Napasai, c’est le resort où on retourne quand on veut retrouver le Samui d’avant – celui des cocoteraies, du sable blanc sans jet-ski et du personnel qui se souvient de votre nom six mois après. Sur la côte nord, à l’écart de tout, 69 villas sont éparpillées dans un domaine de 17 hectares que la plupart des touristes de Chaweng ignorent complètement. Depuis le départ de la marque Belmond début 2025, pas mal de voyageurs se demandent si l’endroit tient toujours la route. On y était il y a quelques mois : la réponse est oui, avec quelques réserves qu’on va détailler.
La plage d’abord, parce que c’est elle qui fait tout
Si on devait résumer Napasai en un seul argument, ce serait sa plage. On parle de la plus longue bande de sable privée de Koh Samui, quelque chose comme 1 800 mètres carrés de plage protégée, et surtout : une plage où on se sent seul. Pas seul-triste. Seul-luxe. Celle où on marche quinze minutes pieds nus sans croiser personne d’autre qu’un kayakiste matinal et un couple qui fait du yoga au bout.
Ce qui est frappant, c’est à quel point cette plage écrase la concurrence directe. Au Four Seasons Koh Samui, la plage est jolie mais minuscule, coincée au pied de la falaise. Au Banyan Tree Samui, on regarde la mer depuis la colline mais la baignade demande un effort logistique. Ici, on sort de sa villa, on fait vingt pas, et on est dans l’eau. Le sable est fin, la pente douce, l’eau calme presque toute l’année – idéal pour les enfants qui pataugent et les adultes qui veulent nager sans se battre contre les vagues.
Et puis il y a ce truc rare dans l’hôtellerie de luxe : la générosité. Le kayak, le paddle, le catamaran Hobie Cat, la planche à voile, le laser, le snorkeling – tout ça est inclus. Gratuit. On n’en revient toujours pas, parce que dans la plupart des cinq étoiles de l’île, sortir un paddle vous coûte 1 500 bahts de l’heure. Au Napasai, on attrape un gilet, on pousse le kayak dans l’eau, et personne ne vous présente une facture. Un centre de plongée PADI 5 étoiles est installé sur place pour ceux qui veulent explorer Sail Rock ou le parc d’Ang Thong. Ça, c’est payant, mais les tarifs restent corrects par rapport à ce qu’on trouve en ville.
La dernière fois qu’on y est passés, un matin de semaine vers sept heures, la mer était plate comme un miroir et il n’y avait strictement personne sur la plage. On a pris un kayak, pagayé le long de la côte pendant une demi-heure en regardant les cocotiers défiler, puis on est revenus se poser sur un transat pour le petit-déjeuner. C’est ce genre de matinée qui vous fait comprendre pourquoi les gens reviennent année après année.
Situation : le calme a un prix
Napasai se trouve sur Ban Tai Beach, un bout de la plage de Maenam que la majorité des visiteurs de Samui ne connaissent même pas. La côte nord, c’est l’antithèse de Chaweng : pas de boîte de nuit, pas de go-go bar, pas de vendeur de tuk-tuk qui vous harcèle. C’est exactement ce que certains cherchent. Et exactement ce que d’autres fuient.
L’aéroport de Samui est à une vingtaine de minutes en voiture. Le pier de Maenam, pour attraper un ferry vers Koh Phangan, est à cinq minutes. Fisherman’s Village à Bophut, dix à quinze minutes. Chaweng, une bonne demi-heure. Pour le reste – Big Buddha, le golf de Santiburi, le marché de nuit de Maenam le jeudi – tout se fait en scooter sans problème.
Le vrai sujet, c’est le soir. Quand le soleil se couche et que vous avez épuisé les trois restaurants du resort, vos options se réduisent drastiquement. Pas de shuttle régulier vers les restaurants de Maenam ou Bophut. Pas de Grab fiable à cette heure-ci dans ce coin de l’île. On a lu pas mal de retours de voyageurs qui décrivent un sentiment de “captivité culinaire” à partir du troisième soir, et on comprend. La solution, on la donne plus loin, mais soyons clairs : si vous avez besoin de sortir dîner ailleurs régulièrement, cet isolement va vous peser.
