrée et la suite à piscine est un gouffre.

La Premier Room fait 65 m2 et a le lit à baldaquin tropical de rigueur, la salle de bains correcte, le balcon sur les jardins. Sur le papier, c’est bien. En réalité, pour un cinq étoiles Anantara à ce prix, c’est un peu juste. On ne dit pas que c’est petit en termes absolus, on dit que les attentes créées par l’enseigne et le tarif ne sont pas totalement honorées. Plusieurs voyageurs le confirment sur Booking, où la taille de la chambre d’entrée est le reproche numéro un. L’autre problème, plus gênant : l’isolation acoustique entre certaines chambres laisse à désirer. Quand le voisin regarde un film à 23h, on le sait. Pour un resort qui vend de la sérénité, c’est un vrai point faible.

La Garden Pool Suite change tout. 78 m2 d’intérieur, une terrasse généreuse et surtout une piscine plongeante privée de 14 m2. Quatorze mètres carrés, c’est suffisant pour nager trois brasses et se rafraîchir sans partager l’eau avec personne. Le salon est séparé de la chambre, la salle de bains atteint un niveau quasi-spa avec sa baignoire face au jardin, et on passe des matinées entières sur la terrasse à alterner café, baignade et sieste sans avoir besoin de descendre à la piscine commune. C’est, à notre avis, le meilleur rapport qualité-expérience de tout l’hôtel. Le surcoût par rapport à la Premier Room se justifie dès la première matinée.

La Beachfront Pool Suite ajoute l’emplacement en front de mer. Même configuration, mais avec le golfe de Thaïlande devant la terrasse au lieu du jardin. Les couchers de soleil depuis sa propre piscine privée, avec Koh Phangan qui s’assombrit sur fond de ciel embrasé, valent le prix de l’upgrade. C’est la catégorie qui affiche complet le plus vite, et ce n’est pas un hasard.

Pour les familles ou les groupes d’amis, la Two-Bedroom Pool Suite accueille jusqu’à six personnes avec deux chambres séparées, un grand salon commun et la piscine privée qui sert de quartier général. Les enfants barbotent, les parents lisent au bord, tout le monde se retrouve pour le room service le soir. C’est un mini-appartement de vacances avec le service d’un cinq étoiles derrière, et c’est exactement ce que les familles qui connaissent recherchent.

La piscine infinity et le spa Bensley

La piscine à débordement fait 30 mètres et s’étire face à la mer dans ce tour de magie optique où le bord du bassin se confond avec l’horizon. On a vu beaucoup de piscines infinity à Samui, et celle-ci reste l’une des plus photogéniques de la côte nord. Koh Phangan apparaît comme posée sur l’eau, le dégradé de bleus change d’heure en heure, et vers 17h30 quand le soleil commence à descendre, c’est un spectacle qu’on ne se lasse pas de regarder, même après des années sur l’île.

Le bassin absorbe bien la fréquentation. Même quand le resort est plein, on ne se marche pas dessus, et les serveurs du TAN Beach Lounge apportent cocktails et encas sans qu’on ait à bouger de son transat. L’ambiance est cosmopolite et détendue, un mélange de familles, de couples et de voyageurs solo qui cohabitent sans se gêner. C’est le coeur social du resort en journée.

Le spa, c’est autre chose. C’est une oeuvre signée Bill Bensley, le starchitecte qui a dessiné certains des plus beaux hôtels d’Asie, du Four Seasons Tented Camp dans le Triangle d’Or au Capella Ubud à Bali. On reconnaît sa patte immédiatement : les bassins de lotus qui reflètent la canopée des cocotiers, les salles de soins conçues comme des pavillons indépendants cachés dans la végétation, cette théâtralité maîtrisée qui transforme un simple massage en expérience sensorielle. On y est allé un mardi de mousson, sous une pluie tiède qui tambourinait sur le toit du pavillon pendant que la thérapeute travaillait une contracture vieille de trois mois. La pluie s’est arrêtée exactement quand le soin s’est terminé. On est sorti dans cette lumière d’après-averse, pieds nus sur les dalles mouillées entre les lotus, et on a compris pourquoi HBO avait choisi ce décor.

