Renaissance Koh Samui Resort & Spa : avis complet sur le resort intimiste de Laem Nan

Soixante-dix-huit chambres et villas, une crique privée coincée entre les rochers de granit, et un personnel qui retient votre prénom avant la fin du premier déjeuner. Le Renaissance Koh Samui, c’est un peu le contraire de ce qu’on attend d’un resort Marriott : petit, planqué, et étonnamment attachant malgré ses rides.

La péninsule de Laem Nan : un recoin que même les locaux oublient

On vit sur Koh Samui depuis des années et on passe devant le portail en briques rouges du Renaissance sans y penser. L’adresse est facile à rater. Laem Nan, c’est cette petite avancée rocheuse sur la côte est, juste au sud de Lamai, qui forme une presqu’île boisée avec sa propre crique orientée plein sud. Pas le genre d’endroit qui attire les foules ou qu’on mentionne au bar.

Ce qui est malin dans cet emplacement, c’est le compromis. On est à cinq minutes en voiture des restaurants de Lamai, à un quart d’heure du marché nocturne, à vingt minutes de Chaweng. Pas besoin d’organiser une expédition quand on a envie de manger des brochettes de satay sur un tabouret en plastique à 50 bahts. Et dans l’autre sens, pas besoin de supporter le bruit de la route principale quand on rentre le soir – derrière le mur d’enceinte, on est dans un autre monde. C’est un avantage réel par rapport aux resorts de la côte ouest comme le Conrad à Taling Ngam ou l’InterContinental, où l’isolement finit par peser au bout de quatre ou cinq jours.

Depuis l’aéroport de Samui, comptez une demi-heure de route. C’est dans la moyenne de l’île – plus court que pour le Conrad, comparable au trajet vers le Banyan Tree sur les hauteurs de Lamai. Le resort propose une navette gratuite régulière vers Chaweng et Lamai, ce qui évite les 300 à 500 bahts du songthaew privé à chaque sortie. Les horaires sont fixes et ne conviendront pas à tout le monde, mais l’intention est là.

Le resort est construit en terrasses sur le flanc de la péninsule, et tout descend vers la mer. On marche sur des chemins en dalles de pierre entre des frangipaniers, des bougainvilliers, des bassins de lotus. Il y a des sculptures et des bas-reliefs d’inspiration balinaise un peu partout, des cascades d’eau qui coulent entre les niveaux, des geckos qui vous regardent passer avec un désintérêt poli. La première fois qu’on a poussé le portail, on s’est retrouvés dans un silence inattendu – ce genre de calme végétal et minéral qui fait baisser les épaules d’un cran. Dans les avis en ligne, les mots qui reviennent le plus souvent à propos des jardins, c’est “sanctuaire” et “sacré”. C’est un peu grandiloquent, mais on comprend l’idée.

Et puis il y a la crique. Une plage de sable blanc bordée de blocs de granit, des eaux calmes et assez claires pour faire du snorkeling sans aller loin, et ce gros rocher surmonté d’un vieil arbre qui sert de point de vue naturel. On y monte par des marches taillées dans la roche. Au coucher du soleil, quand la lumière passe au-dessus de la baie de Lamai et que la surface de l’eau vire à l’or, on reste là cinq minutes sans rien dire. C’est ce genre de moment.

Les chambres et villas : l’intimité d’abord, le bling ensuite

Avec 78 hébergements au total – 45 chambres dans le bâtiment principal et 32 villas dispersées dans la végétation –, le Renaissance joue dans la même catégorie que le Conrad et ses 82 villas, mais loin des usines à touristes de 200 ou 300 clés qu’on trouve du côté de Chaweng. En pratique, ça veut dire qu’on ne fait jamais la queue au petit-déjeuner, que la piscine n’est jamais bondée, et que le serveur du restaurant sait dès le troisième soir qu’on préfère le café sans sucre.