Les villas : du caractère, quelques rides
Première chose à savoir : il n’y a ici aucun bâtiment. Zéro. Pas d’aile, pas de couloir, pas d’ascenseur. Les 69 unités sont toutes des villas individuelles plantées dans la végétation, reliées par des chemins ombragés qui serpentent entre les arbres. C’est ce qui donne au Napasai cette atmosphère de village tropical que les resorts construits en bloc ne pourront jamais reproduire.
La villa d’entrée de gamme – la Sea View Villa – fait 62 mètres carrés. Ce n’est pas immense, mais l’agencement est malin et la terrasse privée agrandit l’espace de vie de manière significative. Ce qui marque, c’est la salle de bain. La baignoire en terrazzo, installée dans un espace semi-ouvert sur la nature, est devenue une sorte d’icône du resort. La douche est carrément extérieure, au milieu d’un petit jardin tropical clos. On se douche sous les arbres, avec les bruits de la forêt autour. C’est simple, mais c’est le genre de détail sensoriel qu’on ne retrouve nulle part ailleurs à ce niveau de prix.
Pour les catégories, on va aller à l’essentiel. Les Oceanfront Villas donnent directement sur la plage – c’est la catégorie la plus demandée et à raison. Les Garden Pool Villa Suites, à 93 mètres carrés, ajoutent un salon séparé et surtout une piscine privée à débordement : c’est le choix évident pour un anniversaire de mariage ou une lune de miel. Et puis il y a les résidences – jusqu’à quatre chambres, jusqu’à 400 mètres carrés, avec cuisine équipée et piscine privée. Idéales pour les familles ou les groupes d’amis qui veulent vivre en autonomie tout en profitant des services du resort.
Maintenant, le bémol. On ne va pas tourner autour du pot : certaines villas accusent leur âge. On a vu des retours récurrents sur des parquets qui grincent, des joints de salle de bain fatigués, des petits détails de finition qui ne sont plus au niveau de ce qu’on attend à 500 euros la nuit. Ce n’est pas partout, et ce n’est pas rédhibitoire, mais c’est là. La bonne nouvelle, c’est que le resort a annoncé une fermeture pour rénovation complète à partir de mi-2026. D’ici là, on recommande de demander explicitement une villa récemment rafraîchie à la réservation.
Un point qui revient aussi souvent dans les avis : le terrain est vallonné, avec beaucoup de marches et de pentes. Des buggies circulent pour transporter les hôtes, mais ils ne passent pas partout. Si vous voyagez avec une poussette ou si vous avez des problèmes de mobilité, les Sea View Hill Villas perchées en haut de la colline sont à éviter. Demandez une villa en bord de plage, et insistez.
La piscine et les lanternes : un truc bête qui marche à tous les coups
La piscine principale du Napasai est longue, sinueuse, et offre une vue dégagée sur le golfe de Thaïlande. Elle est ouverte 24 heures sur 24, ce qui est pratique pour les noctambules et les insomniaques. Un jacuzzi la prolonge, et une piscine séparée est réservée aux enfants.
Mais le vrai truc, celui que tout le monde mentionne dans ses avis, c’est les lanternes. Chaque soir, à la tombée de la nuit, l’équipe du resort dépose des lanternes flottantes à la surface de l’eau. Sur le papier, ça a l’air anecdotique. En vrai, c’est beau à couper le souffle. On s’installe avec un cocktail, la lumière dorée se reflète dans l’eau, le soleil disparaît derrière Koh Phangan au loin, et pendant dix minutes, le temps s’arrête. On a vu des couples rester là sans parler pendant une demi-heure, juste à regarder. C’est un de ces moments simples qui font la différence entre un bon hôtel et un endroit qu’on n’oublie pas.