La carte des soins mêle traditions thaïlandaises et techniques contemporaines. Les thérapeutes sont compétentes, le cadre fait la moitié du travail, et un massage en duo dans un pavillon privé en fin de journée, quand la lumière dorée filtre à travers la végétation, reste l’un des meilleurs moments qu’on puisse s’offrir à Samui. On recommande un créneau en milieu de séjour plutôt que le dernier jour, histoire d’en profiter les jours suivants au lieu de filer directement à l’aéroport.

Au-delà du spa et de la piscine, le resort dispose d’un centre de fitness correct pour les lève-tôt, de cours de yoga en plein air qui prennent une autre dimension sous les cocotiers, et d’activités nautiques depuis la plage : kayaks, stand-up paddle, sorties snorkeling vers les spots de la côte nord. On ne va pas mentir, les spots de snorkeling autour de Bophut ne sont pas les plus spectaculaires de Samui, loin de là, mais pour une sortie matinale décontractée ça fait l’affaire. Pour du snorkeling sérieux, il faudra organiser une excursion vers Ang Thong ou Koh Tao, ce que le concierge gère sans difficulté.

Manger au resort et autour

L’Anantara Bophut a trois restaurants, ce qui est honnête pour 126 chambres. Mais l’avantage décisif ici, c’est qu’on n’est pas condamnés à tourner entre trois cartes pendant une semaine. Le Fisherman’s Village est à cinq minutes à pied avec ses dizaines d’adresses indépendantes, et ça change radicalement le rapport à la restauration d’hôtel.

Le restaurant qui sort du lot, c’est Guilty. Une table sud-américaine et Nikkei dans un resort de la côte nord de Samui, sur le papier ça ressemble à un caprice de directeur culinaire. En pratique, c’est l’une des meilleures surprises gastronomiques de l’île. La cuisine Nikkei, née du métissage entre les traditions japonaises et péruviennes, donne des ceviches d’une fraîcheur remarquable, des tiraditos délicats, et des plats qui marient les produits de la mer du golfe avec des saveurs qu’on n’attendait pas à Samui. La carte des cocktails est à la hauteur, avec des créations au pisco et au mezcal qui justifient le déplacement même si on ne loge pas à l’hôtel. C’est notre restaurant préféré de l’Anantara, et l’un des dîners les plus intéressants qu’on puisse faire dans le nord de l’île. À réserver dès l’arrivée.

Thin Tai est le restaurant principal, celui du quotidien. On y prend le petit-déjeuner, et c’est là que l’hôtel marque de vrais points. Les voyageurs le placent systématiquement en tête de leurs éloges sur Booking et TripAdvisor, et on comprend pourquoi. Le buffet matinal est généreux, varié, avec des produits frais et une station de nouilles asiatiques qui réveille mieux que n’importe quel café. On a lu des avis de voyageurs qui disent que c’est le meilleur petit-déjeuner d’hôtel qu’ils aient pris en Thaïlande. C’est peut-être un peu fort, mais disons que c’est dans le haut du panier à Samui. Arriver avant 8h30 permet d’éviter l’affluence et de profiter du meilleur choix. Le soir, Thin Tai propose une carte thaïlandaise et internationale correcte sans être mémorable, le genre de table qui rassure quand on ne veut pas se compliquer la vie.

Le TAN Beach Lounge complète le trio avec un concept simple : manger les pieds dans le sable face à la mer. Salades, poissons grillés, cocktails tropicaux, ambiance décontractée. C’est le lieu de l’apéritif au coucher du soleil et du déjeuner post-baignade. Pas de gastronomie pointue, mais exactement ce qu’on veut quand on sort de la piscine en maillot.

Mais le vrai conseil, c’est de ne pas manger au resort tous les soirs. Sortez. Le Fisherman’s Village regorge de petites adresses où le poisson grillé du jour coûte une fraction du prix du resort, où l’ambiance est vivante et authentique, et où on se mêle aux locaux et aux expats de Bophut. On a un faible pour les petits restos en bord de mer vers le milieu de la ruelle principale, ceux avec les tables en bois et les lampions. On y mange du barramundi entier grillé sur charbon pour 350 bahts, accompagné d’une salade de papaye verte qui arrache juste ce qu’il faut. Essayez de comparer ça avec le même poisson au TAN Beach Lounge, et vous comprendrez pourquoi cette marchabilité vers le village vaut de l’or.

