The Library Koh Samui : Avis Complet sur l’Hôtel-Boutique le Plus Iconique de Chaweng Beach

La première fois qu’on a mis les pieds à The Library, c’était pour un verre un soir de semaine. On s’est retrouvés devant cette piscine rouge sang, éclairée par en dessous, avec la plage juste derrière et pas un bruit malgré Chaweng à cinquante mètres. On s’est regardés et on a pensé la même chose : c’est quoi cet endroit ? Dix-neuf ans après son ouverture, cet hôtel-boutique de 46 chambres continue de provoquer exactement cette réaction.

Un oasis improbable en plein Chaweng

On ne va pas se mentir : Chaweng, c’est le quartier le plus agité de Koh Samui. Les bars, les néons, les tuk-tuks qui klaxonnent, les rabatteurs de massage. Ce n’est pas l’endroit où on s’attend à trouver un havre de paix minimaliste. Et pourtant.

The Library se planque derrière des murs blancs, sur la partie centre-nord de Chaweng Beach, à quelques pas du Laem Din Market et à un bon kilomètre de Central Festival. L’adresse est un compromis intelligent : assez central pour tout faire à pied — restaurants, boutiques, marché de nuit, même le Green Mango si vous avez envie de chaos contrôlé — mais légèrement décalé par rapport à l’épicentre du bordel. La Chaweng Walking Street est à huit cents mètres. On y va souvent dîner en sortant de l’hôtel, en tongs, sans se prendre la tête.

Ce qui impressionne, c’est la coupure acoustique. On passe la porte, et c’est fini. L’architecture refermée sur elle-même, les jardins intérieurs, la disposition des bâtiments — tout est conçu pour bloquer le son. Les voyageurs le disent mieux que nous : on tombe régulièrement sur des avis qui parlent d’un “monde à part” ou d’un “espace sans bruit au milieu de l’agitation”. C’est un peu exagéré — on entend parfois un bass lointain le samedi soir — mais l’effet est réel. On a testé des resorts isolés au bout de l’île qui étaient plus bruyants à cause du vent.

Depuis l’aéroport, comptez dix minutes de route. C’est l’un des transferts les plus courts de Koh Samui pour un hôtel de ce niveau. L’hôtel facture 650 THB par trajet, ce qui est dans la norme.

Le design : un manifeste habitable

Il faut comprendre un truc sur The Library pour saisir pourquoi cet hôtel existe sous cette forme. Son fondateur, Kasemtham Sornsong, est né à Koh Samui. En 2007, quand il a décidé d’ouvrir un hôtel, l’île était dominée par le bois tropical, les toits en feuilles de cocotier et les répliques de style balinais. Lui, il voulait autre chose. Il a engagé l’architecte Tirawan Songsawat et lui a donné un brief radical : construire un hôtel qui ressemble à un livre qu’on habite.

Le résultat tient en quatre couleurs. Blanc pour les extérieurs. Noir et blanc pour les chambres. Rouge pour la piscine. Gris pour le restaurant. C’est tout. Pas de dorures, pas de teck massif, pas de statues de Bouddha à chaque coin de couloir. À la place, des lignes Bauhaus franches, du béton lissé, des volumes généreux, et plus de 1 400 livres disséminés partout dans la propriété. La réception s’appelle “The Content” — comme une table des matières. Le spa, “The Index”. La salle de sport, “The Fit”. Des sculptures en céramique représentant des lecteurs absorbés ponctuent les jardins. On aime ou on n’aime pas, mais on ne peut pas nier la cohérence de la vision.

On connaît des gens qui trouvent ça froid. “Trop clinique”, “on se croirait dans une galerie d’art, pas en vacances.” C’est un reproche qu’on entend de temps en temps, et il n’est pas complètement infondé. Si votre idée du paradis tropical implique du rotin, des coussins brodés et un cocktail de bienvenue dans une noix de coco, vous allez être déconcerté. Mais pour ceux qui sont lassés de la déco hôtelière générique, The Library est une bouffée d’air frais. En 2007, c’était carrément révolutionnaire. Aujourd’hui, son influence se retrouve dans une dizaine d’adresses sur l’île, mais l’original garde une longueur d’avance en matière de cohérence.

