Lamai Wanta Beach Resort (The Hive Hotel Samui) : Le Meilleur Spot de Baignade de Lamai pour 33 euros la Nuit

Soixante-huit chambres dans une ancienne cocoteraie, une piscine infinity qui se jette visuellement dans le golfe de Thaïlande, et surtout : la portion de Lamai Beach où on peut nager sans mettre les pieds dans les algues. Le Lamai Wanta, rebaptisé The Hive Hotel Samui, est le genre d’adresse que les résidents de Samui recommandent quand la question est simple – dormir face à la mer sans vider son compte en banque.


L’histoire d’un changement de nom qui n’a rien changé d’essentiel

Avant d’entrer dans le vif, clarifions une chose qui embrouille pas mal de voyageurs sur les plateformes de réservation. Le Lamai Wanta Beach Resort s’appelle désormais The Hive Hotel Samui. Le changement de nom date de 2020-2021. Le bâtiment est le même. L’emplacement est le même. L’équipe est en grande partie la même. Sur Booking.com et Expedia, on trouve encore les deux noms qui cohabitent, ce qui crée une confusion compréhensible. Si vous tombez sur des avis datant d’avant 2020 sous le nom “Lamai Wanta” et des avis plus récents sous “The Hive”, c’est le même endroit.

L’histoire du lieu a du charme, et elle dit quelque chose sur la manière dont Samui a évolué. Deux professionnels de santé thaïlandais ont démarré avec dix bungalows dans une plantation de cocotiers, au milieu des années 2000. Le terrain donnait déjà sur la mer, sur cette portion de Lamai où le sable est fin et le fond marin propre. Au fil des années, les bungalows sont devenus un resort de soixante-huit chambres, puis soixante-quatorze avec les villas. L’esprit familial est resté. Ce n’est pas un resort de chaîne géré par un tableau Excel à Bangkok. C’est un hôtel tenu par des gens qui vivent sur l’île et qui savent que leur réputation se joue sur chaque petit-déjeuner servi et chaque sourire à la réception.

Le rebranding en “The Hive” s’est accompagné d’une remise à neuf complète des chambres en novembre 2019, juste avant que le monde ne s’arrête pour deux ans. C’est un timing qui mérite d’être noté : les chambres que vous réserverez aujourd’hui ont été rénovées il y a sept ans. C’est encore correct, mais ça commence à dater. On y revient.


La plage : celle où on nage vraiment

On va mettre les pieds dans le plat, parce que c’est le sujet le plus important quand on choisit un hôtel sur une île. À Lamai, toutes les plages ne se valent pas. Le centre de Lamai Beach, côté bars et night market, a du sable correct mais l’eau est souvent trouble, les jet-skis passent trop près, et la densité de transats rend le tout aussi intime qu’un parking un jour de soldes. Le sud de Lamai, vers Hin Ta Hin Yai, est spectaculaire à regarder mais les rochers limitent la baignade. Le nord de Lamai s’ensable différemment selon les saisons.

Le Lamai Wanta est posé sur le tronçon que les habitués de l’île considèrent comme le meilleur pour nager. L’eau est plus claire ici, le fond est sableux et en pente douce, le courant est généralement calme. L’hôtel nettoie sa bande de plage régulièrement, et ça se voit. On ne marche pas sur des mégots ou des débris de plastique. On enlève ses tongs, on traverse les quelques mètres de sable depuis le jardin, et on est dans l’eau. Pour un trois étoiles à 33 euros la nuit en basse saison, c’est proprement indécent.

Un bémol saisonnier qu’il faut connaître. Entre octobre et décembre, des méduses-boîtes (box jellyfish) peuvent apparaître. Ce n’est pas spécifique au Lamai Wanta, c’est toute la côte est de Samui qui est concernée, mais des voyageurs le signalent dans leurs avis et ils ont raison de le faire. L’hôtel installe des filets de protection quand la saison l’exige, et les piqûres restent rares, mais si vous voyagez avec de jeunes enfants pendant cette période, renseignez-vous auprès de la réception sur les conditions du jour. Quand il y a méduses, il reste la piscine. Quand il n’y en a pas, la mer est à vous.