Spa et bien-être : intime, pas démesuré
Le spa du Napasai n’a rien à voir avec les complexes de 3 000 mètres carrés qu’on trouve au Six Senses Samui ou dans d’autres resorts de la même gamme. C’est une offre modeste – deux salles de soins intérieures, quelques pavillons ouverts sur la nature, et la possibilité de se faire masser dans sa villa. La carte reste classique : massage thaï, compresses aux herbes, pierres chaudes, aromathérapie.
Si le spa est la raison principale de votre voyage, le Six Senses sera un meilleur choix. Au Napasai, le bien-être passe plutôt par le mouvement et la nature. On parle de cours de yoga quotidiens gratuits, de séances de Tai Chi face à la mer, de Pilates, et d’initiations au Muay Thai. Le Muay Thai, d’ailleurs, c’est une de ces activités qu’on recommande à tout le monde, même aux non-sportifs. L’entraîneur adapte l’intensité, l’ambiance est décontractée, et on repart avec le sentiment d’avoir fait quelque chose de différent de sa journée plage habituelle. Là encore, tout ça est gratuit – un avantage réel par rapport aux concurrents qui facturent ces prestations en supplément.
Ce qu’on mange (et ce que ça coûte)
On attaque le sujet sensible. La restauration au Napasai est à la fois une vraie force et le talon d’Achille du resort. Prenons les choses dans l’ordre.
Lai Thai, le restaurant principal, est perché en hauteur avec une vue panoramique sur l’océan qui, au coucher du soleil, justifie à elle seule de s’y attabler. Depuis août 2024, c’est le Chef Mauricio Reyes Corti qui tient les rênes – un parcours qui passe par le Six Senses Koh Samui, un étoilé Michelin en Toscane et un restaurant reconnu à Saint-Sébastien. Sa signature, c’est la cuisson au charbon – environ 80 % de la carte passe par le grill – et un travail de lacto-fermentation avec les produits du potager du resort. Les herbes et légumes viennent en partie du Secret Garden, le jardin bio du domaine. Ce n’est pas du greenwashing : on a vu les potagers, les herbes sont cueillies le matin et finissent dans l’assiette le soir.
Le Beach Restaurant est l’adresse pieds-dans-le-sable pour les grillades de fruits de mer et les soirées décontractées. Agréable, sans prétention, avec des plateaux de poissons frais qui font le travail. Mais la vraie pépite culinaire du resort, c’est le Moo Kata. C’est un barbecue-fondue thaïlandais servi directement sur la plage : un dôme de métal sur lequel on grille viandes et crevettes, avec un bouillon qui mijote dans la rigole autour et cuit les légumes et les nouilles. C’est convivial, participatif, et franchement excellent. C’est notre soirée préférée au Napasai, à faire absolument.
Maintenant, les prix. On va être francs : c’est cher. Trop cher par rapport à la qualité, selon beaucoup de voyageurs, et on est partiellement d’accord. Un dîner pour deux avec du vin tourne facilement autour de 6 000 bahts, soit 160 euros. Un supplément de service de 10 % s’ajoute automatiquement à l’addition, et pas mal de convives découvrent cette ligne sur la note avec une grimace de surprise. Quand on combine ces prix avec l’isolement du resort et l’absence de navette vers les restaurants du coin, on obtient une situation où certains voyageurs se sentent piégés. Le petit-déjeuner est copieux et varié, c’est vrai – mélange de cuisine thaïe et occidentale, souvent cité comme l’un des meilleurs de l’île – et il permet de tenir jusqu’au déjeuner tardif. Mais sur un séjour de cinq nuits ou plus, la note F&B peut devenir douloureuse.
Le cours de cuisine est un moment à part. On commence par une visite du Secret Garden pour cueillir ses herbes, puis on passe aux fourneaux avec le chef. C’est pédagogique, détendu, et on repart avec des recettes qu’on peut vraiment reproduire chez soi. Pour les occasions spéciales, le dîner privé sur la plage – table dressée sur le sable, bougies, lanternes, menu sur mesure – reste l’une des expériences les plus romantiques de Koh Samui.
Les familles : une vraie surprise
On ne s’attend pas forcément à ce qu’un resort “luxe discret” comme Napasai soit un champion de l’accueil familial. Et pourtant, c’est le cas.
