Coco Tam’s : le beach bar le plus photographié de Samui vaut-il vraiment le détour ?

On ne va pas tourner autour du pot : si vous tapez « Koh Samui » sur Instagram, il y a de fortes chances que Coco Tam’s apparaisse avant même les temples. Des coussins dans le sable, des bateaux illuminés au large, un fire show qui crache des flammes sous les étoiles — l’endroit est devenu la carte postale vivante de Bophut. Mais entre l’image soigneusement filtrée et la réalité les pieds dans le sable, il y a parfois un gouffre. On y va régulièrement depuis des années, alors voici ce qu’on en pense vraiment.

Comment on a fini par adopter l’endroit (malgré nous)

La première fois qu’on a poussé la porte — enfin, qu’on a marché sur le sable — de Coco Tam’s, c’était presque par accident. On remontait Fisherman’s Village un vendredi soir, le marché nocturne battait son plein, et on cherchait un endroit pour boire un verre face à la mer sans se retrouver dans un bar à karaoké. On a vu les guirlandes lumineuses, les bean bags posés sur la plage, et surtout cette foule qui semblait hypnotisée par quelque chose au bord de l’eau. On s’est faufilés, on a trouvé un coussin libre, et dix minutes plus tard un type torse nu faisait tournoyer des bâtons enflammés à trois mètres de nous pendant qu’on sirotait un cocktail à la noix de coco.

On s’est regardés et on a pensé la même chose : c’est un piège à touristes, mais quel piège.

Depuis, on y est retournés des dizaines de fois. Pas à chaque coucher de soleil, non. Mais quand on a des amis qui débarquent sur l’île pour la première fois, quand on veut une soirée facile et garantie sans prise de tête, ou tout simplement quand on a envie de cette ambiance précise que personne d’autre ne réplique à Samui. Coco Tam’s est devenu un réflexe, pas un coup de coeur aveugle. Et cette distinction est importante pour comprendre ce qui suit.

Le cadre : une scénographie pensée au millimètre

Parlons du décor, puisque c’est lui qui fait 80% de la réputation du lieu. Coco Tam’s occupe une bande de plage à Bophut, juste en face du Golfe de Thaïlande, avec une vue qui s’ouvre sur Koh Phangan au loin. L’espace se déploie sur trois zones distinctes : un restaurant proprement dit avec des tables sous toiture, un café plus décontracté, et puis la plage elle-même, parsemée de coussins, de poufs, de tables basses et de lanternes.

Le génie de l’endroit, c’est la transition. Vers 17h, quand le soleil commence à descendre, tout est baigné dans une lumière dorée qui transforme le moindre verre de rosé en objet de nature morte flamande. Les bateaux ancrés au large commencent à s’allumer un par un, créant une ligne de lumières flottantes sur l’eau noire. Les bougies prennent le relais sur les tables. Et sans qu’on s’en rende compte, on passe d’un après-midi tranquille à une soirée qui pulse doucement.

C’est indéniablement beau. Et c’est indéniablement calculé. Chaque élément — la disposition des coussins, l’angle des éclairages, la musique qui monte progressivement d’un chill lounge à quelque chose de plus énergique — tout est orchestré pour créer des « moments Instagram ». On ne va pas leur reprocher de bien faire leur métier de mise en scène, mais il faut le savoir en arrivant : on entre dans un décor autant que dans un restaurant.

Pour ceux qui recherchent un cadre plus intimiste en bord de mer, l’Anantara Bophut est littéralement à quelques minutes à pied et propose une atmosphère radicalement différente — feutrée là où Coco Tam’s est exubérant.

Le fire show : pourquoi tout le monde en parle

Deux fois par soir, à 19h15 et 21h00, Coco Tam’s sort sa carte maîtresse. Des performeurs professionnels investissent la plage avec des bâtons, des chaînes et des poi enflammés, et pendant vingt minutes, on assiste à un spectacle qui est franchement impressionnant.