Le vendredi soir au Walking Street Market, c’est encore autre chose. La street food est excellente, les prix sont honnêtes, et l’ambiance est joyeusement bordélique dans le meilleur sens du terme. Familles thaïlandaises, touristes de tous horizons, expats du coin, tout le monde déambule entre les étals de satay, de pad thai, de mango sticky rice et de brochettes de fruits de mer. C’est un luxe que presque aucun autre resort cinq étoiles de Samui ne peut offrir : sortir du lobby et se retrouver dans un marché vivant dix minutes plus tard.

Pour les familles, c’est le bon choix

On va être directs : si on cherche un resort de luxe à Samui pour y venir en famille avec des enfants, l’Anantara Bophut est probablement le choix le plus intelligent de la côte nord.

Le Tree House Kids’ Club n’est pas une garderie déguisée. C’est un vrai espace avec des activités, des ateliers cuisine adaptés aux enfants, des jeux éducatifs, un personnel formé qui parle anglais couramment. Les parents déposent les gamins le matin et filent au spa ou à la piscine la conscience tranquille. Les enfants s’amusent. Tout le monde est content. C’est basique, mais c’est exactement ce qu’on veut dire quand on dit qu’un hôtel est “family-friendly” : pas un toboggan dans la piscine et un menu avec des nuggets, mais une vraie prise en charge qui libère les parents.

La Two-Bedroom Pool Suite est calibrée pour les familles qui ne veulent pas réserver deux chambres séparées et passer la semaine à courir dans les couloirs. Les couples qui voyagent ensemble y trouveront aussi leur compte, avec l’intimité de deux chambres et l’espace commun pour les apéros.

Pour les couples sans enfants, l’ambiance reste romantique malgré la présence de familles. La piscine est assez grande pour ne pas se sentir envahi, le spa Bensley est un cocon d’adultes, et les dîners au Guilty ou les pieds dans le sable au TAN Beach Lounge gardent leur magie. Le lit à baldaquin de la Garden Pool Suite et sa piscine privée font le reste. Pour une lune de miel, la Beachfront Pool Suite avec la vue mer ajoute la touche finale.

Les voyageurs d’affaires et les nomades numériques apprécieront la proximité de l’aéroport, le Wi-Fi fiable et la variété du Fisherman’s Village qui empêche la lassitude des séjours prolongés. On connaît des gens qui y passent deux ou trois semaines chaque hiver, alternant travail le matin depuis la terrasse de leur suite et exploration de l’île l’après-midi. La configuration fonctionne bien pour ce rythme.

Et pour les fans de White Lotus, le pèlerinage est évidemment inclus dans le prix de la chambre. On ne va pas se mentir, reconnaître les décors de la série en marchant dans le resort ajoute une couche de plaisir inattendue, même pour ceux qui ne sont pas venus spécialement pour ça.

Le service : chaleureux, avec quelques trous

Avant de parler de ce qui pêche, il faut rendre justice au personnel. C’est le deuxième point le plus salué dans les avis après le petit-déjeuner, et c’est mérité. L’hospitalité thaïlandaise ici n’est pas un sourire de circonstance, c’est une attention sincère qui se manifeste dans les détails. On lit régulièrement des voyageurs qui citent nommément des membres du staff dans leurs avis, ce qui est toujours bon signe. Le concierge connaît ses classiques, le personnel de piscine anticipe les besoins, et les serveurs du Thin Tai ont cette mémoire qui fait qu’au troisième matin ils savent que vous prenez votre café noir sans sucre. C’est le genre de service qui transforme un séjour agréable en séjour marquant.

Cela dit, il ne faut pas tout idéaliser. On a mentionné plus haut la taille de la Premier Room et l’isolation acoustique entre certaines chambres. Ce sont les deux reproches les plus fréquents dans les avis, et ils sont légitimes.

Il y a aussi des barrières linguistiques occasionnelles. La majorité du personnel parle un anglais très correct, mais quelques membres de l’équipe peinent sur les demandes complexes. Pour des vacances francophones, on oublie : personne ne parle français. C’est l’anglais ou rien, et parfois l’anglais est approximatif. Rien de dramatique, mais ça peut irriter les voyageurs habitués au bilinguisme impeccable des palaces.