Le soir, la plage prend une autre dimension. C’est plus calme que le centre de Lamai, les bars sont à cinq minutes de marche mais pas juste au-dessus de votre tête, et on entend les vagues plutôt que la sono du pub irlandais. Certains voyageurs solo mentionnent une vigilance à avoir la nuit sur la plage, ce qui est un conseil de bon sens partout en Thaïlande, pas un problème propre à cet endroit.


Situation : au coeur de Lamai sans le bruit

Le Lamai Wanta occupe une position que les agents immobiliers qualifieraient de “sweet spot” et que les vacanciers résument plus simplement : on est à côté de tout sans être au milieu de rien.

À pied, en cinq minutes, on atteint le Shamrock Irish Pub pour ceux qui ont besoin de leur pinte de Guinness sous les tropiques. En six minutes, le Swing Bar pour un cocktail dans un décor plus local. En dix minutes, la Walking Street de Lamai et son night market du dimanche soir, avec ses stands de pad thaï à 50 bahts et ses massages de rue à 200 bahts de l’heure. En un quart d’heure de marche, on est au coeur de la zone de restaurants et de bars qui fait la vie nocturne de Lamai. C’est accessible sans avoir besoin d’un taxi ou d’un scooter, et c’est assez loin pour que le bruit ne remonte pas jusqu’aux chambres. En théorie. En pratique, les chambres côté route captent parfois le bourdonnement de la circulation et les basses des bars voisins. C’est le compromis d’un emplacement central.

En voiture ou en scooter, les choses intéressantes se trouvent dans un rayon de vingt minutes. Hin Ta et Hin Yai, les rochers emblématiques dont la forme suggestive fait rire les touristes depuis des décennies, sont à sept minutes. Le Red Temple, Wat Ratchathammaram, avec ses teintes écarlates qui explosent sous le soleil tropical, est à six minutes. Pour une excursion d’une demi-journée, le Wat Khunaram et son moine momifié – oui, un vrai moine momifié en position de méditation, aussi fascinant que déstabilisant – se trouve à quinze minutes de route. Les cascades de Namuang sont à vingt minutes. L’aéroport de Samui est à une trentaine de minutes, ce qui est dans la norme pour le sud de l’île. C’est moins pratique que Bophut ou Chaweng pour les arrivées tardives, mais on ne choisit pas Lamai pour la proximité de l’aéroport. On choisit Lamai pour la plage.

Si vous cherchez les centres commerciaux et le Chaweng nocturne, c’est à trente minutes de route. Le Central Festival, le seul vrai mall de l’île, est de ce côté-là. Mais honnêtement, si faire du shopping en centre commercial est votre priorité en vacances à Koh Samui, on a des questions.


Les chambres : propres, simples, et un peu fades

Soyons directs. Les chambres du Lamai Wanta ne sont pas la raison pour laquelle on y va. Ce sont les chambres les plus honnêtement décrites par trois mots : propres, fonctionnelles, sans personnalité. Les murs sont d’un blanc cassé uniforme. La décoration est minimale. Le mobilier fait le travail sans faire lever un sourcil d’admiration. Ce n’est ni moche ni beau. C’est neutre. Plusieurs voyageurs utilisent le mot “bland” dans leurs avis, et c’est juste. On ne photographie pas les chambres du Lamai Wanta pour les envoyer à ses amis.

Ce qu’on photographie, c’est la vue depuis le balcon. Et c’est là que le calcul change.

Les chambres standard

Cinquante-neuf chambres de 30 m2 dans des bâtiments bas disséminés dans le jardin. Lit king size, balcon meublé avec vue sur la végétation, climatisation, télévision câblée, douche à l’italienne, coffre-fort, minibar, bouilloire. C’est le kit complet du trois étoiles asiatique bien tenu. Trente mètres carrés, c’est correct pour deux personnes, suffisant pour ne pas se marcher dessus. La douche est un point fort : à l’italienne, spacieuse, avec un pommeau qui délivre de l’eau chaude de manière fiable. Ça semble aller de soi mais dans cette gamme de prix en Thaïlande, une douche qui fonctionne correctement est un luxe qu’il faut apprécier à sa juste valeur.