L’ambiance générale des hébergements : bois tropical poli, tons terre cuite et crème, mobilier massif, lumière naturelle partout. Les salles de bains ont un carrelage dans des bleus distinctifs et des baignoires larges dans les villas. C’est chaleureux, c’est thaïlandais sans être folklorique, et ça vieillit mieux qu’un design minimaliste blanc qui montre chaque tache.

Les chambres Deluxe, dans le bâtiment principal, sont l’entrée de gamme. Elles ne sont pas immenses, mais chacune a un jacuzzi extérieur privatif sur le balcon – un équipement qu’on trouve rarement à ce niveau de prix. On s’y glisse en fin de journée avec une bière fraîche, et on comprend pourquoi les gens reviennent. Le problème, c’est que certaines de ces chambres sont logées dans un bâtiment annexe de l’autre côté d’une petite route. Il faut la traverser pour accéder au reste du resort. Ça casse l’ambiance. Si vous réservez une Deluxe, insistez pour être dans le bâtiment principal.

Le vrai intérêt du Renaissance, ce sont les villas. La Garden View Villa fait 130 m2 avec un salon, une salle de bains avec baignoire, et surtout une piscine privée dans un jardin clos de hauts murs de pierre. L’agencement est fluide – on passe de la chambre à la piscine en traversant la salle de bains, un peu comme dans les villas balinaises – et l’intimité est totale. Les murs, la végétation dense, le silence : on est chez soi. La dernière fois qu’on a dîné dans une de ces villas, le room service avait installé des bougies le long de la piscine sans qu’on l’ait demandé. Petit geste, gros effet.

Montez d’un cran avec les Beachfront Pool Villas (environ 170 m2), et vous ajoutez la vue mer et un accès quasi direct à la plage. C’est la catégorie qu’on recommande aux couples qui viennent pour la première fois. Le surcoût par rapport à la Garden View est raisonnable, et se réveiller avec le bruit des vagues change tout. Se préparer un café, s’asseoir sur la terrasse face à l’horizon, ne rien faire pendant vingt minutes : on paie pour ça, au fond.

Au sommet, les Seaside Villas déploient 215 m2 avec service de majordome. On parle de petit-déjeuner servi à l’heure qu’on veut dans le jardin, de bains préparés selon ses préférences, d’un type dédié qui gère vos réservations et vos excursions. Le niveau de finition – boiseries sculptées, textiles de qualité, luminaires artisanaux – commence à jouer dans la même cour que l’entrée de gamme du Four Seasons ou du Banyan Tree, pour beaucoup moins cher.

Maintenant, parlons de ce qui fâche. Le Renaissance a ouvert il y a plus de quinze ans, et même si des rénovations ont eu lieu, certains hébergements accusent leur âge. Du mobilier de terrasse fatigué, des joints de carrelage noircis dans certaines salles de bains, des menuiseries extérieures que le climat tropical a marquées. Un voyageur Marriott Platinum a laissé un avis franchement acide en ligne, estimant que l’état général ne méritait plus les cinq étoiles. C’est sévère, mais le constat n’est pas inventé. Si l’état impeccable des installations est votre critère numéro un, le Conrad ou le SALA Samui, bien plus récents, seront de meilleurs choix. Au Renaissance, on recommande de demander explicitement une villa récemment rénovée lors de la réservation, ou de privilégier les Beachfront et Seaside qui sont rafraîchies en priorité.

Et les tarifs ? C’est là que le Renaissance devient intéressant. Les Deluxe démarrent autour de 115 à 130 dollars la nuit en basse saison. Pour un cinq étoiles avec plage privée sur Koh Samui, c’est un prix d’entrée qui ferait sourire le Four Seasons, où la chambre la moins chère coûte trois ou quatre fois plus. En haute saison, on passe à 247 dollars et au-delà, ce qui reste compétitif dans le segment.