Un détail qui en dit long sur l’état d’esprit : l’hôtel est resté indépendant. Pas de chaîne derrière, pas de comité de direction à Singapour qui valide les choix de couleur des serviettes. Sornsong gère toujours son affaire. On le croise parfois sur la propriété, ce qui n’arrive jamais dans un resort de grande chaîne.

La Red Pool et les autres bassins

Bon, parlons de la piscine. Impossible d’écrire sur The Library sans en passer par là.

La Red Pool est probablement la piscine d’hôtel la plus photographiée de Koh Samui. CNN l’a classée parmi les plus spectaculaires du monde, et elle a fait la couverture de suffisamment de magazines pour remplir une bibliothèque (jeu de mots involontaire). Mais au-delà du buzz, qu’est-ce que c’est concrètement ? Un bassin tapissé de mosaïques posées à la main, dans des tons ambrés et lie-de-vin. La faible profondeur fait rebondir la lumière sur les carreaux, ce qui crée cette couleur rouge surnaturelle. Si le bassin était plus profond, l’eau virerait au violet puis au bleu.

On s’y est baignés des dizaines de fois. L’effet visuel en vrai est saisissant, surtout en fin de journée quand le soleil est bas. Mais — et c’est un avis que peu de gens osent donner — nager dans la Red Pool est devenu un sport de patience. Les séances photo sont quasi permanentes. Des couples en maillot coordonné, des influenceuses avec des drones, des familles qui monopolisent les transats pour poser. Le personnel ne dit rien, et c’est compréhensible — cette piscine est leur meilleur argument marketing. Mais si vous voulez faire vos longueurs tranquille, oubliez.

Pour ça, il y a la Long Pool. Moins connue, plus discrète, avec des carreaux orange et jaune. C’est la vraie piscine de l’hôtel, celle où on nage. Il y a aussi une petite pataugeoire pour les enfants, mais on va être franc : l’ambiance générale n’est pas pensée pour les familles.

Quant aux villas de l’aile Chapters, chacune dispose de sa propre piscine d’eau salée de huit à dix mètres, aux reflets vert émeraude. L’eau salée est plus douce pour la peau, moins irritante pour les yeux. On en reparlera plus bas, mais si la piscine privée est votre critère numéro un, c’est là qu’il faut regarder.

Deux ailes, deux époques, deux expériences

The Library se divise en deux parties distinctes, et la différence entre les deux est plus importante qu’on ne le pense.

L’aile Pages : le bâtiment d’origine

Ouverte en 2007, l’aile historique aligne 26 chambres et suites sur plusieurs étages. La catégorie d’entrée — le Smart Studio — fait déjà 67 m2, ce qui est franchement généreux. Pour mettre ça en perspective, c’est la superficie d’un petit deux-pièces parisien. La pièce maîtresse est une baignoire géométrique aux lignes franches, équipée de jets de balnéothérapie. Le mobilier est minimal, les murs sont noirs et blancs, la lumière naturelle entre par de grandes ouvertures. C’est beau. C’est radical. Et c’est confortable, même si “chaleureux” n’est pas le premier mot qui vient à l’esprit.

En montant en gamme, on passe par l’Exotic Suite au rez-de-chaussée (76 m2, avec un patio extérieur privatif qui compense l’absence de vue), puis The Bookmark (102 m2, avec un bar intégré où vous pouvez préparer vos propres cocktails — une idée qu’on trouve géniale), et enfin la Suite 2 Chambres (156 m2, un lit de 3,3 mètres de large — oui, trois mètres trente — et un jacuzzi extérieur).