La note TripAdvisor de 4,0 sur 5 est honorable mais en retrait par rapport à certains concurrents directs. Le Vana Belle et le Four Seasons affichent 4,5. Cette demi-étoile d’écart reflète exactement ces petites imperfections : l’espace des chambres d’entrée, le bruit entre les murs, le service qui décroche parfois sur les détails. L’Anantara Bophut est un très bon hôtel. Ce n’est pas un palace irréprochable, et il ne faut pas y venir avec cette attente.

Le prix, en revanche, joue en sa faveur. Avec des tarifs qui démarrent autour de 219 dollars la nuit pour la Premier Room, on est en dessous de la plupart des cinq étoiles de marque sur l’île. C’est un rapport qualité-prix solide, surtout si on monte en catégorie vers la Garden Pool Suite, où l’expérience justifie pleinement l’investissement.

Infos pratiques

Information Détail
Nom complet Anantara Bophut Koh Samui Resort
Adresse 99/9 Bophut Bay, Bophut, Koh Samui, Surat Thani 84320, Thaïlande
Accès depuis l’aéroport 8 km, 10-15 minutes en voiture depuis USM
Nombre de chambres 126
Fourchette de prix 219 – 496+ USD / nuit selon saison et catégorie
Check-in / Check-out 15h00 / 12h00
Note Booking.com 9,0 / 10 (419 avis)
Note TripAdvisor 4,0 / 5 (3 762 avis)
Wi-Fi Gratuit dans tout le resort
Parking Gratuit
Programme fidélité GHA Discovery (Global Hotel Alliance)
Restaurants Guilty (Nikkei/sud-américain), Thin Tai (thaïlandais/international), TAN Beach Lounge
Spa Spa design Bill Bensley, pavillons autonomes
Piscine Infinity pool de 30 m avec vue Koh Phangan
Enfants Tree House Kids’ Club
Plage Bophut Beach (côte nord)
Site web anantara.com/bophut-koh-samui

Bon à savoir avant de réserver

La haute saison idéale court de janvier à avril : temps sec, mer calme, soleil garanti. Mai à septembre offre un bon compromis avec des tarifs plus doux et une fréquentation allégée, malgré quelques averses tropicales qui ne durent jamais longtemps. Éviter octobre à décembre si la plage est une priorité : la mousson du nord-est frappe la côte nord de plein fouet, avec du vent et une mer agitée qui peut gâcher les journées balnéaires.

Les prix affichés subissent une majoration d’environ 17% en taxes et service, comme partout en Thaïlande. Penser au budget restaurant et spa quand on fait ses calculs. Grab fonctionne à Samui pour les taxis et offre souvent les meilleurs tarifs pour les excursions. Un scooter est utile pour explorer le reste de l’île, mais la conduite locale demande une vigilance constante. La location de voiture avec chauffeur reste l’option la plus sereine pour les journées d’excursion.

Le Walking Street Market du vendredi soir, c’est de 17h à 23h environ. Si c’est important, on cale son séjour pour inclure au moins un vendredi. Ça vaut le coup.

Pour les excursions, le concierge organise des sorties vers le parc national marin d’Ang Thong, le Big Buddha à Bang Rak, le Wat Plai Laem et ses dix-huit bras, ou les cascades de Na Muang dans le centre de l’île. Le resort propose aussi des cours de cuisine thaïlandaise qu’on recommande sans réserve : c’est le genre de souvenir qu’on ramène chez soi et qu’on utilise vraiment. Si le bruit vous inquiète pour la chambre, mentionnez-le à la réservation ou à l’arrivée. Les équipes sont réceptives et peuvent attribuer une chambre dans un secteur plus calme de la propriété.

Notre avis

L’Anantara Bophut occupe une place à part à Samui. C’est le resort de luxe qui ne vous enferme pas. Là où la tendance du haut de gamme insulaire est à l’isolement splendide, aux villas perchées sur des falaises d’où on ne voit personne et où le monde extérieur cesse d’exister, cet hôtel fait le pari inverse. On dort dans un cinq étoiles, on se fait masser dans un spa signé par un génie de l’architecture tropicale, on nage dans une piscine infinity qui tutoie l’horizon, et dix minutes plus tard on est dans une ruelle de Fisherman’s Village à manger du poisson grillé sur une table en plastique. C’est cette dualité qui fait tout le prix de l’adresse.