La piscine en terrasses et la crique : le duo qui fait tout le spectacle

La piscine à débordement principale est construite en paliers qui descendent en cascade vers la plage. Depuis le niveau du haut, l’eau semble se fondre dans l’océan au-delà de la crique. C’est le genre d’image qui finit en photo de profil sur Instagram, et pour une fois, c’est aussi beau en vrai. On y passe des après-midis entiers avec un jus de fruits du Pool Bar, un bouquin, et le bruit régulier de l’eau qui déborde d’un bassin à l’autre.

À côté, une piscine de cinquante mètres fait le bonheur des nageurs qui ne lâchent pas leurs longueurs même en vacances. C’est l’une des plus grandes piscines de resort sur l’île, et elle est rarement fréquentée – un avantage direct de la petite taille de l’établissement. Un bassin séparé et sécurisé complète l’offre pour les enfants.

Mais le véritable atout aquatique du Renaissance, c’est la crique elle-même. Des eaux calmes, suffisamment claires pour apercevoir des poissons tropicaux et des coraux mous sans s’éloigner du rivage, des kayaks et des paddles à disposition directement sur le sable. On y va tôt le matin quand personne n’est encore descendu, et on a la baie pour soi.

Le Quan Spa : honnête, pas spectaculaire

Le spa est niché dans son propre recoin de verdure, à l’écart des piscines. Salles de soins privées, salon de relaxation, et surtout la possibilité de se faire masser dans le pavillon de plage. On insiste là-dessus : si vous ne devez faire qu’un seul soin pendant votre séjour, prenez-le dehors, en fin d’après-midi, quand la chaleur retombe et que la lumière vire au doré. Le bruit des vagues, la brise, l’ombre des palmiers – aucune playlist d’ambiance ne peut rivaliser.

Les masseuses savent ce qu’elles font et adaptent la pression, ce qui n’est pas aussi courant qu’on le voudrait dans les spas de resort. Le thaïlandais traditionnel, l’aromathérapie, le deep tissue : les classiques sont bien exécutés, avec des produits locaux – noix de coco, citronnelle, curcuma – qui sentent bon sans virer au pot-pourri.

Des cours de yoga sont proposés face à la mer, sur le pavillon du spa. Le créneau du lever du soleil vaut le réveil matinal : la lumière dorée sur l’eau, le calme absolu de la crique, et cette sensation d’être la seule personne éveillée sur la péninsule.

Soyons honnêtes : le Quan Spa ne joue pas dans la même ligue que le spa du Conrad avec sa salle de flottaison et son sauna au sel de l’Himalaya, ni que le Six Senses et ses protocoles holistiques. Mais il ne prétend pas non plus. Les soins sont solides, les tarifs inférieurs à la concurrence directe, et le cadre naturel ajoute quelque chose qu’aucune cabine climatisée ne peut reproduire.

Le programme Discover This Way : la bonne surprise

C’est la touche propre à la marque Renaissance, et au Renaissance de Samui elle prend tout son sens. Le resort emploie un Navigator – pas un concierge classique, un local né sur l’île – qui organise des sorties hors des sentiers battus. Un circuit culinaire de trois heures dans les ruelles de Samui, un atelier cocktails avec des ingrédients du jardin – citronnelle, galanga, basilic sacré, lime kaffir –, la visite d’un temple en briques rouges que les circuits touristiques ignorent, une balade dans une plantation de cocotiers.

On a fait le circuit culinaire un samedi matin. Trois heures à goûter du kao yum dans une gargote de bord de route, à boire un café glacé préparé dans un sachet plastique par une grand-mère qui ne parlait pas un mot d’anglais, et à finir par un dessert collant au riz gluant et à la mangue mangé assis sur un muret. C’est exactement le genre d’expérience que le resort ne peut pas offrir entre ses murs, et la plupart des voyageurs passent à côté faute de savoir que ça existe. Réservez-le dès votre arrivée.

À table : un petit-déjeuner roi et un dîner à nuancer

La restauration du Renaissance tient en trois restaurants et un bar. C’est plus modeste que le Conrad avec ses six adresses ou le Four Seasons, mais pour 78 chambres, ça tient la route. Et le bilan est contrasté.

