Le Hyatt Regency, c’est le resort qui a secoué le paysage hôtelier de Samui en 2021. Du béton brut, des angles nets, des œuvres d’art contemporain au milieu de six cents cocotiers centenaires. Trois ans plus tard, il figure dans le Top 5 Asie du Sud-Est du classement Travel + Leisure des meilleurs hôtels au monde. On y passe régulièrement, et on comprend pourquoi — même si tout n’est pas parfait.
Un resort à huit minutes de l’aéroport, et c’est un vrai luxe
On ne va pas se mentir : après trois heures d’avion depuis Bangkok, la dernière chose dont on a envie, c’est d’une heure de route dans un minivan climatisé à 18 degrés. Le Hyatt Regency règle ce problème de façon presque insolente. Huit minutes après avoir posé le pied sur le tarmac de l’aéroport de Samui, on est à la réception. On connaît des gens qui font plus de trajet pour aller chercher leur pain le matin.
Le resort est planté sur un cap rocheux entre North Chaweng et Choeng Mon, dans le district de Bophut. C’est un emplacement malin : suffisamment à l’écart de l’agitation de Chaweng pour dormir la fenêtre ouverte, mais à cinq minutes en voiture des deux plus belles plages du nord-est. On est aussi à un jet de pierre du Big Buddha — le soir, quand le temple est illuminé, on l’aperçoit depuis certaines terrasses du resort. Fisherman’s Village et son marché du vendredi soir se rejoignent en dix minutes. En bref, on est au centre de gravité de tout ce qu’il y a à faire sur cette partie de l’île.
Le concierge organise des navettes vers Chaweng, mais franchement, la meilleure option reste de louer un scooter pour une journée ou deux. L’île se découvre à son rythme, pas dans un van avec douze autres touristes.
L’architecture qui divise tout le monde
On va poser le sujet tout de suite, parce que c’est la première chose qu’on remarque en arrivant et la première chose dont les gens parlent en repartant. Le Hyatt Regency ne ressemble à rien d’autre sur l’île. Pas de pavillons en teck sculpté, pas de toits en pointe qui imitent les temples, pas de statues de Bouddha dans le hall d’entrée. À la place : du béton lisse, des lignes géométriques, des volumes ouverts qui jouent avec la lumière naturelle, et des pièces d’art contemporain installées un peu partout sur le domaine.
On a un ami architecte qui a passé deux heures à photographier les coursives et les jeux d’ombre. Sa femme, elle, a dit que ça lui faisait penser à un parking couvert de luxe. Les deux ont raison, d’une certaine manière. Ce design polarise. Les voyageurs qui apprécient l’architecture contemporaine sont en extase — on lit des avis qui comparent l’endroit à un musée habitable, et c’est assez juste. Ceux qui viennent en Thaïlande pour l’ambiance traditionnelle repartent un peu perplexes, avec le sentiment d’avoir dormi dans une galerie d’art climatisée.
Notre position : c’est justement ce qui rend le Hyatt intéressant. Des resorts avec des frangipaniers autour de la piscine et des coussins en soie thaï, Samui en a trente. Des resorts qui vous bousculent visuellement, qui prennent un risque esthétique et l’assument du sol au plafond, on en compte sur les doigts d’une main. Si vous cherchez le charme thaïlandais, l’Anantara Bophut est fait pour vous. Si vous aimez que votre hôtel raconte autre chose, restez ici.
Le tout s’insère dans une forêt de Yang Na et de cocotiers qui étaient là bien avant le premier coup de pioche. L’architecte a travaillé autour des arbres plutôt que de les abattre, et ça se sent. On marche sous des voûtes de feuillage, on tombe sur un tronc centenaire qui traverse une terrasse, on a parfois l’impression que c’est la jungle qui a accepté le bâtiment, et pas l’inverse. Ce contraste entre le minéral et le végétal, c’est probablement ce que le resort fait de mieux.
Les chambres : du bel espace, même en entrée de gamme
Cent quarante chambres au total. C’est volontairement contenu, et ça se sent dans le service — on n’est jamais un numéro de chambre parmi trois cents. Les employés retiennent les prénoms, les habitudes, parfois même les commandes de boissons de la veille. Plusieurs voyageurs mentionnent cet aspect dans leurs avis, et ce n’est pas du marketing : c’est réel.