On a vu des fire shows dans toute la Thaïlande — sur les plages de Koh Phi Phi, dans les bars de Koh Phangan, dans les cabarets de Bangkok. Celui de Coco Tam’s est un cran au-dessus. Les artistes ne se contentent pas de faire tourner du feu en espérant des pourboires : il y a une vraie chorégraphie, des passages synchronisés, des moments où les flammes frôlent l’eau et la foule retient son souffle collectivement. La première fois, on était sincèrement scotchés. La dixième fois, on regardait toujours.

Notre conseil pratique, et c’est non négociable si vous voulez en profiter : arrivez à 17h30 au plus tard. Pas 18h, pas « vers le coucher du soleil ». 17h30. Les files commencent à se former dès cette heure-là, et les meilleures places — les coussins au premier rang face à la zone de performance — partent en premier. Si vous arrivez à 18h30, vous verrez le spectacle debout, derrière trois rangées de téléphones brandis en l’air. On l’a appris à nos dépens.

Le deuxième show, celui de 21h, est paradoxalement plus facile d’accès. Beaucoup de familles sont parties, l’ambiance a basculé vers quelque chose de plus festif, et on trouve plus facilement de quoi s’asseoir. En revanche, on perd le coucher de soleil en préambule, qui est quand même la moitié de la magie.

Un détail qui mérite d’être mentionné : entre les deux shows, pendant les « heures de pointe » de 18h à 19h30 et de 21h à 21h20, l’endroit est tellement bondé que commander quoi que ce soit relève de l’exploit logistique. Si vous prévoyez de manger, passez commande avant ou après ces créneaux. On a fait l’erreur une fois de vouloir commander pendant le premier show — notre serveur a littéralement disparu dans la foule pendant vingt minutes.

Ce qu’on mange : le vrai sujet qui fâche

Voici notre opinion la plus tranchée sur Coco Tam’s, et on assume complètement : la nourriture est le maillon faible de l’expérience. Pas catastrophique, non. Mais décevante quand on la rapporte aux prix pratiqués et à l’ambition affichée par le lieu.

Commençons par ce qui fonctionne. Les pizzas au feu de bois sont le produit le plus fiable de la carte. La pizza truffe-champignons, leur best-seller, est honnêtement bonne : pâte fine et croustillante, garniture généreuse, un parfum de truffe qui ne sent pas le flacon industriel. La pizza aux fruits de mer tient également la route. Si on devait ne commander qu’une chose à manger ici, ce serait une pizza, sans hésitation.

Les satay aussi passent bien — des brochettes classiques, bien grillées, avec une sauce cacahuète qui a du caractère. Les calamars frits sont corrects, croustillants quand ils arrivent chauds (on y reviendra). Et la salade de papaye verte épicée a le mérite d’être authentiquement relevée, pas une version édulcorée pour palais européens.

Maintenant, ce qui coince. Le massaman curry qu’on a commandé la dernière fois était d’une fadeur déconcertante — un curry qui avait l’air magnifique dans son bol en céramique artisanale mais qui manquait cruellement d’assaisonnement. Pour un plat à ce prix, dans un pays où le massaman est un art national, c’est difficile à pardonner. Les spaghetti vongole oscillent entre le très correct et le quelconque selon les soirs. Et les frites — ah, les frites. On a reçu une assiette de frites froides lors de notre avant-dernière visite. Froides. À un tarif qui ferait tiquer dans un bistrot parisien. C’est le genre de détail qui, accumulé, finit par agacer.

Le problème de fond, c’est que Coco Tam’s pratique des prix de fine dining — comptez facilement 1500 à 3000 THB par personne pour un repas complet — sans systématiquement délivrer une qualité de fine dining. La présentation est toujours soignée, parfois spectaculaire. Mais le contenu de l’assiette ne suit pas toujours. On paie l’ambiance, le décor, le fire show, et la localisation pieds dans le sable. On le sait, on l’accepte, mais il ne faut pas se voiler la face.