Là où il faut être honnête : l’aile Pages commence à accuser son âge. On l’a constaté nous-mêmes, et les avis récents le confirment. De la peinture qui s’écaille par endroits, des lattes de bois fatiguées, quelques rambardes rouillées, des traces d’humidité. Pour un hôtel dont le design est l’argument de vente principal, c’est un problème. On ne demande pas la perfection, mais quand on paie ce tarif pour vivre dans une oeuvre d’art, on s’attend à ce que le cadre soit net. Les chambres en étage souffrent aussi d’un défaut de conception : on entend les pas de l’étage au-dessus. Pas un bruit constant, mais suffisant pour vous réveiller si vous avez le sommeil léger.

L’aile Chapters : le grand bond

Inaugurée dix ans plus tard, en 2017, l’extension Secret Chapter est un autre monde. Les 20 villas portent des noms de chapitres — logique, on passe des pages simples aux chapitres entiers — et la montée en qualité est spectaculaire.

On a un faible pour un détail architectural en particulier : les portes d’entrée des villas sont invisibles. Dissimulées dans les murs, sans poignée apparente. On entre littéralement dans un chapitre secret, et la première fois qu’on a vu quelqu’un chercher sa porte pendant trente secondes, on a trouvé ça délicieux.

La villa d’entrée, la Secret Pool Villa une chambre, offre 220 m2, une piscine privée de huit mètres, le fameux lit de 3,3 mètres et un service de majordome. The Editor, réservée aux adultes, est la seule villa qui ose la couleur — une explosion chromatique qui tranche avec le noir et blanc ambiant, une vue sur l’océan, un accès direct à la plage. C’est notre préférée du lot pour un séjour en couple. La Secret Pool Villa deux chambres grimpe à 338 m2 avec sa propre salle de sport, et The Writer, le vaisseau amiral, pousse jusqu’à 359 m2 avec un cinéma en plein air, un accès plage privé et un jacuzzi dans la cour intérieure.

L’écart de prix entre les deux ailes est conséquent, mais la différence d’expérience l’est aussi. On a discuté avec plusieurs voyageurs qui avaient séjourné dans les deux, et le verdict est unanime : les Chapters, c’est un autre hôtel. Le majordome discret, la piscine d’eau salée à deux mètres du lit, l’absence totale de bruit. Si le budget le permet, ne vous posez pas la question.

À table : du petit-déjeuner sur le sable aux tapas à 99 bahts

La restauration à The Library mérite qu’on s’y arrête, parce que c’est l’un des rares hôtels-boutiques de Koh Samui où on peut manger plusieurs jours de suite sans s’ennuyer et sans se ruiner démesurément.

Le restaurant principal, The Page, occupe une terrasse surélevée face à la mer, juste au bord de la Red Pool. Le cadre est spectaculaire, surtout au coucher du soleil. La carte joue sur deux registres : de la cuisine thaïlandaise authentique, avec une spécialité maison inspirée de recettes anciennes du royaume de Siam remises au goût du jour par Chef Beach, et des plats fusion internationaux. On a goûté le menu “Kin Hor”, qui propose un voyage à travers les saveurs de Samui, et c’était une vraie surprise. Des plats qu’on n’avait jamais vus ailleurs sur l’île, des associations de saveurs inattendues, et une présentation qui tient le rang sans tomber dans la gastronomie tape-à-l’oeil.

Les prix sont dans la fourchette haute pour Koh Samui — comptez 1 500 à 3 000 THB par personne pour un dîner avec une boisson — mais ça reste nettement en dessous de ce que facturent les restaurants des gros resorts internationaux. Le restaurant est ouvert aux non-résidents, et on connaît des gens qui y viennent dîner sans séjourner à l’hôtel.