La chambre standard fait 48 mètres carrés plus un balcon de six. Pour situer : c’est plus grand que la plupart des suites junior de la concurrence. La baignoire profonde séparée de la douche, le lit king-size, la déco épurée dans des tons bleus et gris avec des touches de bois — tout ça fonctionne. Ce n’est pas spectaculaire, mais c’est bien pensé et bien exécuté. Et surtout, la majorité des chambres donnent sur la mer, y compris en catégorie d’entrée. Dans beaucoup de resorts de la même gamme, il faut monter de deux catégories pour éviter la vue sur le parking.
Le vrai saut qualitatif se fait avec les suites Regency. À 70 mètres carrés, elles ne sont pas les plus vastes du resort, mais elles ouvrent l’accès au Regency Club — un salon privé avec petit-déjeuner séparé, collations dans la journée, et surtout canapés et cocktails offerts en fin d’après-midi. Pour les membres World of Hyatt avec le statut Globalist, cet accès est inclus automatiquement, ce qui change complètement le calcul. On y revient dans la section pratique.
Les suites Executive montent à 96 mètres carrés avec salon séparé et balcon élargi. C’est confortable pour les séjours longs, mais si on doit choisir entre une Executive et une Regency, l’accès Club de la Regency l’emporte dans presque tous les scénarios.
Et puis il y a les pool villas. Sept au total, face à l’océan, avec piscine privée de neuf mètres, terrasse jusqu’à 116 mètres carrés (oui, c’est plus grand que certains appartements dans lesquels on a vécu), et salle de bains extérieure à ciel ouvert nichée dans la végétation. En haute saison, on flirte avec les 1 300 dollars la nuit. C’est cher, évidemment. Mais pour mettre les choses en perspective, les pool villas du Four Seasons Koh Samui démarrent nettement au-dessus, et celles du Hyatt offrent un cadre qu’on ne retrouve nulle part ailleurs sur l’île — ce mélange de design brut et de nature tropicale, avec l’océan juste en contrebas.
Un point d’honnêteté : quelques voyageurs rapportent des couacs d’entretien — une climatisation capricieuse, un problème de plomberie résolu en quelques heures mais qui n’aurait jamais dû arriver dans un cinq étoiles inauguré il y a trois ans. Ce sont des incidents isolés, pas un problème structurel, mais ça mérite d’être noté. Un resort de ce niveau devrait être irréprochable sur les bases.
Cinq piscines, et c’est heureux
C’est l’atout maître du Hyatt, et probablement la raison pour laquelle la question de la plage (on y arrive) gêne finalement assez peu de monde en pratique. Cinq bassins extérieurs répartis sur le domaine, chacun avec sa personnalité. La piscine à débordement principale est devenue un classique d’Instagram sur l’île : on nage face au golfe de Thaïlande, et au coucher du soleil, l’horizon passe du doré au rose sans qu’on ait besoin de bouger de l’eau. On y était un vendredi de février dernier, il devait y avoir huit personnes dans le bassin. Huit. Dans un resort complet. C’est le genre de luxe silencieux qui fait toute la différence.
Il y a aussi un bassin plus intime, encastré dans la roche, où on peut lire tranquillement sans entendre de splash toutes les trente secondes. Un bassin de nage pour les sportifs. Une piscine festive avec fontaine pour les animations en journée. Et une piscine enfants avec toboggan, qui règle la question de l’occupation des moins de dix ans pendant que les parents soufflent.
La plupart des clients finissent par passer bien plus de temps aux piscines qu’à la plage, et ils ne s’en plaignent pas. C’est révélateur : quand les piscines sont aussi réussies, la plage devient un bonus plutôt qu’une nécessité.
La plage : autant le dire clairement
On va être franc, parce que c’est le premier sujet de friction dans les avis négatifs et qu’il est absurde de le noyer sous les euphémismes. La plage du Hyatt Regency n’est pas une plage au sens où la plupart des gens l’entendent. Le resort est construit sur un promontoire rocheux. Il y a une crique de sable, encadrée de gros blocs de pierre, avec une zone de baignade limitée et un fond marin qui impose des chaussures aquatiques. Ce n’est pas Chaweng, ce n’est pas Lamai, ce n’est pas une étendue infinie de sable blanc.
Est-ce que c’est beau ? Oui, sincèrement. Les rochers couverts de végétation, la lumière du matin sur l’eau, le fait que ce soit une plage privée — un luxe devenu rare sur Samui — tout ça compose un décor photogénique. Mais c’est un lieu de contemplation, pas de baignade. On s’y installe pour lire avec le bruit des vagues, pas pour des sessions de crawl.
