Outrigger Koh Samui Beach Resort : Avis Complet, Photos et Guide Pratique

On passe devant l’Outrigger régulièrement depuis sa réouverture en 2022. Ce resort de 146 chambres installé sur le nord de Lamai Beach intrigue à chaque fois : le lobby donne l’impression d’atterrir dans un hôtel de Singapour des années 1930, les gamins courent entre cinq piscines, et le soir, l’odeur des pizzas au feu de bois du beach club monte jusqu’à la route. C’est un endroit qui divise, qui agace parfois, mais qui ne laisse personne indifférent.


Un resort coupé en deux par une route

Avant de parler chambres, piscines ou petit-déjeuner, il faut aborder le sujet qui fâche. L’Outrigger est un resort à site divisé. D’un côté de la route, les chambres, le lobby, le restaurant Mala Kitchen, le kids club et une piscine-lagon au calme. De l’autre côté, le beach club Edgewater avec ses quatre piscines, le bar de plage, les pavillons de massage et l’accès à la mer. Entre les deux : une route publique.

On a observé la scène des dizaines de fois. Le personnel est là, bien visible, il aide à traverser. La route n’est pas un boulevard, le flux de véhicules reste modéré. Mais un parent avec un gamin de trois ans en maillot, les bras chargés de serviettes et de bouées, qui doit traverser quatre ou cinq fois par jour, vit ça différemment. Des voyageurs emploient le mot “stressant”, d’autres “horrible” quand il s’agit de tout-petits. Et ils n’exagèrent pas forcément.

Si vos enfants ont six ans ou plus, la question se règle en cinq minutes d’explication et de vigilance. Pour les tout-petits de deux à quatre ans, c’est un vrai facteur de décision. Pas un détail d’ambiance, un choix structurel qui conditionne la qualité du séjour.

Pour un couple sans enfant, on n’en parle même plus au bout d’une journée. La traversée prend vingt secondes et on finit par ne plus y penser.


La situation : nord de Lamai, juste à côté de la bonne plage

L’Outrigger occupe la partie haute de Lamai Beach, à une douzaine de kilomètres de l’aéroport. En taxi, comptez un quart d’heure quand la route est dégagée, une demi-heure en fin d’après-midi quand tout le monde rentre de Chaweng. L’accès est simple, c’est un des avantages de ce coin de l’île.

Le quartier est plus tranquille que le centre de Lamai, où les bars et les boutiques de souvenirs se disputent chaque mètre de trottoir. On est dans une zone résidentielle avec quelques restaurants de rue, des convenience stores et une ambiance locale qui change agréablement des enclaves touristiques aseptisées. Le marché nocturne de Lamai, à deux ou trois kilomètres vers le sud, reste accessible en cinq minutes de scooter. On y mange un pad thai à 60 bahts qui vaut toutes les cartes des restaurants d’hôtels de la côte.

Ce qui compte surtout, c’est la proximité de Silver Beach. Cette petite crique est à un kilomètre au sud, soit dix minutes à pied ou trois minutes en scooter. Eau translucide, sable fin, rochers photogéniques, peu de monde en semaine. On y envoie systématiquement les gens qui séjournent à l’Outrigger, parce que la plage du resort elle-même est loin d’être la meilleure option pour la baignade. On y reviendra.

Les Grandfather et Grandmother Rocks, à moins de quatre kilomètres, valent le détour ne serait-ce que pour la vue depuis le promontoire. Et le parc aquatique Coco Splash, à un kilomètre, est un complément ludique parfait pour les enfants qui ont épuisé les piscines de l’hôtel en trois jours.


Le style colonial : on aime ou on n’accroche pas, mais c’est unique

Presque tous les resorts de Koh Samui jouent la même partition : bois clair, lignes épurées, tons de blanc, mobilier scandinave tropical. L’Outrigger a pris le virage exactement inverse. Persiennes en bois sombre, portes-fenêtres à la française, lits à baldaquin dans les suites, palette de couleurs chaudes entre le crème et le sable. L’ensemble fait penser aux anciennes maisons de planteurs d’Asie du Sud-Est, quelque chose entre Luang Prabang et le quartier colonial de Pondichéry.