L’expérience la plus exclusive, c’est le “Breakfast Culture” : un petit-déjeuner servi directement sur la plage, sur des lits de coussins posés dans le sable. Pieds nus, bruit des vagues, café et fruits tropicaux. Le hic : il n’y a que trois tables. Trois. Autant dire que si vous ne réservez pas avant d’arriver — idéalement par email —, vous pouvez faire une croix dessus. Le petit-déjeuner classique en salle reste très bien, avec plus de trente options au menu dont sept plats thaï, mais l’expérience plage est d’un autre niveau.

Pour le thé de l’après-midi, The Drawing Room propose un afternoon tea avec des thés Mariage Frères et des pâtisseries maison. On a trouvé ça charmant sans être transcendant, mais l’ambiance feutrée et la vaisselle sur mesure font le job.

Là où on a été agréablement surpris, c’est au Drink Gallery, le bar de l’hôtel. Ambiance lounge, cocktails créatifs, et surtout des tapas thaïlandais à 99 THB le plat. Moins de trois euros. Dans un hôtel de ce standing, c’est presque suspect. Mais c’est bon, et c’est suffisant pour grignoter avant de sortir dîner en ville. Des soirées avec musique live sont organisées régulièrement.

Le Beach Bar complète le tableau avec une carte de 101 cocktails (on n’a pas tout testé, mais on y travaille), du jazz live en soirée, et surtout un happy hour “buy one get one” de 17h à 19h. Deux cocktails pour le prix d’un, les pieds dans le sable, face au coucher de soleil. C’est le meilleur plan de l’hôtel, et probablement l’un des meilleurs happy hours de Chaweng.

Le spa qui n’en est pas un

Il faut aborder ce sujet parce qu’il crée de la confusion. The Library n’a pas de spa au sens traditionnel du terme. Pas de bâtiment dédié, pas de sauna, pas de hammam, pas de bassin froid, pas de circuit d’eau.

Ce qu’ils appellent “The Index” — le spa — fonctionne en réalité sur demande, avec des soins dispensés dans votre chambre ou votre villa. C’est tout. Pour certains, c’est un avantage : on vous masse dans votre propre espace, à l’heure qui vous arrange, sans enfiler un peignoir jetable pour traverser un couloir. Pour d’autres, c’est une déception franche, surtout quand on a payé le prix fort en s’attendant à des installations de spa haut de gamme.

On fait partie de ceux qui considèrent que c’est un manque réel pour un hôtel de ce positionnement. Si un vrai spa est important pour vous, le W Koh Samui ou le Centara Reserve Samui jouent dans une autre catégorie sur ce plan. Les villas Chapters compensent partiellement avec leurs jacuzzis privatifs, mais ce n’est pas la même chose.

La salle de sport — “The Fit” — est modeste. Équipements de base, espace correct sans plus. Les villas The Writer et la Secret Pool Villa deux chambres ont leur propre salle de sport privée, ce qui est un luxe rare et appréciable.

Côté activités nautiques, la plage de l’hôtel donne accès au stand-up paddle, au kayak et à la voile. Des prestataires partenaires organisent des sorties plongée et snorkeling, même si on recommande plutôt d’aller à Koh Tao ou vers Hin Ta / Hin Yai pour ça — la plage de Chaweng n’est pas le meilleur spot de Koh Samui pour observer les poissons.

La question des insectes

On ne va pas tourner autour du pot. C’est le point noir le plus récurrent dans les avis, et on l’a constaté nous-mêmes : les cafards. Plusieurs voyageurs rapportent leur présence autour de la piscine et dans les espaces extérieurs. Un avis mentionne en avoir compté “plus d’une douzaine” dans la zone de la Red Pool en une seule soirée.

La direction de l’hôtel attribue ça à l’environnement tropical, ce qui est techniquement vrai. Les blattes sont endémiques en Thaïlande, et tous les hôtels de l’île y sont confrontés. Mais la fréquence des mentions dans les avis récents suggère que les traitements antiparasitaires pourraient être plus agressifs. Ce n’est pas un problème qui devrait ruiner votre séjour — ça concerne surtout les espaces extérieurs le soir — mais ça mérite d’être dit. Emportez votre propre répulsif, et si les insectes vous posent un vrai problème, demandez une villa Chapters avec piscine privée plutôt qu’une chambre Pages avec accès aux espaces communs.