Là où ça coince, c’est quand des voyageurs débarquent en imaginant des kilomètres de sable fin et découvrent des rochers. La déception est proportionnelle à l’attente. Notre conseil : considérez le Hyatt comme un resort de piscines avec un bonus bord de mer, pas comme un resort de plage. Si c’est le sable qui compte avant tout, le Nikki Beach Resort sur Lipa Noi ou le Silavadee sont des choix bien plus adaptés. Et Chaweng Beach est littéralement à cinq minutes en scooter.
À table : le SESUN vaut le détour, le reste fait le travail
Quatre adresses de restauration, ce qui est suffisant pour un resort de cette taille — sans être excessif. On ne va pas tourner autour du pot : il y a un restaurant qui sort du lot, et les autres assurent correctement.
Le SESUN, c’est le restaurant dont on se souvient. Installé sur les rochers en bord de mer, grillades de fruits de mer et pièces de viande cuites sur braises de noix de coco. On y a dîné un soir de décembre, à la tombée du soleil, avec un homard du jour et un verre de blanc, les vagues juste en contrebas. C’est le type de soirée qui justifie à elle seule un séjour au Hyatt. Les produits sont d’une fraîcheur irréprochable — on est sur une île, les bateaux rentrent le matin, et ça se sent. Comptez 3 000 à 5 000 bahts pour deux avec les boissons. C’est le prix à payer pour une expérience qu’on ne trouve dans aucun restaurant de Chaweng. Réservez dès votre arrivée, surtout entre novembre et janvier, parce que les tables partent vite.
Le Yangna est le restaurant principal, celui du petit-déjeuner et des dîners thématiques. Le buffet matinal est honnêtement très bon pendant les trois premiers jours : stations de wok, œufs préparés à la demande, viennoiseries correctes, fruits tropicaux impeccables, et même du dim sum. Le quatrième matin, on commence à connaître le menu par cœur. Plusieurs habitués font la même remarque : il manque un roulement plus fréquent, une surprise de temps en temps. Pour un séjour de deux ou trois nuits, c’est parfait. Au-delà, la lassitude pointe. À 1 045 bahts par adulte — environ 30 dollars — ce n’est pas donné, mais c’est dans la norme des cinq étoiles de l’île.
Le Cobalt, c’est le spot de journée : jus frais, smoothie bowls, encas légers entre deux baignades. Rien de mémorable, mais tout ce qu’il faut. Et le Kube, le bar-lounge en hauteur, c’est là où on finit les soirées. Vue panoramique sur le golfe, cocktails signatures plutôt bien fichus, et un afternoon tea à la thaïlandaise qui mérite le détour — des bouchées sucrées-salées aux saveurs locales qui revisitent le rituel britannique avec intelligence. Un soir sur deux, il y a un DJ ou de la musique live. Rien d’assourdissant, juste ce qu’il faut pour donner une texture à la soirée.
Un mot sur le Regency Club pour ceux qui y ont accès : le petit-déjeuner y est servi dans un cadre plus intime, moins bruyant que le Yangna, et les canapés-cocktails de fin d’après-midi (17h30 à 19h30) sont généreux. On a calculé : sur un séjour de cinq nuits, les prestations Club représentent une économie réelle d’environ 200 à 300 dollars par rapport à ce qu’on aurait payé en allant au restaurant. Ça pèse dans la balance au moment de choisir sa catégorie de chambre.
Le Verio Spa : solide, sans réinventer la roue
On ne va pas prétendre que le spa du Hyatt joue dans la même cour que le Kamalaya, qui est un centre de bien-être à part entière au sud de l’île. Mais dans sa catégorie — spa de resort cinq étoiles — il fait le travail avec soin.
Le massage signature au coconut est celui qu’on recommande d’essayer au moins une fois. Acupression avec des coques de noix de coco et huile pressée à froid : c’est original, agréable, et ça colle avec l’identité du lieu — on est au milieu d’une cocoteraie, autant en profiter. Le massage thaï-suédois classique est exécuté avec professionnalisme, et les soins en cabine duo pour les couples sont bien orchestrés.
Pour ceux qui veulent aller plus loin, il existe des programmes de bien-être sur plusieurs jours — détox, énergie, pleine conscience. On n’a pas testé ces forfaits, mais le concept est sensé : un planning structuré de soins, d’activités et de menus adaptés pour les voyageurs qui veulent faire de leur séjour une vraie parenthèse santé, sans pour autant aller dans une retraite yoga spartiate.