On ne va pas prétendre que c’est parfait. La chambre d’entrée déçoit par rapport aux attentes créées par l’enseigne, les murs laissent passer le bruit, et le service décroche parfois sur les détails. Si on cherche l’excellence absolue sans la moindre aspérité, l’Anantara Lawana ou le Four Seasons seront plus adaptés, mais beaucoup plus chers et beaucoup plus isolés.

Notre recommandation : réserver une Garden Pool Suite ou supérieur. C’est à partir de cette catégorie que l’Anantara Bophut dévoile son vrai potentiel. La piscine privée, l’espace, le jardin tropical, tout ça compose une expérience qui transcende les petites imperfections structurelles. Pour les familles, c’est l’un des meilleurs cinq étoiles de Samui, point. Pour les couples, c’est un choix malin qui offre le romantisme du resort et la liberté du village. Pour les fans de White Lotus, c’est le pèlerinage qui se double de vraies vacances. Et pour tous ceux qui pensent que le luxe inclut la possibilité de sortir de sa bulle dorée et de toucher à la vraie vie de l’île, l’Anantara Bophut est tout simplement sans équivalent.


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Laurent

Passionné par Koh Samui, partage ses découvertes et conseils sur la vie et l'immobilier sur cette île paradisiaque du golfe de Thaïlande.

10 commentaires

  1. L’Anantara Bophut est exactement comme décrit dans l’article. Le Fisherman’s Village à deux pas c’est un vrai plus — on sortait le soir se balader dans les petites rues, manger dans les restos locaux, et on rentrait à pied. L’ambiance est authentique, loin des usines à touristes. Le Siam Kitchen de l’hôtel est d’ailleurs excellent, le pad thai aux crevettes est mémorable.

  2. Alors oui c’est beau, oui le charme thaï est là, mais honnêtement la piscine est un peu petite pour un hôtel de ce standing. Quand il y a du monde c’est vite bondé. Le reste est top par contre, surtout l’emplacement à Bophut.

  3. Est-ce que c’est vrai que White Lotus a été tourné ici ?? On adore la série et ça nous donnerait une raison de plus d’y aller. Quelqu’un peut confirmer quelles scènes ont été filmées sur place ?

  4. Nous y étions en décembre dernier pour 10 nuits. L’Anantara Bophut a ce côté village thaïlandais reconstitué qui est très charmant sans être kitsch. Les bungalows sont spacieux et bien entretenus. Ce que j’ai particulièrement apprécié c’est la proximité avec le marché du vendredi soir au Fisherman’s Village — une expérience culinaire incroyable à prix locaux. Par contre, apportez de l’anti-moustique, le soir ça pique pas mal près du jardin.

  5. tip pour les fans de white lotus : demandez la chambre 201, c’est celle qu’on voit dans la série apparemment. le staff est habitué à la question lol

  6. Le charme thaï de cet hôtel est indéniable. Les toits en pointe, les bassins de lotus, les statues… On se sent transporté. Le Siam Kitchen propose un menu dégustation qui vaut vraiment le détour. Mention spéciale au personnel, d’une gentillesse rare. Mon mari et moi avons été bluffés par l’attention aux détails : des fleurs fraîches chaque jour dans la chambre, un turn-down service avec des petites douceurs locales.

  7. Bon hôtel, bon emplacement. La plage de Bophut est correcte mais pas la plus belle de Samui. Si vous cherchez du sable blanc carte postale c’est pas ici, par contre l’ambiance village et la culture locale compensent largement.

  8. On a passé 5 nuits en mars, c’était magique. La zone piscine est un havre de paix le matin, entourée de verdure tropicale. Petit conseil : prenez le petit-déj au bord de la piscine plutôt qu’au restaurant principal, c’est beaucoup plus agréable et le service est le même.

  9. Question bête mais y a-t-il un parking à l’hôtel ? On pensait louer un scooter pour explorer l’île depuis Bophut. Merci d’avance !

  10. Notre lune de miel ici en avril ! L’Anantara Bophut respire la Thaïlande authentique. Le dîner au bord de la plage organisé pour nous était inoubliable. Le Fisherman’s Village le soir avec ses lanternes c’est tellement romantique. On reviendra c’est sûr.

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