C’est un parti pris esthétique courageux. Il fonctionne. On entre dans le lobby et on sait immédiatement qu’on n’est pas dans un resort générique. Des voyageurs font la comparaison avec le Raffles de Singapour, c’est excessif, mais on comprend l’idée. L’atmosphère a une personnalité, un caractère, et ça, sur une île où beaucoup d’établissements se ressemblent, ça vaut quelque chose.

Cela dit, si le style colonial n’est pas votre registre, aucun argument au monde ne vous fera changer d’avis. C’est une question de sensibilité, pas de qualité. Pour un design contemporain assumé, le Hyatt Regency sur les hauteurs de Chaweng Noi est aux antipodes esthétiques et tout aussi réussi dans son genre.


Les chambres : du généreux au très généreux

L’hôtel propose six catégories sur 146 chambres. Le point fort pour les familles : 32 paires de chambres communicantes, un chiffre considérable pour un resort de cette taille.

La chambre d’entrée, la Superior Balcony, fait 32 m2. C’est correct sans être spacieux. Un balcon, une bonne literie, une douche à effet pluie, le nécessaire. Pour être franc, on trouve la surface un peu juste quand les tarifs grimpent en haute saison au-delà de 400 dollars. En basse saison, sous les 130 dollars la nuit, le rapport change complètement et la chambre devient un très bon deal.

Le vrai saut se fait à partir de la Club Garden Terrace. On passe à 57 m2, une terrasse donnant sur le jardin tropical, et surtout une baignoire dans la salle de bain. Son absence dans les catégories inférieures est un point de friction récurrent. Des voyageurs qui avaient payé pour ce qu’ils imaginaient être un resort de luxe se sont retrouvés avec une douche et rien d’autre. Dans un quatre-étoiles, c’est normal. Mais l’Outrigger se positionne parfois comme un cinq étoiles, et cette petite dissonance agace.

Les Club Lamai Suite (70 m2) et Premier Lamai Suite (80 m2) sont les chambres phares. Le lit à baldaquin dans les suites fait son effet, le salon séparé change la vie sur un séjour de plus d’une semaine, et l’espace général respire. Pour un voyage de noces, la Premier est le choix évident si le budget suit.

Les catégories Club donnent aussi accès au Voyager 47 Club Lounge. Sur le papier, c’est séduisant : thé de l’après-midi, cocktails en soirée, espace privé. En pratique, les retours sont tièdes. Cocktails basiques, choix alimentaire limité, expérience en deçà de ce que proposent les lounges du Renaissance ou du Hyatt Regency. On ne recommande pas de monter en gamme uniquement pour le lounge. Si vous prenez une Club, que ce soit pour les mètres carrés et la baignoire.

Un détail que les chambres ne peuvent pas offrir : la vue mer. Toutes les chambres sont côté resort, en retrait de la plage. On voit des palmiers, un jardin, la piscine-lagon pour les chanceux. Pas l’océan. C’est le prix du split-site.


Cinq piscines et un beach club qui vit

C’est ici que l’Outrigger joue sa meilleure carte. Les quatre bassins de l’Edgewater Beach Club, côté plage, sont disposés en terrasses face à la mer. Un bassin principal avec bar aquatique, un bassin enfants avec toboggan, deux bassins intermédiaires. Le tout baigné de musique d’ambiance, de transats bien espacés et d’un service de boissons qui arrive sans qu’on ait besoin de se lever.

L’ambiance est familiale et vivante. On ne va pas se mentir : aux heures de pointe, c’est bruyant. Des gamins sautent, des parents les rappellent à l’ordre, le DJ du bar envoie ses morceaux. Si c’est le calme absolu que vous cherchez au bord de la piscine, fuyez. Le Silavadee Pool Spa Resort est fait pour ça.