Le programme “My First Job” est un concept malin qui propose aux enfants de 3 à 12 ans de jouer les apprentis dans différents métiers de l’hôtellerie, une heure à la fois. Apprenti pâtissier avec le chef, apprenti barman qui prépare des mocktails, apprenti jardinier dans le potager, apprenti fleuriste, apprenti danseur thaï – il y a sept ateliers au total, et les gamins en redemandent. C’est bien pensé, bien encadré, et ça occupe les matinées pendant que les parents profitent de la plage en paix.
La Secret Countryside, la petite ferme du resort avec ses buffles d’eau, ses chèvres et ses poules, fait le bonheur des plus petits. Ajoutez les eaux calmes et peu profondes de la plage, la piscine enfants, les balades à vélo dans le domaine, et vous avez un environnement familial complet qui n’a rien à envier aux grands resorts “family-friendly” comme le Meliá Koh Samui.
Les résidences multi-chambres avec cuisine équipée sont une option intelligente pour les familles : on garde son autonomie pour les repas des enfants (parce que oui, payer 160 euros de dîner par adulte avec un gamin de quatre ans qui ne mange que du riz, ça pique), tout en profitant de la piscine privée et des services du resort.
Le personnel : la vraie raison pour laquelle les gens reviennent
On a gardé ce sujet pour le milieu de l’article plutôt que pour l’intro, parce qu’il mérite qu’on s’y arrête. Le score de satisfaction sur le personnel, 9,9 sur 10 sur Booking.com, est presque absurde. C’est la note la plus élevée de tous les resorts haut de gamme de l’île. Et en lisant les avis, on comprend pourquoi.
Ce n’est pas un service de palace européen, calibré et mécanique. C’est une hospitalité thaïlandaise authentique – chaleureuse, attentive, souvent touchante. Les mêmes prénoms reviennent dans les avis depuis des années. On a lu un couple qui racontait être revenu trois ans après leur premier séjour et avoir été accueilli par la même personne, qui se souvenait de leur villa, de leur dessert préféré, et du fait qu’ils avaient fêté un anniversaire la première fois. Ce genre de chose ne s’invente pas et ne se programme pas.
La question que tout le monde se pose depuis le départ de Belmond : est-ce que l’équipe a changé ? D’après ce qu’on a pu constater et ce que confirment les voyageurs qui ont testé l’avant et l’après, la réponse est non. L’équipe est restée. L’âme est restée. Le logo sur les serviettes a changé, mais la personne qui vous les apporte est la même.
La transition post-Belmond : ce qui a changé, ce qui n’a pas changé
L’histoire de ce resort est mouvementée. Ouvert en 2004 sous le nom de Pansea Samui, racheté par Orient-Express en 2006, devenu Belmond Napasai en 2014, absorbé par LVMH lors du rachat de Belmond en 2019, puis sorti du giron Belmond début 2025 pour devenir simplement Napasai Samui. Cinq noms en vingt ans, c’est beaucoup pour un même endroit.
Ce qui a concrètement changé : le programme Bellini Club, ce club sur invitation qui offrait via les agents de voyage certifiés le petit-déjeuner gratuit, un surclassement, un crédit hôtelier et des horaires flexibles, a disparu avec la marque Belmond. Si vous passiez par un agent Virtuoso ou Belmond-certifié pour obtenir ces avantages, renseignez-vous sur les nouveaux partenariats en place.
Ce qui n’a pas changé : l’essentiel. L’équipe, le cadre, les villas, la plage, la cuisine, le rythme du lieu. On a épluché des dizaines de retours de voyageurs ayant séjourné avant et après la transition, et le consensus est clair : l’expérience au quotidien est la même. Le resort ne s’est pas effondré parce qu’un logo a changé. C’est rassurant, même si la question de la direction future reste ouverte, surtout avec la fermeture pour rénovation annoncée à partir de mi-2026.