Pour une expérience gastronomique qui justifie pleinement ses tarifs en bord de mer à Samui, on recommande plutôt Dining on the Rocks au Six Senses, où chaque bouchée est à la hauteur du panorama. Ou The Cliff Bar & Grill, qui offre un rapport qualité-décor-prix nettement plus équilibré.

Ce qu’on boit : là, en revanche, c’est sérieux

Si la cuisine nous laisse parfois sur notre faim (au sens figuré autant que littéral), le bar de Coco Tam’s est une tout autre histoire. Et c’est probablement la meilleure raison de venir ici, devant le fire show et le coucher de soleil.

L’équipe de mixologistes sait ce qu’elle fait. On ne parle pas de barmen qui versent du jus de fruit dans de la vodka en appelant ça un cocktail tropical. Il y a un vrai travail de création, avec des saveurs locales intégrées intelligemment : noix de coco fraîche, mangue, fruits de la passion, galanga parfois. Les cocktails sont inventifs sans tomber dans le gadget.

Le Coco Loco, leur signature à base de noix de coco, est devenu notre commande par défaut quand on ne sait pas quoi prendre. Crémeux, pas trop sucré, avec une fraîcheur qui colle parfaitement à l’endroit. La Mango Margarita est un autre favori — l’acidité de la mangue joue bien avec le sel et la tequila, et le résultat est un cocktail qu’on boit dangereusement vite.

On a aussi testé plusieurs de leurs créations saisonnières, et le niveau reste constant. C’est le genre de bar où on peut dire « surprenez-moi » au barman et obtenir quelque chose d’intéressant plutôt qu’un rhum-ananas par défaut.

Les prix des cocktails sont élevés pour la Thaïlande — on est dans une fourchette de 350 à 500 THB par verre — mais ils sont dans la norme pour un beach bar de ce calibre à Samui. Et contrairement à la nourriture, on estime que le produit justifie le tarif. Un bon cocktail dans un cadre pareil, pieds dans le sable face au Golfe de Thaïlande, c’est un package qui se tient.

Pour ceux qui préfèrent la bière ou le vin, l’offre est plus classique et moins remarquable. Les bières importées sont proposées à des tarifs touristiques, et la carte des vins est fonctionnelle sans plus. C’est vraiment dans les cocktails que Coco Tam’s se distingue au niveau des boissons, et on conseille de jouer le jeu plutôt que de commander une Singha à 250 THB quand on pourrait en boire une à 80 dans le bar d’à côté. Si on vient ici, autant venir pour ce qu’ils font de mieux.

Le service : un point d’interrogation permanent

Le service à Coco Tam’s est ce qu’on pourrait appeler une loterie bienveillante. Les soirs où ça tourne bien, le personnel est charmant, attentif, souriant, et les commandes arrivent dans des délais raisonnables. Les managers passent entre les tables, vérifient que tout va bien, et l’ensemble donne une impression de machine bien huilée.

Et puis il y a les autres soirs.

On a attendu 50 minutes pour recevoir nos plats lors d’une soirée qui n’était même pas particulièrement bondée. On a dû rappeler notre commande de boissons deux fois un samedi. On a vu un serveur expliquer à un couple qu’il n’y avait « plus de place » alors que des tables vides étaient visibles à dix mètres. Ces incohérences ne sont pas rédhibitoires, mais elles sont fréquentes et surprenantes pour un établissement de cette envergure et de ce niveau de prix.

Le système de réservation mérite une mention spéciale. Coco Tam’s ne réserve que cinq tables par service, et uniquement pour les créneaux avant 13h et avant 18h. Après 18h, c’est premier arrivé, premier servi. Ce choix est à la fois malin (ça crée un sentiment d’urgence et de rareté) et frustrant (surtout quand on veut dîner en haute saison sans arriver à 17h30 pour sécuriser un spot). Le minimum de consommation de 500 THB par adulte et 250 THB par enfant sur certains emplacements n’est pas prohibitif, mais on apprécie qu’il soit communiqué clairement.