La cinquième piscine, la piscine-lagon nichée dans le jardin côté resort, est une tout autre histoire. Calme, ombragée par les palmiers, fréquentée surtout par les couples et les lève-tôt. C’est notre préférée. On y a passé un matin entier à lire sans entendre un seul cri d’enfant. Elle est aussi la plus accessible pour ceux qui ne veulent pas traverser la route à chaque baignade.

L’Edgewater attire d’ailleurs des gens qui ne sont pas clients de l’hôtel. Le beach club a sa propre clientèle, des résidents de l’île qui viennent pour les pizzas et l’ambiance du coucher de soleil. C’est un bon signe. Quand les locaux fréquentent un beach club d’hôtel, c’est que le lieu a quelque chose de vrai, pas juste une vitrine pour touristes.


La restauration : un petit-déjeuner exceptionnel, un beach club excellent, et le reste correct

Commençons par ce qui fait l’unanimité. Le petit-déjeuner buffet au Mala Kitchen est remarquable. Station oeufs à la commande, viennoiseries fraîches, plats thaïlandais du matin comme le congee et les nouilles sautées, fruits tropicaux en quantité, jus pressé. On a lu des voyageurs qui décrivent ça comme “le meilleur petit-déjeuner de Thaïlande”. C’est exagéré, mais pas tant que ça. Sur dix jours, un couple avouait ne s’en être jamais lassé. C’est suffisamment rare pour être souligné.

Attention toutefois : le petit-déjeuner n’est pas toujours inclus dans le tarif de la chambre. En supplément, c’est 500 bahts par adulte, soit environ 13 euros. Sur une semaine à deux, la facture monte à 7 000 bahts. On recommande systématiquement de réserver avec le breakfast inclus. Faites le calcul avant de cliquer sur la formule la moins chère.

L’Edgewater Beach Club, côté plage, est l’adresse forte du resort. La cuisine thaïlandaise est soignée, avec un chef nommé Din qui revient dans les avis par son prénom. C’est suffisamment inhabituel pour qu’on le mentionne : quand des voyageurs se souviennent du prénom d’un chef, c’est que quelque chose se passe dans l’assiette. Les pizzas au feu de bois ont une vraie réputation sur l’île, notamment celle aux fruits de mer. On connaît des gens sur Samui qui y vont exprès le vendredi soir, sans être clients de l’hôtel. C’est le meilleur compliment qu’on puisse faire à un restaurant d’hôtel.

Le soir, le beach club s’anime avec des soirées barbecue, des spectacles de feu et de la musique live. L’ambiance est décontractée, les pieds dans le sable, face au golfe de Thaïlande. C’est le genre de soirée où on commande une bière de trop parce que le coucher de soleil n’en finit pas.

Le Mala Kitchen en dehors du petit-déjeuner est moins enthousiasmant. La carte couvre large entre cuisine thaïlandaise et internationale, c’est compétent, mais rien qui justifie de rester manger au resort quand le marché nocturne de Lamai est à cinq minutes. Pour les soirs où on n’a pas envie de bouger, ça fait le travail. Rien de plus.


Le spa : modeste et honnête

On va être direct. Si le spa est important dans votre choix d’hôtel, l’Outrigger n’est pas le bon resort. Le Massage Sala propose trois pavillons ouverts face à la mer et quelques salles intérieures. La carte couvre les classiques : thaï traditionnel, suédois, pierres chaudes, aromathérapie. Les tarifs sont corrects, le cadre des pavillons en bord de mer est joli.

Mais c’est un coin massage, pas un spa. Pas de hammam, pas de sauna, pas de parcours sensoriel. Les horaires ferment à 18h, ce qui élimine toute possibilité de massage en fin de journée. Si vous rêvez d’un centre de bien-être digne de ce nom, l’Anantara Lawana est dans une autre galaxie sur ce terrain.

Ce que l’Outrigger offre en compensation, et c’est appréciable, c’est un programme quotidien d’activités gratuites : yoga face à la mer le matin, méditation, tai-chi, initiation au muay thai, beach-volley. Ce programme change chaque jour et il est inclus dans le tarif. Pour les voyageurs qui préfèrent l’activité physique à l’huile de massage, c’est un vrai plus.