Les villas

Neuf villas de 42 m2, en structures indépendantes avec terrasse privée et vue jardin. C’est là qu’on commence à sentir un vrai supplément de confort. L’espace supplémentaire, la terrasse où on peut prendre son café du matin entouré de frangipaniers, le fait de ne pas avoir de voisin de palier. Pour un couple qui veut un peu plus d’intimité, c’est le bon choix. Le surcoût par rapport à la standard est modéré, et en basse saison, le rapport espace-par-euro est excellent.

La Family Villa

C’est le format qui manque à beaucoup d’hôtels de cette gamme. Soixante mètres carrés, deux chambres séparées – une avec lit king, l’autre avec lits jumeaux – et une terrasse donnant sur les jardins. Quand on voyage à quatre avec des enfants, avoir deux vrais espaces de sommeil séparés change la qualité du séjour. Les gamins se couchent à 20h, les parents lisent sur la terrasse. On ne connaît pas beaucoup de trois étoiles à Lamai qui proposent ça.

La Residence pour longs séjours

L’hôtel a eu l’intelligence de créer une formule pour les voyageurs qui restent. Trente mètres carrés avec lit king, linge de maison premium, bar fridge, internet haut débit et service de blanchisserie hebdomadaire inclus. C’est taillé pour les nomades numériques et les hivernants qui posent leurs valises pour un mois ou deux. Le tarif au mois est compétitif, et le fait d’avoir la plage et la piscine en bas de chez soi rend le deal très difficile à battre. On a croisé un développeur belge qui s’était installé là trois mois. Son bureau : un transat au bord de la piscine avec un hotspot 4G personnel. Son trajet pour aller au bureau : trente secondes en tongs. On a tous fait des choix de vie discutables, mais celui-là n’en faisait pas partie.

Ce qui vieillit

La rénovation de 2019 a bien tenu les premières années, mais sept ans plus tard, l’usure se fait sentir. Des voyageurs récents notent des signes de vieillissement : peinture qui s’écaille par endroits, joints de salle de bains qui noircissent, climatisation qui a parfois une odeur de renfermé au démarrage. Ce n’est pas un problème de propreté – l’entretien quotidien est soigné – c’est un problème de cycle de vie. Un hôtel tropical, avec l’humidité, le sel marin et l’usage intensif, vieillit deux fois plus vite qu’un hôtel en climat tempéré. Le Lamai Wanta aura besoin d’un rafraîchissement dans les deux ou trois ans qui viennent pour maintenir son positionnement.


La piscine infinity : le bijou de l’endroit

Si les chambres sont le point fonctionnel, la piscine est le point émotionnel. C’est elle qu’on photographie, c’est elle qui apparaît en première image sur Booking.com, et c’est elle qui fait basculer la décision de réservation.

Une piscine à débordement qui donne l’illusion de se prolonger dans le golfe de Thaïlande. Autour, des transats rembourrés avec parasols. En contrebas, la plage. En face, rien d’autre que la mer et le ciel. On s’installe à 9h du matin avec un smoothie du Beach Hut, et quand on relève la tête, il est midi. Ce n’est pas la plus grande piscine de Samui, loin de là. Le Celes Samui revendique un bassin de quatre-vingts mètres. Le Melia a un réseau de piscines qui pourrait irriguer un village. Ici, on est dans un format plus intime, et c’est ce qui fait son charme.

Le revers de la médaille, et il est souvent mentionné dans les avis : quand l’hôtel est plein, les transats sont serrés comme des sardines. Soixante-huit chambres pour un bassin de taille modeste, ça fait du monde. En haute saison, la course aux places du matin est un sport non officiel. Si vous tenez à votre transat en première ligne, réveillez-vous avant 8h ou renoncez. C’est le défaut classique des petits resorts avec de belles piscines : tout le monde veut être au même endroit au même moment.

La piscine enfants est séparée, ce qui permet aux plus jeunes de barboter sans gêner les nageurs adultes. C’est un aménagement simple mais apprécié, surtout quand on voit des resorts beaucoup plus chers qui mélangent tout le monde dans le même bassin.


L’engagement eco : un Gold Green Hotel Award qui a du sens

C’est un aspect du Lamai Wanta qu’on ne peut pas ignorer, parce qu’il distingue cet hôtel de la quasi-totalité de ses concurrents dans la même gamme de prix. L’établissement a reçu le Gold Green Hotel Award, une certification environnementale qui ne s’achète pas au supermarché.