Pour qui est fait cet hôtel

The Library n’essaie pas de plaire à tout le monde, et c’est une partie de son charme. On voit clairement qui y passe un séjour mémorable et qui repart déçu.

Les couples, d’abord. Lune de miel, anniversaire, simple envie de se retrouver dans un cadre qui sort de l’ordinaire — c’est le coeur de cible, et c’est là que l’hôtel excelle. Les villas The Editor et The Writer, réservées aux adultes, sont pensées pour ça. On a croisé un couple qui célébrait ses vingt ans de mariage dans The Writer, avec le cinéma en plein air et le dîner servi au bord de leur piscine privée. Ils avaient l’air d’avoir oublié que le reste du monde existait.

Les amateurs de design, ensuite. Si vous choisissez un hôtel autant pour son esthétique que pour ses prestations, si vous avez lu des articles sur l’architecture Bauhaus tropicale ou si vous êtes le genre de personne qui remarque le choix d’un luminaire, The Library est un passage obligé.

Les voyageurs qui veulent profiter de Chaweng sans subir Chaweng. Pouvoir aller dîner à pied, faire un tour au marché de nuit, et rentrer dans une bulle de calme dix minutes plus tard — c’est un luxe que les resorts isolés du sud-ouest de l’île ne peuvent pas offrir.

En revanche, les familles avec jeunes enfants vont galérer. Pas de kids’ club, un design avec des angles vifs et des bassins sans barrière, une atmosphère clairement orientée adultes. Si vous voyagez avec des petits, le Centara Reserve Samui ou le Hyatt Regency Koh Samui sont mieux équipés. Les chasseurs de grands spas seront frustrés, on en a parlé. Et si votre budget est serré, passez votre chemin : même en basse saison, les tarifs restent élevés pour Koh Samui, et les villas Chapters flirtent avec le segment ultra-luxe.

Infos pratiques

Information Détail
Adresse 14/1 Moo 2, Chaweng Beach, Bophut, Koh Samui, Suratthani 84320
Téléphone +66 (0) 77 422 767
WhatsApp +66 632 187 698
Email [email protected]
Nombre de chambres 46 (26 Pages + 20 Chapters)
Check-in / Check-out 14h00 / 12h00
Transfert aéroport 650 THB par trajet (~17 EUR), 10-15 min
Wi-Fi Gratuit partout
Animaux Non acceptés
Programme fidélité Marriott Bonvoy (via Design Hotels)

Tarifs indicatifs

Les prix oscillent fortement selon la saison. Un Smart Studio démarre autour de 170 USD la nuit en basse saison (mai à octobre) et grimpe au-delà de 500 USD en haute saison, avec des pointes à 800 USD et plus pendant les fêtes de fin d’année. Les Secret Pool Villa une chambre tournent autour de 540 USD en basse saison et dépassent les 880 USD en haute saison. Pour The Writer, c’est sur demande, ce qui en dit long.

Un mot sur le programme Marriott Bonvoy. En tant que membre Design Hotels, The Library permet de cumuler des points Bonvoy et de bénéficier de la cinquième nuit gratuite sur les réservations en points. Mais les avantages du statut élite sont limités par rapport à une propriété Marriott classique. Si vous comptez sur un surclassement automatique avec votre carte Titanium, tempérez vos attentes et contactez l’hôtel en amont pour savoir exactement ce qui s’applique.

Nos conseils

Si votre budget est contraint, le Smart Studio reste un excellent choix. À 67 m2, il offre plus d’espace que la plupart des chambres d’hôtel haut de gamme de l’île, et vous avez accès à tout — la Red Pool, la plage, les restaurants, le bar. C’est la meilleure façon de vivre l’expérience The Library sans exploser la carte bleue.