Les tarifs sont dans le haut de la fourchette de Samui, ce qui est attendu pour un cinq étoiles. Réservez dès l’arrivée en haute saison — les créneaux en fin de journée partent en premier.
Les activités et équipements
Le centre de fitness est ouvert 24 heures sur 24 et correctement équipé — rien à redire pour ceux qui veulent maintenir leur routine. Le Camp Hyatt pour les enfants de moins de douze ans est un vrai programme structuré avec quatre zones d’activités, pas un placard avec trois crayons de couleur et un DVD de Peppa Pig. Les parents apprécient, les enfants aussi.
Les cours de cuisine thaïlandaise dans le jardin organique du resort sont une bonne façon de casser le rythme piscine-restaurant-piscine. On y a participé un après-midi : on est repartis avec une recette de pad thai qu’on refait (moins bien) à la maison, et surtout avec le souvenir de la cheffe qui rigolait de notre façon de tenir le wok.
Détail qui peut intéresser certains voyageurs : le resort accepte les animaux de compagnie de moins de dix kilos, avec un supplément de 1 500 bahts par nuit. C’est suffisamment rare dans les cinq étoiles de l’île pour être signalé.
Pour les événements, il y a un espace de 287 mètres carrés modulable qui peut accueillir jusqu’à 150 personnes. On a assisté à un mariage sur la plage au coucher du soleil, vu de loin depuis le Kube — le décor naturel avec les rochers et la végétation rendait les photos probablement spectaculaires. C’est un cadre qui se prête bien aux célébrations.
Pour qui est fait ce resort ?
Pour les couples et les voyageurs en quête de romantisme, c’est un choix solide. Les pool villas face à l’océan, le dîner au SESUN au crépuscule, l’ambiance feutrée du Kube — tout ça compose un séjour en amoureux convaincant. C’est une alternative plus sereine au W Koh Samui, qui joue davantage la carte festive et branchée.
Pour les familles, ça fonctionne avec un bémol. Le Camp Hyatt et la piscine avec toboggan occupent les enfants, les suites offrent l’espace nécessaire. Mais la plage rocheuse demande une vigilance constante avec les petits, et les familles qui rêvent de châteaux de sable devront aller les construire à Chaweng ou Choeng Mon, à cinq minutes de là.
Pour les membres World of Hyatt, c’est une évidence. Premier et seul Hyatt de Samui, passage obligé pour accumuler des points ou les dépenser. Le ratio valeur par point est parmi les plus favorables du programme en Asie du Sud-Est. Les Globalist récupèrent l’accès Club, le surclassement sous réserve de disponibilité, le petit-déjeuner inclus et le départ tardif garanti à 16 heures — des avantages qui transforment radicalement l’équation financière.
Pour les passionnés d’architecture et de design, c’est un pèlerinage. On ne vient pas ici par hasard : on vient pour l’expérience visuelle, pour les volumes, pour la façon dont le béton dialogue avec la jungle. C’est rare sur une île où la plupart des resorts se ressemblent au bout du dixième.
Pour les amateurs de plage : non. Si le critère numéro un est une grande étendue de sable blanc avec des journées entières les pieds dans l’eau, il faut aller ailleurs. Le Nikki Beach ou le Silavadee répondront bien mieux à cette attente.
Infos pratiques
| Information | Détail |
|---|---|
| Nom complet | Hyatt Regency Koh Samui |
| Adresse | 99/11 Moo 5, North Chaweng, Bophut, Koh Samui, Surat Thani 84320, Thaïlande |
| Téléphone | +66 77 448 777 |
| Catégorie | Resort 5 étoiles |
| Ouverture | 5 juillet 2021 |
| Nombre de chambres | 140 (dont 17 suites et 7 pool villas) |
| Distance aéroport USM | ~8 minutes en voiture |
| Check-in / Check-out | 15h00 / 11h00 (16h00 pour Globalist) |
| Petit-déjeuner | 1 045 THB/adulte (~30 USD) |
| WiFi | Gratuit haut débit |
| Parking | Gratuit |
| Animaux | Acceptés (< 10 kg, supplément 1 500 THB/nuit) |
| Piscines | 5 piscines extérieures dont 1 infinity pool |
| Spa | Verio Spa (soins individuels et programmes multi-jours) |
| Programme fidélité | World of Hyatt |
Fourchette de prix indicative
| Catégorie | Basse saison | Haute saison | Très haute saison |
|---|---|---|---|
| Chambre Standard | ~68-170 USD | ~228 USD | 300+ USD |
| Suite Executive | ~200-350 USD | ~400-550 USD | 600+ USD |
| Suite Regency Club | ~250-400 USD | ~450-600 USD | 700+ USD |
| Pool Villa Oceanfront | ~500-800 USD | ~900-1 100 USD | jusqu’à 1 296 USD |
Les tarifs varient énormément selon la saison, les promotions et le canal de réservation. En basse saison, de mai à octobre, on a vu des chambres standard à moins de 100 dollars la nuit. Pour un resort classé parmi les 100 meilleurs au monde, c’est presque absurde.