Un mot sur la salle de sport, puisqu’il faut bien en parler. On a lu le mot “terrible” dans plusieurs avis. Equipement basique, espace étroit, climatisation capricieuse. Si votre routine de musculation est sacrée, vous allez souffrir. Pour une session de cardio de dépannage, ça passe. De justesse.


Le laser tag et le kids club : la vraie raison pour laquelle les familles choisissent cet hôtel

L’Outrigger possède le seul espace de laser tag intérieur de Koh Samui. Douze modes de jeu, salle climatisée, et un enthousiasme des enfants qui frôle l’addiction. On a vu des gamins supplier leurs parents de rater la plage pour une partie supplémentaire. C’est aussi le plan B providentiel les jours de pluie, et il pleut à Samui bien plus souvent que les brochures ne l’admettent, même en haute saison.

Le Coral Kids Club accueille les quatre à douze ans de 10h à 19h30, sept jours sur sept. L’amplitude horaire est généreuse et permet aux parents de s’offrir une vraie journée de tranquillité. Activités créatives, jeux, accès au laser tag, personnel anglophone. Les retours des parents sont presque unanimement positifs. C’est un kids club qui fonctionne, pas un placard avec des crayons de couleur et une télé.

Cette combinaison laser tag plus kids club plus cinq piscines plus toboggan aquatique constitue probablement l’offre familiale la plus complète de la côte sud-est de Koh Samui. Même des resorts nettement plus chers n’alignent pas autant d’arguments pour occuper les enfants.


La plage : gérons les attentes

On va être franc, parce que c’est le sujet sur lequel l’écart entre les photos du site web et la réalité est le plus grand. La plage de Lamai sur laquelle donne l’Outrigger est une plage publique avec un frontage resort.

A marée basse, c’est praticable. Sable correct, espace de baignade raisonnable, ambiance agréable. A marée haute, les rochers affleurent, l’espace se réduit, et des courants peuvent rendre la nage inconfortable, voire risquée pour les enfants. Entre octobre et décembre, des algues marines s’accumulent sur le rivage. C’est un phénomène naturel sur toute la côte est de Samui, pas spécifique à l’Outrigger, mais ça ne rend pas la chose plus glamour pour autant.

Notre approche quand on séjourne dans ce coin de l’île : considérer les cinq piscines comme l’espace de baignade principal et la plage comme un bonus quand les conditions s’y prêtent. Pour une vraie session balnéaire, Silver Beach est à un kilomètre. On y va à pied en longeant la côte, c’est une balade agréable qui prend un quart d’heure. L’eau y est d’une clarté incomparable avec ce qu’offre la plage du resort.

Des chaussures d’eau sont indispensables pour les enfants, et franchement utiles pour tout le monde. On en trouve dans tous les magasins de Lamai pour 100 à 200 bahts.


L’engagement environnemental : plus que du marketing

On est souvent sceptique face aux programmes “verts” des hôtels. Des serviettes qu’on réutilise pour “sauver la planète” alors que la piscine chauffée tourne à plein régime, on connaît la chanson. Avec l’Outrigger, c’est différent.

Le programme OZONE affiche des résultats concrets : plus de 460 fragments de corail replantés avec des biologistes marins locaux, un projet de conservation de crabes mené depuis plus de quatre ans, une participation à la restauration des herbiers marins du golfe de Thaïlande. L’hôtel a obtenu la certification Green Key en mai 2026 et le label SHA Extra Plus.

Le partenariat avec le Samui Elephant Haven est peut-être l’initiative la plus visible. Ce sanctuaire accueille 21 éléphants rescapés, sans spectacles ni promenades à dos d’éléphant. L’Outrigger organise des visites éducatives pour ses clients. C’est le type d’excursion qu’on recommande chaleureusement, surtout avec des enfants. On en revient avec une compréhension différente de ce que “tourisme responsable” peut signifier quand ce n’est pas juste un sticker sur la porte d’entrée.