Les distinctions : ce que valent les labels
Le Napasai a décroché 2 Clés au Guide MICHELIN en 2024, lors du lancement du système Keys en Thaïlande. “Séjour exceptionnel”, le deuxième palier sur trois. À Samui, quatre hôtels ont obtenu la même distinction : Napasai, le Banyan Tree Samui, SALA Choengmon et le Six Senses Samui. Il est aussi noté 91,5 sur 100 par La Liste en 2026, distingué huit années consécutives comme “Asia’s Leading Villas” aux World Travel Awards, et recommandé par à peu près tous les guides qui comptent – Fodor’s, Frommer’s, Lonely Planet, Virtuoso.
Ce que ces distinctions ne disent pas, c’est que le resort a des faiblesses. Un label MICHELIN ne garantit pas que votre parquet ne grincera pas, et un score Booking ne vous préviendra pas que le dîner va vous coûter un bras. Mais ces reconnaissances confirment ce qu’on observe sur le terrain : pour l’expérience globale, Napasai joue dans le haut du tableau à Samui.
Pour qui c’est fait (et pour qui ça ne l’est pas)
Les couples, d’abord. Napasai est un des resorts les plus romantiques de l’île, point. La plage, les villas dans la végétation, le dîner aux chandelles sur le sable, les lanternes sur la piscine – tout est là. Par rapport au Conrad Koh Samui, l’ambiance est moins design mais plus chaleureuse. Par rapport au Cape Fahn Hotel, c’est moins exclusif mais plus généreux en espace et en activités. Pour une lune de miel, une Garden Pool Villa Suite avec piscine privée est difficile à battre.
Les familles, ensuite. On l’a dit plus haut : entre le programme enfants, la ferme, la plage sécurisée et les résidences multi-chambres, Napasai est un choix excellent pour les familles avec enfants de tout âge.
Les amateurs de nature et de bien-être trouveront ici un cadre incomparablement plus immersif que dans la plupart des resorts de la même catégorie. Dix-sept hectares de cocoteraie préservée, ce n’est pas un jardin paysager : c’est un vrai morceau de Samui.
En revanche, Napasai n’est pas fait pour les fêtards qui veulent sortir tous les soirs, ni pour les voyageurs à mobilité réduite qui ne peuvent pas gérer les pentes et les escaliers du domaine, ni pour ceux qui ont un budget restauration serré et qui ne veulent pas louer de scooter. Si vous cherchez du design contemporain avec des angles droits et du béton ciré, le Conrad Koh Samui est de l’autre côté de l’île.
La fermeture pour rénovation : ce qu’il faut savoir
Le resort a confirmé une fermeture complète à partir de mi-2026 pour une durée estimée de deux à trois ans. Le futur positionnement de marque est encore “à l’étude”, ce qui peut vouloir dire beaucoup de choses – y compris un changement de gamme ou de concept.
Si on vous dit que le Napasai actuel – avec son charme un peu patiné, ses arbres centenaires, son personnel fidèle et sa plage démesurée – est une expérience qui ne se reproduira peut-être pas à l’identique après la rénovation, ce n’est pas du marketing. C’est un constat honnête. Ce qui rouvrira en 2028 ou 2029 sera peut-être mieux, peut-être différent, mais ce ne sera plus tout à fait la même chose. Si vous hésitez, planifiez votre séjour avant la fermeture.
Conseils pratiques
Louez un scooter. On insiste. C’est 200 à 300 bahts par jour, ça se conduit facilement sur les routes de la côte nord, et ça vous libère du piège de la restauration captive. Le marché de nuit de Maenam le jeudi soir, les restaurants thaïlandais du front de mer, et surtout Fisherman’s Village à Bophut – on y mange remarquablement bien pour une fraction du prix du resort.
Pour la villa : si vous êtes en couple sans contrainte de budget, prenez l’Oceanfront Villa pour l’accès plage direct. Si c’est une occasion spéciale, la Garden Pool Villa Suite avec piscine privée. Si vous voyagez en famille, une résidence deux ou trois chambres. Et si le budget est serré, une Sea View Villa en basse saison offre un rapport qualité-prix remarquable : on parle de 140 dollars la nuit pour un cinq étoiles 2 Clés MICHELIN, c’est presque indécent.