Le programme World of Hyatt : un vrai levier financier
On ouvre une parenthèse pour les habitués des programmes de fidélité, parce que le Hyatt Regency est un cas d’école où le statut change tout.
Les nuits sont disponibles en échange de points Hyatt, et le ratio qualité-prix par point est parmi les meilleurs du programme dans la région. Pour les Globalist, le package d’avantages — Club, surclassement, petit-déjeuner, départ tardif — représente facilement 100 à 150 dollars d’économie par nuit. Sur un séjour de cinq nuits, ça s’accumule vite.
Même sans statut élevé, réserver directement via le site Hyatt permet d’accumuler des points pour de futurs séjours, avec des conditions d’annulation généralement plus souples que les plateformes tierces. Si vous êtes déjà dans l’écosystème Hyatt, c’est un no-brainer. Si vous ne l’êtes pas, un séjour ici pourrait être l’occasion de démarrer.
La basse saison : le secret le mieux gardé
De mai à octobre, la Thaïlande est officiellement en saison des pluies. Mais Samui a un microclimat décalé par rapport au reste du pays : les averses sont généralement brèves — une heure, parfois deux — et les journées restent largement ensoleillées. On a passé des semaines entières en juin et en septembre avec un temps superbe, ponctué de deux ou trois orages tropicaux qui avaient le bon goût de tomber la nuit.
Pendant cette période, les tarifs du Hyatt chutent de 40 à 60 %. Le resort est moins rempli, les piscines sont quasi-désertes en matinée, les créneaux spa sont disponibles sans réservation à l’avance. C’est objectivement le meilleur moment pour venir si vos dates sont flexibles. Le seul risque réel : quelques jours de pluie prolongée, qui arrivent peut-être deux ou trois fois par saison. Mais même dans ce cas, entre le spa, les restaurants et les espaces intérieurs du resort, on ne s’ennuie pas.
Notre avis
Le Hyatt Regency Koh Samui est un resort singulier, et c’est son principal atout. Dans un paysage hôtelier où les pavillons tropicaux et les piscines bordées de frangipaniers commencent à se confondre d’un établissement à l’autre, le Hyatt a pris un virage que personne d’autre n’a tenté sur l’île. Cette architecture contemporaine, presque brutale, plantée au milieu d’une forêt centenaire — ça ne plaît pas à tout le monde, mais ça ne ressemble à rien d’autre. Et ça, ça vaut quelque chose.
Les fondamentaux sont là. Le service est le point fort numéro un, et de très loin. Ce n’est pas juste professionnel, c’est chaleureux, attentif, parfois touchant. On a lu des dizaines d’avis où les voyageurs citent des employés par leur prénom — ce n’est pas le genre de détail qu’on invente. Les chambres sont spacieuses et bien pensées. Les cinq piscines compensent les limites de la plage avec une élégance qui transforme ce qui pourrait être un défaut en non-sujet. Le SESUN est un restaurant dont on reparle des mois après y avoir dîné. Et les tarifs en basse saison sont presque trop beaux pour être vrais.
En revanche, il faut accepter ce que le Hyatt n’est pas. Ce n’est pas un resort de plage. Ce n’est pas un palace sans défaut — le petit-déjeuner s’essouffle après trois jours, le room service n’est pas toujours à la hauteur, et un cinq étoiles inauguré en 2021 ne devrait pas avoir de soucis de climatisation, même ponctuels. Ce n’est pas non plus l’incarnation du charme thaï traditionnel : si vous rêvez de pavillons en bois, de lanternes et de massages au son du gamelan, vous êtes au mauvais endroit.
Mais pour les voyageurs qui cherchent un resort avec une personnalité réelle, une situation géographique imbattable, un service qui va au-delà du script, et des prestations solides à un prix qui reste contenu en basse saison — surtout avec un statut World of Hyatt — le Hyatt Regency Koh Samui est un choix qui se défend sans difficulté. Il ne sera pas le resort de tout le monde. C’est précisément pour ça qu’il est le resort de certains.