Le petit-déjeuner, servi au Banana Leaf, est excellent. Stations de cuisine en direct – omelettes, nouilles sautées, plats à la minute –, viennoiseries fraîches, fruits tropicaux de saison, jus pressés, et des spécialités qui changent d’un jour à l’autre. On a pris cinq petits-déjeuners d’affilée sans retrouver exactement le même buffet, ce qui est rare. Les avis en ligne confirment : c’est le point fort incontesté de la restauration du resort.

Le soir, TawaNN est la table thaïlandaise du resort, installée en terrasse avec vue sur la baie de Lamai. Les fruits de mer sont la spécialité, et le curry Massaman aux joues de boeuf braisées lentement vaut le détour – fondant, complexe, avec ce genre de sauce qui fait commander un deuxième riz pour ne rien perdre. Le cadre en soirée, brise marine et lumières de la baie, est réellement romantique. On y a emmené des amis en visite un vendredi soir et ils ont passé plus de temps à regarder la vue qu’à manger.

Le restaurant Tapas propose une carte méditerranéenne décontractée – salades, grillades, mezze – pour les jours où on n’a pas envie de thaï. C’est correct sans être mémorable. Ça dépanne.

Là où ça se gâte, c’est le rapport qualité-prix général de la restauration hors petit-déjeuner. Les prix sont élevés pour des assiettes jugées “correctes sans plus” par beaucoup de voyageurs. Les portions sont modestes, et au bout de quatre ou cinq jours, on fait le tour de la carte. C’est un problème récurrent dans les resorts isolés de Samui – le Conrad et le Banyan Tree reçoivent les mêmes critiques sur leurs tarifs de restauration. Mais le Renaissance a un avantage que d’autres n’ont pas : Lamai est à cinq minutes. Prenez la navette gratuite au moins deux ou trois soirs, allez manger des brochettes et du pad thai au marché nocturne, testez les paillotes de fruits de mer en bord de plage. On paie dix fois moins cher pour une cuisine souvent meilleure, et c’est aussi une vraie immersion dans la vie locale.

Autre option : demandez à la conciergerie d’organiser un barbecue privé dans votre villa. C’est sur réservation anticipée, mais ça combine l’intimité de la villa avec des grillades préparées sur mesure. On a entendu un couple au petit-déjeuner le lendemain qui racontait leur soirée barbecue au bord de la piscine avec des étoiles au-dessus – ils avaient l’air de gens qui avaient pris la bonne décision.

Le personnel : la vraie raison pour laquelle les gens reviennent

On pourrait écrire une section entière sur les installations, les tarifs, l’emplacement. Mais ce qui revient dans pratiquement chaque avis en ligne, et ce qu’on constate à chaque visite, c’est la qualité du personnel. Le terme “exceptionnel” apparaît avec une régularité qui finit par ne plus ressembler à du politesse de circonstance.

Ce qui est frappant, c’est le nombre de voyageurs qui citent des employés par leur prénom. Pas le directeur de l’hôtel : le serveur du petit-déjeuner, la masseuse du spa, le jardinier qui dit bonjour tous les matins. C’est le signe d’interactions qui dépassent le script. Un blogueur de voyage a écrit que le personnel savait ce dont il avait besoin avant qu’il le sache lui-même. C’est un peu exagéré, mais on comprend le sentiment. Dans un resort de 78 chambres, le personnel a le temps et l’espace pour connaître ses clients. À l’échelle d’un resort de 300 clés, c’est mathématiquement impossible.

C’est aussi ce qui compense les imperfections matérielles. On a lu des dizaines d’avis qui commencent par “oui, les installations ont vieilli” et qui finissent par “mais le service est tellement bon qu’on revient quand même”. Un titre TripAdvisor récent résumait ça en trois mots : “Aging but Good Value” – vieillissant mais bon rapport qualité-prix. Le service humain est le ciment qui tient ensemble un resort qui aurait besoin de travaux.