L’éléphant dans la pièce : le facteur Instagram

On va dire ce que beaucoup pensent tout bas : Coco Tam’s est devenu, au fil des années, un spot Instagram autant qu’un restaurant. Et cette réalité colore l’expérience de manière significative.

Un soir de décembre dernier, on était installés sur nos coussins, cocktail en main, en train de regarder le soleil disparaître derrière Koh Phangan. Le moment était parfait. Et puis un groupe de quatre personnes s’est installé à côté de nous et a passé — on a chronométré, par curiosité morbide — quarante-cinq minutes à se photographier sous tous les angles avant de toucher à leurs verres. Quarante-cinq minutes de poses, de changements de filtre, de « attends, reprends-la, mes cheveux ». Le cocktail était tiède quand ils l’ont finalement goûté.

On ne juge personne individuellement. Mais l’accumulation de ce phénomène transforme parfois l’ambiance. Certains soirs, on a l’impression d’être sur un plateau de tournage plutôt que dans un bar de plage. Les vendeurs ambulants qui passent entre les tables n’arrangent rien, et les fumeurs qui s’installent juste à côté sans aucune considération pour leurs voisins ajoutent une couche de désagrément que l’établissement ne gère pas.

C’est le revers de la médaille d’un endroit devenu incontournable : il attire tout le monde, y compris ceux qui viennent uniquement pour la photo et pas pour l’expérience.

Cela dit, soyons justes : Coco Tam’s n’a pas volé sa réputation Instagram. L’endroit est objectivement photogénique, et ce n’est pas un crime de vouloir immortaliser un moment beau. Le problème n’est pas la photo, c’est quand la photo devient l’unique raison de la visite, et que le lieu se transforme en studio à ciel ouvert. Les soirs de semaine, ce phénomène est beaucoup moins prononcé, et on retrouve une ambiance plus authentique, plus détendue — des gens qui sont là pour profiter plutôt que pour documenter.

Le concept à trois têtes : restaurant, café et bar

Ce qu’on apprécie chez Coco Tam’s, c’est qu’ils ont eu l’intelligence de ne pas mettre tous leurs oeufs dans le même panier. L’endroit fonctionne en réalité comme trois espaces distincts.

Le restaurant proprement dit propose la carte la plus élaborée, avec les plats dont on a parlé plus haut. C’est la partie « fine dining » du concept, celle qui vise les dîneurs venus pour un vrai repas. Le cadre y est plus structuré, avec des tables dressées sous un toit, et une ambiance plus posée.

Le café offre une alternative plus décontractée pour ceux qui veulent grignoter sans s’engager dans un repas complet. C’est l’option du déjeuner, du passage en milieu d’après-midi, de la pause sans cérémonie.

Et puis il y a le bar, qui est honnêtement la raison principale pour laquelle la plupart des gens viennent. C’est là que se passe l’essentiel de l’action en soirée : les cocktails, le DJ, la musique qui monte, le fire show. C’est l’âme festive du lieu.

Cette division tripartite permet de venir à Coco Tam’s pour des raisons très différentes selon le moment de la journée et son humeur. On y est allés en milieu d’après-midi pour un café tranquille face à la mer, et l’expérience n’avait rien à voir avec une soirée du samedi soir à 22h. C’est une versatilité rare pour un beach bar, et c’est ce qui explique en partie pourquoi l’endroit marche aussi bien depuis tant d’années.

L’extension récente « SUMMER by Coco Tam’s » pousse cette logique encore plus loin, avec un concept adjacent qui offre une expérience différente. On n’a pas encore assez de recul pour en parler en détail, mais c’est un signe que les propriétaires cherchent à évoluer plutôt qu’à se reposer sur leurs acquis.

Pour qui est Coco Tam’s, vraiment ?