On a vu beaucoup de “greenwashing” dans l’hôtellerie thaïlandaise. Des resorts qui collent un autocollant vert sur leur brochure parce qu’ils ont remplacé les pailles en plastique par des pailles en bambou. Ce n’est pas le cas ici. Le Lamai Wanta utilise des matériaux durables dans ses constructions et rénovations, pratique une gestion des déchets plus poussée que la norme locale, et entretient ses jardins tropicaux avec une approche qui préserve la végétation existante plutôt que de planter du gazon artificiel comme certains de ses voisins.

Est-ce que ça change votre expérience de vacancier au quotidien ? Pas de manière spectaculaire. On ne se réveille pas le matin en se disant “quel bonheur, les matériaux de construction sont durables”. Mais quand on compare deux hôtels au même prix sur la même plage, savoir que l’un fait un effort réel pour limiter son impact sur une île déjà fragile, ça pèse dans la balance. Koh Samui a un problème de déchets visible à l’oeil nu. Les hôtels qui font partie de la solution plutôt que du problème méritent qu’on le dise.


Le restaurant et les smoothies qui rendent accro

The Hive Restaurant

Anciennement Coast Restaurant, rebaptisé avec l’hôtel, c’est un espace ouvert en bord de mer qui sert une cuisine fusion thaï-occidentale. Les produits locaux sont mis en avant, ce qui à Samui signifie du poisson frais, de la noix de coco dans tous ses états, et des fruits tropicaux qui n’ont pas pris l’avion. L’espace intérieur et la terrasse extérieure avec vue sur l’océan permettent de choisir entre la climatisation et la brise marine.

La carte ne révolutionnera pas votre vie gastronomique. C’est de la restauration d’hôtel trois étoiles correcte, avec des pad thaï, des curries, des burgers et des salades. Le poisson grillé du jour est généralement la meilleure option, parce qu’il vient de ce matin et que la distance entre le bateau et l’assiette se compte en kilomètres plutôt qu’en jours de réfrigération.

Le petit-déjeuner

Servi de 7h à 10h30 en buffet, moyennant un supplément. Ce n’est pas inclus dans le tarif de base, ce qui est un détail important quand on compare les prix avec des hôtels qui l’incluent. Cela dit, la qualité est au rendez-vous. Les voyageurs le mentionnent régulièrement comme un point fort, avec une note particulière pour la fraîcheur maintenue grâce à des bacs réfrigérés. C’est le genre de détail logistique invisible qui fait la différence entre un buffet où les fruits tiédissent dans leur jus et un buffet où tout reste appétissant jusqu’à la dernière demi-heure.

Quelques réserves. Les végétariens trouvent le choix limité, et la sélection de jus pourrait être plus variée. Si vous restez plus de quatre ou cinq jours, la rotation de la carte peut sembler lente. Mais pour un séjour standard de trois à cinq nuits, le buffet fait bien plus que le minimum.

Le Beach Smoothie Hut

Et voilà le héros inattendu. Un petit cabanon sur la plage qui prépare des smoothies aux fruits frais. Mangue, ananas, fruit de la passion, noix de coco, combinés à la demande. On a lu des dizaines d’avis qui mentionnent ces smoothies avec une ferveur qu’on réserve habituellement aux couchers de soleil et aux expériences spirituelles. Un voyageur a écrit qu’il planifiait ses journées autour du smoothie de 11h. On ne sait pas si c’était de l’humour ou un cri du coeur, mais dans les deux cas, on comprend.

À 60-80 bahts le verre (deux euros et quelques), c’est le genre de plaisir quotidien qui ne coûte rien et qui ancre le souvenir du séjour. Des années plus tard, on se souvient du goût de la mangue mélangée au fruit de la passion, les pieds dans le sable, avec la piscine d’un côté et la mer de l’autre. C’est ça, un bon hôtel budget : pas celui qui essaie de copier le luxe, mais celui qui offre des moments simples et authentiques.