On se souvient d’un détail qui illustre bien la chose. Un après-midi, on était au Pool Bar en train de travailler sur un ordinateur portable – mauvaise idée en vacances, mais bon. Le serveur est passé sans rien dire, a posé un verre d’eau fraîche avec une rondelle de citron vert, et a légèrement incliné le parasol pour enlever le reflet sur l’écran. Pas un mot. Pas un regard appuyé du genre “vous avez vu comme je suis attentionné”. Juste le geste, et il est reparti. C’est ce genre de micro-moment qui ne figure dans aucune brochure mais qui fait qu’on rentre chez soi en se disant qu’on a été bien traité.

Pour qui est fait le Renaissance ?

C’est l’adresse des couples, d’abord. Villa avec piscine privée, crique bordée de rochers, dîners en terrasse face à la baie, soins en duo au spa, coucher de soleil depuis le rocher – le Renaissance compose un décor romantique sans forcer le trait. L’échelle intimiste garantit une tranquillité que les grands resorts ne peuvent pas offrir. Pour les voyages de noces, c’est un choix solide.

C’est aussi, et peut-être surtout, l’adresse des membres Marriott Bonvoy qui savent compter. Le Renaissance est classé dans le segment Premium de Bonvoy, pas Luxury. Le nombre de points nécessaires pour y séjourner est modéré – nettement inférieur aux propriétés Luxury de Marriott en Thaïlande. Les membres Platinum et Titanium peuvent tenter leur chance avec les Suite Night Awards pour un surclassement vers les villas, et le petit-déjeuner est inclus pour les membres Elite. On a lu le récit d’un voyageur qui a décroché un surclassement vers une Pool Villa grâce à son statut Bonvoy – un upgrade dont la valeur se chiffre en centaines de dollars. Pour les collectionneurs de points, c’est probablement le meilleur ratio points/expérience “villa avec piscine privée” en Asie du Sud-Est.

Les mariages de destination trouvent ici un cadre naturel – plage privée, jardins tropicaux – avec un budget plus accessible que dans les propriétés ultra-luxe. Le resort a développé un vrai savoir-faire dans ce domaine, avec plusieurs configurations : cérémonie sur la plage au coucher du soleil, réception dans les jardins, ou dîner privatisé au TawaNN. Les familles avec jeunes enfants apprécient l’espace des villas, le bassin sécurisé et la crique peu profonde. Le snorkeling dans la crique est assez facile pour occuper un gamin de huit ans, et le kayak sur les eaux calmes fait le reste.

En revanche, si l’état irréprochable des installations est votre condition sine qua non, passez votre chemin. Le Conrad ou le SALA Samui sont plus récents et mieux entretenus. Si vous cherchez une offre gastronomique diversifiée et haut de gamme sur place, le Four Seasons ou le Conrad sont supérieurs. Et si vous n’êtes pas membre Bonvoy et que vous payez le tarif plein en haute saison, d’autres resorts offrent des installations plus fraîches pour le même prix.

Infos pratiques

Critère Détail
Catégorie Resort 5 étoiles – 78 chambres et villas
Tarifs Basse saison : ~115-131 $/nuit (Deluxe) ; Haute saison : à partir de ~247 $/nuit
Quartier Laem Nan Beach, péninsule au sud de Lamai, côte est
Plage Crique privée de sable blanc à Laem Nan
Distance aéroport ~30 min depuis USM
Idéal pour Couples, lunes de miel, membres Bonvoy, mariages
Note Booking.com 8,9/10
Note TripAdvisor 4,0-4,5/5 – Travellers’ Choice
Programme fidélité Marriott Bonvoy segment Premium
Check-in / Check-out 15h00 / 12h00
Restaurants 3 + 1 bar (Banana Leaf, TawaNN, Tapas, Pool Bar)
Spa Quan Spa
Piscines Piscine à débordement en terrasses, piscine de 50 m, bassin enfants + piscines privées dans les villas
Navette Gratuite vers Chaweng et Lamai