Pour la période : décembre à février est la haute saison, conditions parfaites mais tarifs en conséquence. Mars-avril reste très agréable avec des prix plus doux. Les mois de mai-juin et septembre-octobre sont la basse saison, et Samui étant sur la côte est du golfe, elle est relativement épargnée par les pluies qui arrosent Phuket à la même période. C’est le sweet spot pour le budget.
Infos pratiques
| Information | Détail |
|---|---|
| Nom actuel | Napasai Samui (anciennement Belmond Napasai) |
| Adresse | 65/10 Moo 1, Ban Tai, Maenam, Koh Samui, Surat Thani 84330 |
| Catégorie | Resort 5 etoiles – 2 Cles MICHELIN |
| Nombre de villas | 69 unites (45 villas + 10 suites + 14 residences) |
| Superficie | 17 hectares |
| Plage | Plus longue plage privee de Koh Samui |
| Piscine | Piscine a debordement 24h/24 + piscine enfants |
| Restaurants | 3 restaurants + 1 bar |
| Spa | 2 salles + pavillons exterieurs + soins en villa |
| Enfants | Acceptes – Programme “My First Job” (3-12 ans) |
| Animaux | Non acceptes |
| Aeroport | USM (Samui) – 15 km / 20-30 min |
| Check-in / Check-out | 15h00 / 12h00 |
| Site web | napasaisamui.com |
Grille tarifaire indicative (2025-2026)
| Saison | Villas classiques | Villa Suites | Residences |
|---|---|---|---|
| Basse saison (mai-juin, oct-nov) | 140-300 USD/nuit | 300-530 USD/nuit | 1 500+ USD/nuit |
| Moyenne saison (juil-sept, mars-avr) | 345-530 USD/nuit | 500-700 USD/nuit | 2 000+ USD/nuit |
| Haute saison (dec-fev) | 600-900 USD/nuit | 800-1 200 USD/nuit | 3 000-5 000+ USD/nuit |
| Periode de pointe (Noel, Nouvel An) | 1 000+ USD/nuit | 1 200+ USD/nuit | 5 000+ USD/nuit |
Tarifs indicatifs, variables selon les plateformes et promotions. Des reductions early bird jusqu’a 35 % apparaissent regulierement.
Notre avis
On va le dire simplement : Napasai n’est pas le resort le plus spectaculaire de Samui. Le Four Seasons a un “wow factor” architectural supérieur. Le Cape Fahn joue dans une autre ligue sur l’exclusivité, avec ses 22 villas sur un îlot privé. Le Six Senses pousse la philosophie bien-être beaucoup plus loin. Et le Conrad offre un design contemporain que le Napasai ne cherche même pas à concurrencer.
Mais aucun de ces resorts ne fait ce que le Napasai fait : combiner un territoire immense et naturel, une plage qui n’a pas d’équivalent sur l’île, un personnel d’une chaleur rare, des activités incluses en pagaille, et un accueil familial de haut niveau, le tout dans une atmosphère qui ne ressemble à rien d’autre sur Samui. Ce n’est pas un resort qui impressionne dans les photos Instagram. C’est un resort qu’on comprend en y dormant trois nuits, et qu’on a du mal à quitter à la cinquième.
Ses défauts sont réels : les prix de la restauration sont excessifs, l’isolement peut frustrer, certaines villas auraient besoin d’un coup de neuf, et le terrain accidenté n’est pas pour tout le monde. On ne les minimise pas. Mais quand on met tout dans la balance, quand on pense à cette plage au petit matin, au sourire du personnel, aux lanternes sur la piscine le soir, au gamin qui court fièrement montrer le mocktail qu’il a préparé tout seul – on sait pourquoi ce resort a un taux de retour que ses concurrents lui envient.
Visez la basse ou moyenne saison pour un rapport qualité-prix optimal, louez un scooter dès le premier jour, réservez une villa avec accès plage, et laissez-vous porter. Si le budget le permet, faites-le avant la fermeture de mi-2026. Ce Napasai-là, avec ses qualités immenses et ses imperfections assumées, ne reviendra peut-être pas tout à fait sous la même forme.