Manger à l’extérieur

Honnêtement, pour le dîner, on recommande de sortir. Lamai regorge de restaurants à cinq minutes de marche, avec des prix qui font oublier qu’on est dans une zone touristique. Le night market du dimanche soir est une expérience culinaire à lui seul, avec des stands de street food où le pad thaï coûte moins cher qu’un café à Paris. Il y a aussi des adresses plus établies sur la route principale de Lamai, du restaurant de fruits de mer thaï authentique au bar à tapas tenu par un Espagnol expatrié. Le Lamai Wanta est un hôtel où on dort, où on profite de la plage et de la piscine, et où on prend son petit-déjeuner. Pour le reste, l’île fait le travail.


Ce qui manque (et ce qu’il faut savoir)

On ne va pas enrober les défauts dans du papier cadeau. Certaines absences sont des choix, d’autres sont des limites.

Pas de salle de sport. Zéro. Pas un tapis de course, pas un haltère, pas un tapis de yoga. Si votre routine matinale implique quarante-cinq minutes de cardio avant le petit-déjeuner, ce n’est pas ici que ça se passera. L’alternative : nager dans la mer. C’est gratuit, c’est devant la porte, et le cadre est meilleur que n’importe quel écran de télévision fixé au mur d’une salle de gym d’hôtel.

Pas de spa au sens propre. Les massages se font sur la plage, dans un petit cabanon avec le bruit des vagues en fond sonore. C’est un massage thaï traditionnel, pas un soin thermal avec parcours aquatique. Si vous venez pour un séjour wellness avec hammam et soins aux algues, le Six Senses ou le Banyan Tree sont dans une galaxie différente. Si un bon massage d’une heure face à la mer vous suffit, le cabanon de plage remplit le contrat.

Pas de kids’ club ni d’activités organisées pour les enfants. C’est un point important pour les familles avec des enfants en bas âge. L’hôtel est adapté aux familles grâce à la Family Villa, la piscine enfants et les berceaux disponibles, mais il n’offre pas l’infrastructure d’animation qu’on trouve à l’ibis de Bophut avec son aire de jeux et ses PlayStations. Si vos enfants ont besoin d’être occupés huit heures par jour pendant que vous lisez au bord de la piscine, ce n’est pas le bon endroit. Si vos enfants sont contents de jouer dans le sable et de nager, c’est parfait.

Le Wi-Fi est un sujet récurrent dans les avis, et pas en bien. Ça fonctionne pour consulter ses mails et poster sur les réseaux sociaux, mais les appels vidéo et le streaming en haute définition sont hasardeux. Pour les nomades numériques qui ont choisi la formule Residence, une carte SIM locale avec forfait data est indispensable. Pas optionnelle. Indispensable.

La route. Des chambres captent le bruit de la circulation et de quelques bars des environs. Ce n’est pas assourdissant, mais les dormeurs légers le ressentiront. À la réservation, demandez une chambre côté mer ou côté jardin, loin de la route. Ce n’est pas garanti, mais l’hôtel fait généralement l’effort quand on le demande.


Le personnel : discret, efficace, sincère

Le score de 8.5 sur Booking.com est solide pour un trois étoiles, mais c’est dans les avis individuels qu’on comprend vraiment. Les mots qui reviennent : “friendly”, “responsive”, “caring”. Ce n’est pas l’accueil chorégraphié des grands resorts où chaque sourire est millimétré. C’est quelque chose de plus naturel, de plus thaïlandais dans le bon sens du terme. Le personnel connaît les habitués, anticipe les besoins sans être intrusif, et gère les petits problèmes – un climatiseur capricieux, un changement de chambre – avec une efficacité tranquille.

On a lu le récit d’un couple qui avait eu un souci de plomberie à 22h. Le problème était réglé en vingt minutes, avec des excuses et un panier de fruits livré le lendemain matin. Ce n’est pas spectaculaire. C’est juste bien fait. Et dans un monde où des hôtels à 300 euros la nuit mettent trois jours à répondre à un email, c’est une qualité qui mérite d’être soulignée.

L’hôtel a été fondé par des gens de santé, pas des hôteliers de formation. Peut-être que cette origine explique quelque chose dans l’approche : une attention au bien-être qui n’est pas un argument marketing mais une inclination naturelle. Ou peut-être qu’on sur-interprète et que c’est simplement une bonne équipe bien dirigée. Dans les deux cas, le résultat est le même.