Bon à savoir

La côte est reçoit ses plus fortes pluies en novembre et décembre, mais la crique de Laem Nan, orientée sud et protégée par la péninsule, s’en sort mieux que les plages exposées de Chaweng ou Lamai. La période de mai à juillet est celle qu’on recommande le plus souvent : chaleur tropicale, averses brèves en fin d’après-midi, tarifs en basse saison et resort quasi vide. Septembre-octobre pour les prix les plus bas, mais les pluies sont plus fréquentes. Décembre à février pour la meilleure météo, mais les tarifs doublent.

Le resort propose régulièrement des forfaits incluant petit-déjeuner, déjeuner, boissons et transferts aéroport. Ces packages valent nettement plus que le tarif chambre seule – vérifiez le site Marriott avant de réserver via une OTA.

La saison 3 de White Lotus a été tournée sur Koh Samui et l’île est sous les projecteurs depuis. Le Renaissance n’a pas servi de lieu de tournage, mais le Navigator peut organiser un circuit des spots de la série si ça vous dit.

Côté nature, la végétation dense du resort attire sa faune : oiseaux tropicaux dans les bassins des jardins, geckos partout (ils mangent les moustiques, on les aime bien), et parfois un varan d’eau dans les parties basses. Emportez un anti-moustiques efficace pour les soirées en terrasse. Et des chaussures de marche légères plutôt que des tongs – les chemins en pente du resort deviennent glissants après la pluie tropicale.

Pour le transfert depuis l’aéroport, comptez 800 à 1 200 THB en véhicule privé. Le taxi partagé est moins cher mais fait des détours pour déposer d’autres passagers – on a déjà vu des trajets de 30 minutes transformés en virée d’une heure. Certains packages du resort incluent le transfert aller-retour, ce qui règle la question.

Un dernier point qui vaut de l’argent : apportez une crème solaire reef-safe. La crique abrite des coraux mous et quelques petites formations qu’on aimerait voir durer. Les crèmes chimiques classiques font des dégâts, et on commence à voir des panneaux de sensibilisation un peu partout sur les plages de Samui.

Si vous êtes membre Bonvoy Elite, contactez le resort 48 heures avant votre arrivée pour signaler votre statut. Les surclassements vers les villas sont possibles, surtout en basse saison.

Notre avis

On ne va pas tourner autour du pot. Le Renaissance Koh Samui a besoin de travaux. Certaines chambres montrent leur âge, le mobilier extérieur mériterait d’être remplacé, et le label cinq étoiles commence à être généreux par endroits. Si vous cherchez la perfection matérielle, le Conrad est plus récent, le Four Seasons est dans une autre galaxie, et le Banyan Tree offre un isolement plus radical.

Mais voilà : on continue d’y retourner. Pas pour les poignées de porte ou les joints de carrelage, mais pour le reste. Pour les jardins qui ressemblent à un monde à part, avec leurs frangipaniers, leurs lotus et leurs oiseaux. Pour la crique de Laem Nan et ce rocher avec son arbre centenaire d’où on regarde le soleil tomber dans la baie. Pour le personnel qui vous accueille comme si vous étiez un ami de retour plutôt qu’un client de passage. Pour cette piscine en terrasses dont l’eau se fond dans l’horizon. Et pour les villas avec piscine privée à un prix qui rend la chose possible sans hypothéquer sa maison.

Le Renaissance, c’est l’adresse de ceux qui préfèrent un sourire sincère à un lobby en marbre. De ceux qui savent que la beauté d’un jardin tropical et le calme d’une crique déserte pèsent plus lourd que la dernière rénovation. De ceux qui sont membres Bonvoy et qui ont compris que c’était probablement le meilleur usage de leurs points pour une villa avec piscine en Asie du Sud-Est. Si vous vous reconnaissez là-dedans, réservez une Garden View Villa en mai, demandez le circuit avec le Navigator, et dînez au moins deux fois à Lamai. On parie que vous reviendrez.