Soyons précis, parce que cet endroit ne convient pas à tout le monde malgré sa popularité universelle.

Coco Tam’s est idéal pour les couples en mode romantique. Un coucher de soleil sur la plage, des bougies, des cocktails à deux dans un bean bag face à la mer — c’est un classique qui fonctionne à chaque fois, même quand on connaît la mécanique. On a croisé un couple qui nous a raconté avoir célébré leur 40e anniversaire de mariage ici, suivis de leur réveillon du Nouvel An 2026. Quand un endroit fidélise des gens pendant des décennies, c’est qu’il fait quelque chose de juste.

C’est également parfait pour un groupe d’amis qui veut une soirée facile, festive et photogénique. Les cocktails coulent, la musique est bonne, le fire show donne un point culminant à la soirée, et personne n’a besoin de planifier quoi que ce soit au-delà de « on se retrouve à Coco Tam’s à 18h ».

Les familles avec des ados ou des enfants un peu grands y trouveront aussi leur compte — le fire show fascine les jeunes, et l’ambiance pieds dans le sable est décontractée.

Et surtout, c’est l’endroit qu’on recommande sans hésitation pour une première soirée à Samui. Quand quelqu’un débarque sur l’île et nous demande « on fait quoi ce soir ? », notre réponse est souvent Coco Tam’s. Pas parce que c’est le meilleur restaurant, ni le meilleur bar, ni le meilleur spectacle. Mais parce que c’est tout ça à la fois, emballé dans un décor qui fait immédiatement comprendre qu’on est en Thaïlande, au bord de la mer, et que la vie est douce.

En revanche, passez votre chemin si vous cherchez le silence absolu. Ce n’est pas un endroit pour lire un livre en paix après 18h. Si votre budget est serré, le rapport qualité-prix vous laissera un goût amer — un dîner à deux avec cocktails dépasse facilement les 5000 THB, et on mange mieux pour moins cher dans une dizaine d’adresses à Bophut. Et si la fumée de cigarette vous incommode, sachez qu’il n’y a aucune séparation ni gestion des fumeurs sur la plage.

Pour une expérience gastronomique de bord de mer sans le bruit et les influenceurs, The Page à The Library offre un contraste saisissant : même vue sur le golfe, cuisine infiniment plus aboutie, ambiance de recueillement presque méditatif.

Quand y aller : le timing fait toute la différence

On insiste sur ce point parce qu’il change radicalement l’expérience. Coco Tam’s à 14h un mercredi et Coco Tam’s à 19h un samedi de haute saison, ce sont deux endroits différents qui partagent le même nom.

En début d’après-midi, l’endroit est presque méconnaissable de calme. Le sable est vide, les coussins sont disponibles, la mer est turquoise et plate. On peut s’installer au café, commander un jus de fruit frais ou un café glacé, et lire tranquillement face à l’eau. C’est un Coco Tam’s que peu de visiteurs connaissent, et c’est un de nos petits plaisirs secrets quand on veut le cadre sans le cirque.

Vers 17h, la magie opère. C’est le sweet spot, le moment idéal pour arriver si on veut profiter de toute la soirée. Le soleil descend, la lumière dorée s’installe, les premiers cocktails arrivent sur les tables, et l’ambiance commence sa mutation lente vers la fête. C’est à ce moment précis que Coco Tam’s est au sommet de son art : assez animé pour sentir l’énergie, pas encore bondé au point d’étouffer.

La haute saison (décembre à mars) est évidemment la période la plus chargée. Les tables sont prises d’assaut, les prix ne bougent pas mais les attentes s’allongent, et trouver un coussin libre au coucher du soleil relève du sport de combat. Si vous venez pendant les fêtes de fin d’année ou le Nouvel An, armez-vous de patience et d’un plan B. L’été et la mousson (juin à septembre) offrent paradoxalement certaines des meilleures expériences : moins de monde, des couchers de soleil parfois plus dramatiques avec les nuages, et un personnel plus détendu et attentif.