Pour qui est le Lamai Wanta (The Hive Hotel)

Les couples à budget maîtrisé

Le 9.4/10 sur Booking.com pour les voyages en couple n’est pas un hasard. La plage est romantique, la piscine infinity est photogénique, les transats au coucher de soleil sont un moment qui ne coûte rien. Pour un couple qui veut passer cinq nuits à Samui sans que le séjour coûte le prix d’une voiture d’occasion, le Lamai Wanta est l’un des meilleurs rapports plage-piscine-prix de l’île. En basse saison, cinq nuits reviennent à environ 200 euros pour deux. Avec les smoothies de la plage, le petit-déjeuner et quelques dîners au night market, on est sous les 400 euros pour la semaine. Essayez de proposer ça à votre conjoint et regardez la réaction.

Les familles avec des enfants autonomes

On insiste sur le mot “autonomes”. La Family Villa de 60 m2 est un format idéal pour une famille de quatre avec des enfants qui savent nager et qui se contentent de la plage et de la piscine comme terrain de jeu. Les berceaux sont disponibles pour les plus petits. Mais l’absence de kids’ club et d’activités organisées signifie que les parents restent aux commandes de l’animation. Si vos enfants ont entre 8 et 16 ans et que la mer les rend heureux, c’est parfait. Si votre bambin de trois ans a besoin de supervision permanente et que vous voulez souffler, regardez plutôt du côté de l’ibis Bophut ou du Chaweng Regent.

Les nomades numériques et long-séjourneurs

La formule Residence avec blanchisserie hebdomadaire et internet renforcé est pensée pour eux. Le cadre – plage, piscine, smoothies, proximité des restaurants – coche les cases de la vie quotidienne tropicale. Mais le Wi-Fi de l’hôtel reste le point faible, et il faut prévoir sa propre solution de connexion pour travailler sérieusement. Le tarif mensuel rend le calcul intéressant, surtout comparé à un coworking climatisé à Chaweng où on paie trois fois plus cher pour une vue sur un parking.

Les backpackers qui montent en gamme

On a tous connu la phase des dortoirs à 8 euros la nuit avec des ronfleurs internationaux et une douche commune. Le Lamai Wanta représente le palier suivant : un vrai hôtel, sur la plage, avec une piscine, pour à peine plus cher qu’un lit dans certaines auberges. C’est le passage du “voyage sac à dos” au “voyage adulte” sans trahir le principe d’économie.

Qui devrait aller ailleurs

Les amateurs de luxe. Ceux qui veulent un spa digne de ce nom. Les sportifs qui ont besoin d’une salle de gym. Les familles avec des tout-petits qui nécessitent un kids’ club. Les dormeurs légers hypersensibles au moindre bruit. Pour ces profils, Lamai offre d’autres options : le Beluga Boutique Hotel pour l’expérience adults-only haut de gamme, le Rocky’s Boutique Resort pour un cran au-dessus en restant à Lamai, ou les grands resorts de Chaweng pour ceux qui veulent tout sous le même toit.


Infos pratiques

Categorie 3 etoiles, eco-certifie (Gold Green Hotel Award)
Noms The Hive Hotel Samui (ex-Lamai Wanta Beach Resort)
Tarifs a partir de 33 euros/nuit (basse saison) – 74 a 165 euros (haute saison)
Nombre de chambres 68-74 (59 standard + 9 villas + Family Villas)
Quartier Lamai Beach, cote est
Plage Lamai Beach, acces direct (meilleure portion pour la baignade)
Distance aeroport ~30 min en voiture
Piscine Infinity face a la mer + piscine enfants
Wi-Fi Gratuit (qualite variable)
Petit-dejeuner Buffet en supplement (7h-10h30)
Parking Gratuit
Ideal pour Couples, familles avec enfants autonomes, longs sejours
Reserver Voir sur Booking.com

Notre avis

Le Lamai Wanta – qu’on finira bien par appeler The Hive un jour, quand tout le monde aura mis ses fiches à jour – est un hôtel qui fait une promesse simple et qui la tient. Une plage où on nage, une piscine qui fait rêver, un prix qui ne fait pas grimacer. C’est tout. Et c’est suffisant.