Si vous êtes en couple et que c’est une occasion spéciale, on recommande de viser au minimum une Secret Pool Villa une chambre. L’écart de prix par rapport aux chambres Pages est significatif, mais la piscine privée, le majordome et le calme absolu transforment le séjour. Pour un anniversaire ou une lune de miel, The Editor est notre premier choix — la couleur, la vue mer, l’accès plage, et cette atmosphère adultes only.

Voyager en basse saison est le hack le plus évident : les tarifs sont divisés par deux ou plus, et la météo n’est pas si terrible. Il pleut, oui, mais rarement toute la journée, et l’hôtel est tout aussi agréable sous la pluie tropicale — peut-être même plus, avec la vapeur qui monte des bassins et les jardins lustrés.

Réservez le Breakfast Culture dès que votre réservation est confirmée. Trois tables, c’est trois tables. Pensez aussi à profiter du happy hour du Beach Bar de 17h à 19h, et n’hésitez pas à faire un saut à Central Festival, à un kilomètre à pied, pour acheter crème solaire, snacks et médicaments à des prix normaux plutôt qu’au tarif minibar.

Dernier conseil, tiré de l’expérience : si vous prenez une chambre Pages, demandez un étage bas pour éviter le bruit de pas. Ou mieux, si vous en avez les moyens, passez directement en Chapters et ne regardez pas en arrière.

Notre avis

The Library est un hôtel qui divise, et c’est exactement ce qui le rend intéressant.

On ne va pas prétendre que tout est parfait. L’aile Pages vieillit mal pour un hôtel qui mise tout sur l’esthétique — de la peinture écaillée dans un temple du minimalisme, c’est un contresens. L’absence de vrai spa est un manque objectif à ce niveau de prix. Les cafards autour de la piscine, même si c’est un classique tropical, mériteraient un traitement plus musclé. Et la Red Pool, aussi photogénique soit-elle, est devenue un studio photo à ciel ouvert où nager tranquillement relève de l’exploit.

Mais tout ça ne change pas l’essentiel : il n’existe rien de comparable sur l’île. Kasemtham Sornsong a construit quelque chose d’unique en 2007, et cette vision tient toujours. Le concept littéraire n’est pas un gadget marketing — c’est le fil qui relie chaque détail, de la réception à la typographie des menus. L’aile Secret Chapter a ajouté une dimension de luxe intime que peu d’adresses à Koh Samui peuvent égaler. Le personnel a cette capacité rare d’être présent sans être envahissant — on vous apporte un jus de fruit frais sur votre transat sans que vous ayez levé le petit doigt, mais personne ne viendra vous demander si “tout se passe bien” toutes les dix minutes.

Si on devait conseiller cet hôtel à un ami, on dirait : vas-y pour les Chapters si tu peux, prends un Smart Studio si le budget est serré, réserve le petit-déjeuner sur la plage dès le premier jour, et ne rate pas le happy hour du Beach Bar au coucher du soleil. C’est un hôtel qui se mérite un peu — il faut accepter ses parti pris esthétiques, ses quelques rides et ses choix assumés — mais qui récompense ceux qui jouent le jeu. On y retourne régulièrement, et à chaque fois, en passant la porte blanche et en revoyant cette piscine rouge improbable, on se dit que Koh Samui a de la chance d’avoir un endroit pareil.

À lire aussi

Si The Library vous tente mais que vous hésitez encore, voici quelques alternatives qui valent le détour. Le Sala Samui Chaweng est l’autre grande adresse de Chaweng — plus classique dans son élégance, avec un vrai spa et des villas avec piscine privée, c’est le choix naturel si vous voulez rester dans le quartier mais avec un style moins radical. Le W Koh Samui joue dans un registre design complètement différent — exubérant, festif, avec des installations spa et fitness de premier plan sur la côte nord-est. Si ce sont les familles ou le grand confort sans compromis que vous cherchez, le Centara Reserve Samui coche toutes les cases avec un spa d’exception et un kids’ club digne de ce nom. Le Hyatt Regency Koh Samui est l’option moderne et bien équipée pour les familles côté programme de fidélité. Et pour ceux qui veulent le lifestyle beach club, le Nikki Beach Resort Koh Samui propose un mélange fête-détente sur la plage de Lipa Noi qui ne ressemble à rien d’autre sur l’île.