Pour qui fonctionne cet hôtel (et pour qui il ne fonctionne pas)

Les familles avec enfants de cinq ans et plus sont la cible idéale. Chambres communicantes, kids club aux horaires étendus, laser tag, toboggan, cinq piscines, menus enfants partout. L’Outrigger a construit toute son offre autour de cette clientèle et ça se sent. Les familles avec des tout-petits doivent peser sérieusement le facteur de la route avant de réserver. Ce n’est pas un caprice de parent anxieux, c’est un inconvénient réel qui revient dans une proportion significative des avis.

Les couples qui apprécient le design colonial, les dîners les pieds dans le sable et un beach club vivant peuvent tout à fait s’y plaire. Mais l’ambiance reste familiale, surtout pendant les vacances scolaires. Si entendre des enfants jouer autour de la piscine gâche votre idée du romantisme, il existe des alternatives avec des zones adultes dédiées. Le Mélia Koh Samui propose exactement cette séparation.

Les voyageurs solo trouveront dans les activités quotidiennes et l’ambiance du beach club des occasions de socialiser. En basse saison, avec des tarifs qui descendent sous les 80 dollars la nuit, c’est une base confortable et économique pour explorer le sud de l’île.

Pour les voyages d’affaires ou les séminaires, cherchez ailleurs. Pas de centre de conférence, pas d’infrastructure MICE. Le Hyatt Regency est équipé pour ça.


L’histoire du site : pourquoi comprendre le passé éclaire le présent

L’emplacement a porté plusieurs noms. D’abord l’Atlantis, puis l’AKARYN Samui en 2012, un repositionnement boutique, avant l’acquisition par Outrigger Hospitality en 2015. La pandémie a entraîné une fermeture prolongée, puis une rénovation complète. La réouverture de 2022 a inauguré le design colonial actuel et le concept Edgewater.

Cette succession de vies explique certaines particularités structurelles. Le split-site est un héritage de la configuration originale que même une rénovation de fond ne pouvait pas résoudre. Ca explique aussi pourquoi les avis antérieurs à 2022 ne reflètent plus l’expérience actuelle. Si vous lisez un commentaire incendiaire de 2019, vous lisez l’histoire d’un hôtel qui n’existe plus.


Le programme GHA DISCOVERY

Depuis janvier 2024, l’Outrigger fait partie du réseau GHA DISCOVERY. L’inscription est gratuite. A chaque séjour, on cumule entre 4 et 7 % de DISCOVERY Dollars utilisables dans tout le réseau, qui inclut des enseignes comme Anantara, NH Hotels ou Pan Pacific. Si vous fréquentez régulièrement ces marques, les points s’accumulent vite et donnent accès à des surclassements et des late check-outs. On recommande de s’inscrire avant de réserver et de lier le numéro de membre à la réservation. Ca prend deux minutes et ca peut valoir plusieurs centaines de dollars sur la durée.


Conseils pratiques avant de réserver

Réservez quinze jours à l’avance minimum. L’Outrigger propose des réductions allant jusqu’à 45 % sur les réservations anticipées. Sur des tarifs haute saison au-delà de 400 dollars la nuit, l’économie est massive. Comparez le site officiel avec Booking et Agoda. Les tarifs directs incluent parfois des avantages supplémentaires.

La meilleure période, si on doit en choisir une seule, c’est mars à juin. Le temps est encore excellent en mars-avril, les tarifs baissent progressivement, et l’affluence diminue sans que le resort ne tourne au ralenti. Juillet-septembre offre les meilleurs prix, entre 77 et 130 dollars la nuit, avec des pluies sous forme d’averses brèves l’après-midi. Décembre à février, c’est le temps idéal mais les tarifs au plafond et la piscine bondée. Octobre-novembre, on ne recommande pas sauf si la plage vous est indifférente. Algues, mer agitée, pluie fréquente. Les prix au plancher ne compensent pas toujours.