Les chambres ne gagneront pas de prix de décoration. Le Wi-Fi vous rappellera les joies du dial-up dans les mauvais jours. Il n’y a pas de spa, pas de gym, et le smoothie du Beach Hut est ce qui se rapproche le plus d’un programme wellness. Mais on s’en fiche, parce que quand on est allongé sur un transat face à cette piscine infinity avec le golfe de Thaïlande en arrière-plan et un verre de mangue-passion à la main, les critiques sur la blancheur des murs intérieurs paraissent soudainement très secondaires.

L’éco-certification Gold Green est un bonus sincère dans un paysage hôtelier où le mot “durable” est souvent un tampon marketing vide. Le personnel a la gentillesse discrète des gens qui font ce métier par choix plutôt que par défaut. La plage est objectivement la meilleure portion de Lamai pour se baigner, et quand on sait que certains resorts facturant cinq fois plus cher n’ont même pas de plage praticable, le rapport qualité-prix devient difficile à contester.

Si un ami nous demandait “on veut aller à Samui, on n’a pas un gros budget, mais on veut la plage, la vraie”, c’est le nom qu’on donnerait. Pas le seul, mais le premier.


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Laurent

Passionné par Koh Samui, partage ses découvertes et conseils sur la vie et l'immobilier sur cette île paradisiaque du golfe de Thaïlande.

6 commentaires

  1. Est-ce que le Hive propose des tarifs mensuels pour les longs séjours ? Je compte rester 5-6 semaines à Koh Samui cet hiver et à 33€/nuit ça ferait quand même un budget. Si quelqu’un a négocié un prix long séjour, je suis preneur de l’info ! Aussi, est-ce qu’il y a un espace coworking ou au moins des tables correctes pour travailler ?

  2. Digital nomad ici, j’ai posé mes valises 2 semaines au Hive. Le wifi est correct (pas extraordinaire mais ça passe pour bosser), les chambres sont nickel depuis la réno, et le spot de baignade devant l’hôtel est le meilleur de Lamai, confirmé. Ambiance cool, un peu festive le week-end. Par contre le resto de l’hôtel est moyen, mieux vaut manger dans la rue à côté. Le staff est adorable. À 33€/nuit c’est cadeau.

  3. Le Hive Hotel (ex Lamai Wanta) c’est la bonne surprise de notre voyage ! On a payé 33€/nuit pour une chambre rénovée avec une déco moderne et colorée, super lit, bonne clim, et surtout… la plage juste devant est le meilleur spot de baignade de tout Lamai ! L’eau est calme, turquoise, on avait l’impression d’être dans une carte postale. L’ambiance est jeune et décontractée, y’a un petit bar sympa en bord de piscine. Pour le prix c’est juste dingue.

  4. On hésitait entre le Hive et un autre hôtel sur Lamai, on a bien fait de choisir celui-ci ! La rénovation a tout changé, c’est frais et moderne. Le gros gros plus c’est la plage : sable blanc, eau cristalline, pas de rochers, on nage direct. C’est visiblement LE coin pour se baigner à Lamai. Petit bémol : la musique au bar pouvait être un peu forte certains soirs. Si vous cherchez le calme absolu c’est peut-être pas idéal, mais nous on a kiffé l’ambiance.

  5. Le Hive c’est top pour les jeunes voyageurs. La déco post-réno est Instagram-friendly, la plage est magnifique et le prix est doux. Par contre si vous avez plus de 40 ans et que vous cherchez du calme, c’est peut-être pas le bon plan. L’ambiance est clairement orientée jeunes / backpackers / digital nomads. Nous on avait 28 ans, on a adoré, mais mes parents n’auraient pas aimé le bruit du bar le soir.

  6. J’ai connu l’ancien Lamai Wanta il y a 5 ans, c’était franchement défraîchi. Le rebrand en Hive Hotel a tout changé : nouvelles chambres, nouvelle déco, nouvelle énergie. C’est pas du luxe mais c’est très bien tenu. Et cette plage… sérieusement c’est le plus beau coin de baignade de Lamai, eau calme et claire. À 33 balles la nuit t’as rien à redire.

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