Les soirs de pleine lune, l’endroit prend une dimension supplémentaire. La lumière de la lune sur le Golfe de Thaïlande combinée aux éclairages des bateaux crée une atmosphère presque irréelle. On ne garantit pas que ce soit systématique, mais on a eu quelques soirées de pleine lune ici qui comptent parmi nos meilleurs souvenirs à Samui.

Comment s’y rendre et où dormir à côté

Coco Tam’s est situé en plein coeur de la plage de Bophut, dans le prolongement de Fisherman’s Village. Si vous logez dans le secteur nord de l’île, vous êtes à quelques minutes. Depuis l’Anantara Bophut, c’est littéralement une promenade de cinq minutes sur la plage — on l’a faite des dizaines de fois, pieds nus, cocktail en main au retour. Depuis le W Koh Samui à Maenam, comptez un quart d’heure en taxi ou scooter. Depuis la côte est ou Chaweng, c’est trente à quarante minutes de route selon le trafic, ce qui n’est pas négligeable si vous prévoyez de boire (et vous allez boire).

Notre recommandation si vous voulez faire de Coco Tam’s le point d’orgue d’une soirée : logez dans le secteur de Bophut. C’est le quartier le plus charmant de l’île pour les sorties nocturnes, avec Fisherman’s Village à portée de marche, et le retour à pied après quelques cocktails est infiniment plus agréable (et plus sûr) qu’une course de taxi à travers l’île à minuit.

Pour ceux qui séjournent dans les hôtels de luxe de la côte est comme le Four Seasons ou le Six Senses, une soirée à Coco Tam’s fait une excellente excursion de changement d’ambiance. L’atmosphère de plage décontractée contraste avec le raffinement de ces resorts, et c’est précisément ce contraste qui rend la soirée mémorable.

Nos astuces après des années de fréquentation

On a accumulé suffisamment de visites pour avoir développé nos propres rituels. Voici ce qu’on a appris.

Venez en semaine. La différence entre un mardi et un samedi est spectaculaire. En semaine, on retrouve l’ambiance d’un vrai beach bar — détendu, aéré, avec de la place pour s’installer confortablement. Le week-end, surtout en haute saison, c’est une marée humaine.

Dînez léger et buvez bien. Plutôt que de commander un repas complet, on prend généralement une pizza à partager et des brochettes satay, et on se concentre sur les cocktails. Le ratio plaisir/dépense est nettement meilleur avec cette stratégie. On laisse la vraie gastronomie pour d’autres adresses.

Le premier fire show est le plus beau, le second le plus accessible. Si vous pouvez être là pour 17h30, visez le show de 19h15 avec le coucher de soleil en toile de fond. Sinon, le show de 21h est tout aussi spectaculaire sur le plan technique, avec un public plus festif et moins de familles.

Réservez si vous le pouvez. Ces cinq tables réservables par service sont précieuses. Si vos plans sont arrêtés, un appel la veille ou le matin même pour un créneau avant 18h vous épargnera l’incertitude du premier arrivé, premier servi.

Gardez de la batterie sur votre téléphone. On sait, on vient de critiquer les photographes compulsifs. Mais soyons honnêtes : vous allez vouloir prendre des photos. Le coucher de soleil vu de cette plage est objectivement magnifique, et le fire show est spectaculaire. Autant en profiter sans le stress de la batterie à 3%.

Combinez avec Fisherman’s Village. Le marché nocturne du vendredi soir, juste à côté, est un complément naturel à une soirée chez Coco Tam’s. On commence par le marché pour grignoter de la street food thaï authentique à des prix normaux (satay à 40 THB, pad thai à 60 THB), et on enchaîne sur Coco Tam’s uniquement pour les cocktails et le fire show. C’est la formule la plus économique pour profiter de l’endroit sans se ruiner.