À lire aussi
Si le Hyatt ne coche pas toutes vos cases, ou si vous voulez comparer avant de réserver, voici les resorts qu’on recommande selon vos priorités :
Pour une vraie plage baignable avec un spa d’exception, le Silavadee Pool Spa Resort est probablement le meilleur compromis de l’île — à flanc de colline, avec une vue qui rivalise avec celle du Hyatt.
Pour le luxe classique sans concession, le Four Seasons Resort Koh Samui reste la référence. Les villas privées sont parmi les plus belles de Thaïlande, et le service est légendaire. Le budget aussi.
Pour l’énergie et la vie nocturne dans un cadre design, le W Koh Samui attire une clientèle plus jeune et festive. C’est l’anti-Hyatt Regency par le bruit ambiant, mais le cousin germain par l’audace architecturale.
Pour le charme thaï authentique à Fisherman’s Village, l’Anantara Bophut offre un raffinement discret et un ancrage culturel que le Hyatt ne cherche même pas à avoir.
Et pour le beach club devenu resort, avec brunch dominical et ambiance méditerranéenne sous les tropiques, le Nikki Beach Resort sur Lipa Noi est dans une catégorie à part.

Le Hyatt Regency Koh Samui est un chef-d’œuvre architectural. Perché sur la colline de Choeng Mon, le design est absolument saisissant — des volumes immenses, des matériaux bruts, un jeu de lumière naturelle impressionnant. Le restaurant Jaras propose une cuisine thaïe contemporaine de haut vol. Le pool deck avec vue panoramique sur la baie est l’endroit parfait pour le sundowner. Petit bémol : le transfer en buggy pour descendre à la plage est un peu fastidieux, surtout quand il faut attendre.
L’hôtel est magnifique mais il faut savoir que la plage n’est PAS au pied de l’hôtel. Il y a une descente en navette/buggy qui prend 5 minutes. C’est pas dramatique mais c’est pas pareil que de sortir de sa chambre et mettre les pieds dans le sable. L’article le mentionne mais j’insiste car ça peut être rédhibitoire pour certains.
le jaras est probablement le meilleur resto d’hotel qu’on a testé en thaïlande. le beef rendang et le yellow curry… j’en salive encore. le cadre est ouf aussi, tout ouvert sur la baie. faites une resa pour le coucher de soleil vous me remercierez
Le design du Hyatt est effectivement remarquable — très différent des autres resorts de l’île avec son style contemporain presque brutaliste adouci par le bois et la végétation tropicale. Le pool deck est immense et toujours calme. Ma chambre avait une vue imprenable sur Choeng Mon Bay. Le personnel est aux petits soins. Le seul vrai inconvénient reste cette histoire de colline : quand on oublie ses lunettes de soleil à la chambre alors qu’on est à la plage, c’est toute une expédition !
Est-ce que les chambres donnant sur la mer justifient le supplément par rapport aux chambres côté jardin ? On part en mars et le budget est un peu serré.
On a adoré l’ambiance du Hyatt. C’est un hôtel qui a du caractère, pas un resort générique. Le bar près de la piscine fait d’excellents cocktails signature et l’ambiance musicale le soir est très chill. Les clients sont un bon mix d’internationaux, on a rencontré des gens super sympas.
En tant qu’architecte, je suis venu en partie pour le bâtiment lui-même. Le Hyatt Regency de Samui est signé par un grand cabinet et ça se voit. L’intégration dans la colline est magistrale. Les perspectives visuelles sont travaillées avec soin. C’est aussi un hôtel très photogénique — chaque angle offre un cadrage intéressant.
Le Jaras vaut le déplacement même si vous ne logez pas au Hyatt. On y a dîné sur recommandation d’amis et c’était exquis. Le menu dégustation avec accord mets-vins est un pur bonheur.
Tip pour les sportifs : les escaliers entre l’hôtel et la plage font un super workout matinal ! Plus sérieusement, le transfert en buggy est rapide et fréquent, c’est pas un vrai problème. La vue depuis la colline compense largement le léger inconvénient.
Séjour de 4 nuits en mai. L’hôtel est superbe, le service impeccable comme toujours avec Hyatt. Le petit-déj au buffet est varié et de qualité. Seule déception : la plage de Choeng Mon était un peu sale pendant notre séjour (algues après la pluie). Mais bon, c’est la nature, pas la faute de l’hôtel.