À lire aussi

Si c’est l’isolement total que vous cherchez, le Conrad Koh Samui à Taling Ngam est imbattable – avec des installations plus récentes et six restaurants pour ne jamais tourner en rond. Les amateurs de panoramas vertigineux seront mieux servis au Silavadee Pool Spa Resort sur la côte sud. Le Four Seasons reste la référence absolue en matière de service et de finition sur l’île, si le budget suit. Pour une intimité encore plus poussée avec des villas perchées dans la jungle, le Banyan Tree Samui est une valeur sûre. Et pour un resort éco-luxe avec une philosophie de bien-être intégrée, le Six Senses Samui à Choeng Mon mérite le détour.

Laurent

Passionné par Koh Samui, partage ses découvertes et conseils sur la vie et l'immobilier sur cette île paradisiaque du golfe de Thaïlande.

10 commentaires

  1. Le Renaissance est une pépite cachée. Avec seulement 78 chambres, on a l’impression d’être dans un hôtel boutique plutôt qu’un Marriott. La plage privée de Laem Nan est absolument incroyable — sable blanc, eau turquoise, et quasi personne. Le snorkeling juste devant l’hôtel nous a permis de voir des poissons-clowns et même une petite tortue ! Le restaurant Plumeria sert un des meilleurs seafood BBQ de l’île.

  2. Très bel hôtel, cadre magnifique. Mais soyons honnêtes : l’isolement est réel. La plage privée c’est génial, mais si vous voulez des restaurants, des bars, de la vie nocturne, il faut prendre un taxi à chaque fois. C’est le compromis à accepter.

  3. le snorkeling depuis la plage est juste dingue !! on a vu des bancs de poissons tropicaux sans meme devoir prendre un bateau. prenez votre masque et vos palmes, l’hotel en prête aussi mais c’est mieux d’avoir les siens

  4. Ma femme et moi avons été enchantés par le Renaissance. À 78 chambres, l’hôtel conserve une atmosphère intime qui se perd dans les grands resorts. Le personnel connaît votre nom dès le deuxième jour. Le restaurant Plumeria propose une cuisine raffinée avec des produits frais — le menu change régulièrement ce qui est appréciable pour les longs séjours. La terrasse avec vue sur la baie au coucher du soleil est un must.

  5. Question pour ceux qui connaissent : est-ce que la plage de Laem Nan est praticable toute l’année ou il y a des périodes avec trop de méduses/algues ? On envisage un séjour en octobre.

  6. Coup de cœur absolu pour ce petit resort. L’ambiance est zen, la plage est paradisiaque. On a fait du snorkeling tous les matins avant le petit-déj, c’était notre rituel. Le Plumeria est excellent le soir, surtout les plats de fruits de mer. Un conseil : demandez une chambre au rez-de-chaussée avec accès direct au jardin tropical, c’est sublime.

  7. Le côté intime du Renaissance est son plus grand atout. 78 chambres seulement, on ne se marche jamais dessus. La piscine n’est jamais bondée, la plage non plus. C’est rare à Koh Samui. Parfait pour décompresser vraiment.

  8. Hôtel charmant mais les chambres standard mériteraient une petite rénovation. La salle de bain commence à dater. Les suites sont impeccables par contre. Le cadre naturel et la plage rattrapent tout — Laem Nan est vraiment un petit coin de paradis préservé.

  9. Ce que l’article ne dit pas c’est qu’il y a aussi un magnifique récif corallien accessible à la nage sur le côté droit de la plage. Emmenez un appareil photo waterproof, ça vaut le coup ! Le staff peut aussi organiser des sorties snorkeling vers les îles voisines.

  10. On a hésité entre le Renaissance et un hôtel sur Chaweng. Zéro regret d’avoir choisi Laem Nan. La tranquillité n’a pas de prix. On utilisait le service de navette de l’hôtel pour aller à Chaweng quand on voulait de l’animation, simple et efficace.

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