N’hésitez pas à explorer la plage au-delà du périmètre de Coco Tam’s. En marchant cinquante mètres vers l’est, on trouve des spots de sable tranquilles d’où on peut observer le fire show de loin, boire sa propre bière achetée au 7-Eleven, et profiter du spectacle gratuit. On ne le fait plus — on a passé l’âge — mais c’est une option tout à fait honorable pour les budgets serrés.

Infos pratiques

Nom complet Coco Tam’s Restaurant & Beach Bar
Adresse 62/1 Moo 1, Bophut, Koh Samui, Surat Thani 84320
Quartier Bophut Beach, Fisherman’s Village
Horaires 11h00 – 2h00 (horaires pouvant varier)
Fire show 19h15 et 21h00, tous les soirs
Réservations 5 tables max par service, avant 13h et 18h uniquement. Après 18h : premier arrivé, premier servi
Annulation Jusqu’à 24h avant pour remboursement complet
Budget moyen 500 – 3 000 THB par personne
Minimum de consommation 500 THB/adulte, 250 THB/enfant (certains emplacements)
Cuisine Thaï, internationale, fruits de mer, pizzas au feu de bois
Facebook facebook.com/cocotamsrestaurant
Instagram @cocotams
Note TripAdvisor 4.4/5
Note Google 4.3/5

Notre avis final

Coco Tam’s n’est pas parfait, et on refuse de prétendre le contraire. La cuisine est inégale et trop chère pour ce qu’elle est. Le service a des trous d’air. L’atmosphère peut basculer du magique à l’agaçant selon la densité d’appareils photo brandis autour de vous. Et les prix, dans l’ensemble, sont calibrés pour un public qui ne regarde pas l’addition.

Mais.

Mais il y a ce moment précis, quand le soleil touche la ligne d’horizon et que la plage entière se teinte d’or et de rose, quand la musique est juste assez présente sans être envahissante, quand le Coco Loco est frais dans la main et que les bateaux s’allument un par un au large — il y a ce moment où Coco Tam’s est exactement ce qu’un beach bar tropical devrait être. Pas un restaurant gastronomique, pas un bar branché, pas un spectacle pyrotechnique. Mais les trois à la fois, imparfaitement assemblés, dans un cadre qui force le respect.

On continue d’y aller. On continuera d’y aller. Et on continuera de râler sur les frites froides et les cocktails à 450 bahts. C’est ça, une relation honnête avec un endroit.

Notre verdict : venez pour le coucher de soleil, restez pour le fire show, buvez les cocktails, partagez une pizza, et gardez vos attentes culinaires pour un autre soir. C’est une expérience, pas un dîner. Et en tant qu’expérience, c’est l’une des meilleures de Samui.

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Laurent

Passionné par Koh Samui, partage ses découvertes et conseils sur la vie et l'immobilier sur cette île paradisiaque du golfe de Thaïlande.

13 commentaires

  1. Le cocktail signature au lait de coco est à tomber ! Par contre évitez les pizzas, c’est pas leur point fort.

  2. Avec des enfants c’est parfait. Ils courent sur la plage pendant qu’on boit un cocktail tranquillement.

  3. On loge au Hansar juste à côté et on y va quasiment tous les soirs pour le sunset. Addiction totale.

  4. Les portions sont un peu petites pour les prix. Comptez 700-800 bahts par personne avec boissons.

  5. Merci pour les recommandations ! On a suivi vos conseils et c’était notre meilleure soirée du séjour.

  6. La nourriture est correcte mais pas exceptionnelle, soyons honnêtes. On y va pour l’atmosphère, pas pour la cuisine.

  7. Super article qui correspond exactement à notre expérience ! Le meilleur spot de Bophut sans hésitation.

  8. Coco Tam’s c’est l’ambiance ! Les beanbags, le coucher de soleil, le fire show… On pourrait y passer chaque soir.

  9. Arrivez vers 17h pour avoir les meilleurs beanbags face au sunset. Après 18h c’est la cohue.

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