Si vous êtes en couple, demandez une chambre avec vue sur la piscine-lagon du jardin intérieur. C’est le coin le plus paisible du resort. Si vous êtes en famille, les chambres communicantes partent vite en haute saison, réservez deux à trois mois avant.

Ne restez pas enfermés dans le resort. Louez un scooter pour 200 à 300 bahts par jour, ou négociez un chauffeur privé à la journée autour de 1 500 bahts. Silver Beach, le marché nocturne de Lamai, les cascades de Na Muang et le Samui Elephant Haven sont tous accessibles en moins d’une demi-heure et valent largement le déplacement.


Infos pratiques

Information Détail
Nom complet Outrigger Koh Samui Beach Resort
Adresse 173/41 Moo 4, Rob Koh Road, Maret, Koh Samui, Suratthani 84310
Téléphone +66 77 458 560
Email [email protected]
Site web outrigger.com
Nombre de chambres 146
Classification 4-5 étoiles (positionnement haut de gamme)
Check-in / Check-out 15h00 / 11h00
Distance aéroport USM 12,2 km — 15 à 30 min en voiture
Plage Lamai Beach (section nord) — accès direct côté Beach Club
Piscines 5 (4 côté plage + 1 côté resort)
Spa The Massage Sala — 3 pavillons plein air + salles intérieures (9h-18h)
Restaurant principal Mala Kitchen (petit-déjeuner et all-day dining)
Beach Club Edgewater Beach Club & Restaurant
Kids Club Coral Kids Club (4-12 ans, 10h-19h30)
Wi-Fi Gratuit dans tout le resort
Programme fidélité GHA DISCOVERY
Petit-déjeuner Buffet — 500 THB/adulte si non inclus
Tarifs indicatifs Basse saison : 77-130 $/nuit — Moyenne saison : 150-300 $ — Haute saison : 484-668 $
Certifications Travelers’ Choice 2025, Green Key (mai 2026), SHA Extra Plus

Notre avis

L’Outrigger est un resort avec du caractère. Le design colonial, unique sur Koh Samui, crée une identité immédiate. Le personnel est d’une chaleur qui dépasse de loin la norme thaïlandaise, et pourtant la norme thaïlandaise est déjà haute. Le 8,3 sur Booking et le 4,0 sur TripAdvisor, avec le label Travelers’ Choice 2025, confirment une satisfaction large sans atteindre l’excellence des ténors de l’île comme le Silavadee ou l’Anantara Lawana qui flirtent avec les 9,0. Le personnel, lui, décroche un 9,1. On cite des prénoms dans les avis. Chef Din au restaurant, des membres de l’accueil, du kids club. Ce genre de reconnaissance personnelle ne s’achète pas.

Mais on ne va pas lisser le tableau. Le split-site est un défaut structurel irréparable, et il touche précisément la clientèle principale du resort. La plage est médiocre la moitié du temps. Le Voyager 47 sous-délivre. La salle de sport est un aveu d’échec. L’absence de distributeurs d’eau gratuits dans les couloirs, un standard banal en Asie, laisse une impression d’économie mesquine dans un resort qui se vend comme haut de gamme. En haute saison, à plus de 484 dollars la nuit, l’Outrigger se retrouve en concurrence frontale avec des établissements qui offrent une expérience globalement plus aboutie.

Notre conseil, si on devait le résumer en une phrase : en basse et moyenne saison, entre 77 et 300 dollars la nuit, l’Outrigger est un choix excellent pour les familles avec enfants de cinq ans et plus. Le rapport qualité-prix devient très compétitif et les faiblesses s’effacent derrière les vrais atouts. En haute saison, la concurrence est rude et le rapport s’inverse. Dans tous les cas, prenez le petit-déjeuner inclus, inscrivez-vous à GHA DISCOVERY, et explorez le sud-est de l’île plutôt que de rester au resort toute la journée. C’est une base solide pour découvrir cette partie de Samui. C’est quand on le considère comme une destination en soi que ses limites deviennent évidentes.