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Si vous comparez les adresses de luxe sur Samui, voici les resorts qui méritent votre attention selon ce que vous cherchez. Pour un cadre architectural spectaculaire et une plage privée intimiste, le Four Seasons Resort Koh Samui est le concurrent le plus direct du Napasai sur la côte nord-ouest. Si le bien-être et la “slow life” sont votre priorité, le Six Senses Samui pousse cette philosophie plus loin que n’importe quel autre resort de l’île. Pour une exclusivité totale, le Cape Fahn Hotel et ses 22 villas sur un îlot privé jouent dans une catégorie à part. Les amateurs de vues vertigineuses et de piscines privées à débordement regarderont du côté du Banyan Tree Samui sur la côte sud-est, tandis que les fans de design contemporain trouveront leur bonheur au Conrad Koh Samui sur les hauteurs de la côte sud-ouest.

Le Belmond Napasai est notre coup de coeur absolu à Koh Samui. L’élégance old-school dont parle l’article est exactement ça — c’est raffiné sans être ostentatoire, chaleureux sans être décontracté. La plage de Maenam est sublime, longue et calme, avec un sable doré qui n’a rien à envier aux plus belles plages d’Asie. Et le Beefbar est une adresse gastronomique de premier ordre.
Le Beefbar est une vraie surprise. On ne s’attendait pas à trouver un steakhouse de ce niveau à Koh Samui. Le wagyu est parfaitement préparé, les accompagnements sont créatifs, et le cadre en bord de mer est élégant. Réservez la table sur la terrasse extérieure, c’est la meilleure.
L’atmosphère paisible du Napasai est son plus grand atout. Pas de musique techno au bord de la piscine, pas de foule, juste le bruit des vagues et des oiseaux. Les courts de tennis sont un plus appréciable — on a joué tous les matins avant la chaleur. Le resort a ce charme d’un autre temps que les chaînes modernes n’arrivent pas à reproduire.
Bel hôtel mais un peu vieillissant sur certains aspects. Notre villa avait des traces d’usure dans la salle de bain et la déco fait un peu années 2010. Le service compense largement — le personnel Belmond est formé à l’excellence et ça se sent. Mais une petite rénovation serait bienvenue.
La plage de Maenam devant l’hôtel est la plus belle plage de resort de toute l’île, sans hésiter. Large, longue, propre, et jamais bondée. On marchait pieds nus le matin pendant une heure sans croiser grand monde. C’est cette plage qui fait revenir les habitués au Napasai.
Est-ce que le Belmond a des villas avec piscine privée ? On y va pour notre 25ème anniversaire de mariage et on aimerait un peu d’exclusivité. Le site n’est pas très clair à ce sujet.
On adore le Napasai depuis 10 ans et on y retourne presque chaque année. Ce qui ne change pas : la gentillesse du personnel (certains nous reconnaissent d’année en année), la qualité de la cuisine, et cette atmosphère sereine. Le petit marché nocturne de Maenam le jeudi soir est aussi un incontournable — à 5 min à pied de l’hôtel.
Le Belmond est parfait pour les couples matures et les familles calmes. La clientèle est essentiellement européenne (beaucoup de Britanniques et de Français), cultivée et discrète. Si vous avez entre 40 et 70 ans et que vous cherchez du raffinement sans chichi, c’est votre hôtel.
Les cours de tennis sont un vrai bonus. Bien entretenus, éclairés le soir, et l’hôtel propose même des leçons avec un coach. On a joué presque tous les jours. Le kayak et le paddle gratuits sur cette plage magnifique complètent une offre d’activités très agréable.
Le Napasai c’est le genre d’hôtel où on ne fait rien et c’est merveilleux. Lecture au bord de la piscine, baignade dans cette eau tiède et calme, déjeuner sous les cocotiers, massage en fin d’après-midi, dîner raffiné au Beefbar ou au restaurant thaï… Les journées passent sans qu’on s’en rende compte. L’antithèse du W ou du Nikki Beach, et c’est exactement ce qu’on cherchait.