Laurent

Passionné par Koh Samui, partage ses découvertes et conseils sur la vie et l'immobilier sur cette île paradisiaque du golfe de Thaïlande.

10 commentaires

  1. The Library est un hôtel-concept fascinant. La fameuse piscine rouge est encore plus impressionnante en vrai que sur les photos — l’effet visuel quand le soleil tape dessus est hallucinant. Le design général est audacieux, chaque espace est pensé comme une installation artistique. Le restaurant The Page propose une cuisine fusion créative qui s’accorde parfaitement avec l’esprit du lieu. C’est vraiment un hôtel pour les amateurs de design et d’art contemporain.

  2. Alors oui la piscine rouge est iconique et photogénique. Mais concrètement, l’eau a cette teinte orangée un peu déstabilisante au début. On s’y habitue mais mon copain trouvait ça weird de nager dedans. C’est un parti pris artistique, faut adhérer. Sinon l’hôtel est magnifique et Chaweng est à deux pas.

  3. en tant que designer graphique cet hotel m’a bluffé. chaque détail est pensé, de la typo sur les menus jusqu’aux serviettes. la bibliothèque dans le lobby est un vrai bonheur aussi. et la piscine rouge… iconique. par contre c’est un hotel de design, pas un resort familial, venez en sachant ça

  4. The Library porte bien son nom. Le concept artistique et littéraire est présent partout sans être prétentieux. Les chambres sont des « chapitres », la bibliothèque du lobby est garnie de vrais livres intéressants. The Page restaurant sert une cuisine thaïe-méditerranéenne inventive — le thon mi-cuit au sésame noir était remarquable. Un hôtel qui a une âme, c’est suffisamment rare pour être souligné.

  5. Est-ce que The Library est un bon choix pour un séjour solo ? Je suis photographe et l’esthétique de l’hôtel m’attire beaucoup, mais j’ai peur de me sentir seule dans un endroit trop « couple ». Des retours d’expérience ?

  6. Troisième visite à The Library et la magie opère toujours. La red pool au lever du soleil, quand personne n’est encore là, c’est un spectacle. Le concept artistique évolue avec le temps, il y a de nouvelles œuvres et installations à chaque visite. The Page reste constant dans la qualité — essayez le brunch du dimanche, c’est une institution.

  7. J’ai adoré le concept mais la réalité des chambres est un chouïa en-dessous de la promesse. Le design est chouette mais les finitions montrent quelques signes d’usure. Pour le prix demandé, je m’attendais à plus de perfection dans les détails. Cela dit, l’expérience globale reste unique à Koh Samui.

  8. The Library est l’antithèse du resort de masse. C’est un endroit avec une identité forte, presque un musée habitable. On a passé des heures à bouquiner au bord de la red pool. Le restaurant The Page est excellent pour le dîner — ambiance tamisée, cuisine soignée, carte des vins étonnamment bonne pour la Thaïlande.

  9. L’emplacement sur Chaweng est idéal. On est à pied de tout — restaurants, bars, shopping — mais une fois passé le portail de l’hôtel, on entre dans un autre univers. La plage devant l’hôtel est propre et les transats sont bien espacés. Un vrai havre de design au milieu de l’agitation de Chaweng.

  10. La red pool de nuit avec l’éclairage, c’est juste magique. Un conseil photo : venez au lever du soleil ou après 18h pour les meilleures lumières. L’hôtel est un paradis pour les photographes et les instagrammeurs, chaque recoin est un spot. The Page fait aussi d’excellents cocktails créatifs.

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