À lire aussi

Si vous hésitez encore entre plusieurs établissements sur l’île, voici nos autres guides qui peuvent éclairer votre choix. Le Silavadee Pool Spa Resort est notre recommandation pour les couples qui veulent l’intimité absolue : villas avec piscine privée, spa d’exception, plage secrète. Le Renaissance Koh Samui occupe sa propre presqu’île à Laem Nan avec une plage quasi privée et le programme Marriott Bonvoy. Pour une formule tout-inclus bien exécutée sur la côte nord, le Mélia Koh Samui à Choeng Mon est une valeur sûre avec ses pool villas spectaculaires. L’Anantara Lawana représente le luxe thaïlandais dans sa forme la plus raffinée, avec des villas nichées dans la jungle et un spa de renommée mondiale. Et le Hyatt Regency propose un design contemporain audacieux sur les hauteurs de Chaweng Noi, avec des vues panoramiques qui valent le déplacement à elles seules.

Dernière mise à jour : juin 2026. Les tarifs et informations pratiques sont susceptibles d’évoluer. Nous vous recommandons de vérifier directement auprès de l’hôtel avant votre réservation.

Laurent

Passionné par Koh Samui, partage ses découvertes et conseils sur la vie et l'immobilier sur cette île paradisiaque du golfe de Thaïlande.

8 commentaires

  1. L’Outrigger est parfait pour les familles. La plage de Choeng Mon est idéale avec les enfants — eau calme, peu de profondeur. Le beachfront est superbe et les chambres sont spacieuses. L’Edgewater restaurant propose un bon menu enfant et les portions adultes sont généreuses. On a senti le savoir-faire hawaïen dans l’accueil, très chaleureux et décontracté. Nos enfants ont adoré les activités nautiques organisées par l’hôtel.

  2. Bon hôtel familial sans prétention. L’Outrigger ne joue pas dans la cour des super-luxe mais offre un excellent rapport qualité/prix pour Choeng Mon. La plage est belle, le personnel sympa, les chambres propres et confortables. Par contre la déco est un peu datée dans certaines ailes.

  3. Ce qui nous a séduits à l’Outrigger c’est l’ambiance décontractée héritée de la marque hawaïenne. Pas de chichis, pas de dress code strict, juste une atmosphère relax face à la mer. L’Edgewater est agréable pour le dîner les pieds dans le sable. Le brunch du dimanche est copieux et varié. Choeng Mon reste notre plage préférée à Samui.

  4. est ce que l’outrigger a une piscine correcte ou c’est surtout un hotel de plage ? on voyage avec des ados qui veulent alterner piscine et mer. merci

  5. L’Outrigger est notre QG familial à Samui depuis 3 ans maintenant. Le rapport qualité/prix est imbattable sur Choeng Mon. La plage est sûre pour les enfants, le personnel est adorable avec eux, et l’Edgewater sert le meilleur fish & chips de l’île (oui oui, en Thaïlande !). Le seul truc qui manque c’est un vrai kids club structuré, mais la plage compense.

  6. Nous avons séjourné une semaine à l’Outrigger en février. L’hôtel est bien situé sur Choeng Mon, la plage est propre et agréable. Le concept hawaïen apporte une touche d’originalité bienvenue dans le paysage hôtelier de Samui. Le personnel est détendu mais efficace. Petit bémol sur l’insonorisation des chambres, on entendait un peu les voisins.

  7. On cherchait un hôtel beachfront pas trop cher pour 2 semaines et l’Outrigger cochait toutes les cases. La plage est top, l’ambiance chill, et l’Edgewater restaurant est honnête sans être gastronomique. Pour les longues vacances c’est l’idéal, pas besoin de se ruiner pour profiter de Samui.

  8. Très bon hôtel familial. La marque Outrigger vient d’Hawaï et ça se ressent dans le côté « beach lifestyle » très agréable. Les couchers de soleil depuis la terrasse de l’Edgewater sont magnifiques. Un conseil : réservez une chambre avec vue mer, la différence de prix est minime mais le plaisir est décuplé.

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